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Le scrutin du dimanche pourrait ne pas régler les problèmes
Publié le :

A cinq jours des législatives anticipées prévues dimanche prochain en Turquie, la campagne électorale bat son plein et les électeurs ont l'embarras du choix entre les promesses et programmes électoraux des formations politiques ayant présenté près de 8000 candidats pour cette échéance électorale. Ils représentent 14 formations politiques dont le parti de la Justice et du Développement (AKP, au pouvoir), le chef de fil de l'opposition, le parti républicain du peuple (CHP, opposition), en plus de candidats indépendants.

La Turquie va aux urnes pour des élections anticipées visant à éviter une grave crise politique, mais plusieurs analystes estiment que les causes du malaise demeureront, quel que soit le résultat. Les élections devraient aussi produire un Parlement plus fragmenté avec l'arrivée probable des nationalistes et des kurdes, prédisent les sondages. Mais il est peu probable qu'elles réussissent à éliminer les polarisations --entre nationalistes et religieux-- qui ont provoqué ce scrutin.

Le vote a été avancé de quatre mois par une impasse dans l'élection au parlement d'un nouveau président de la République, le candidat unique du parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste), au pouvoir, ayant été bloqué par l'opposition.

L'élection a provoqué une confrontation tendue entre le gouvernement du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan et les milieux nationalistes, dont l'armée, qui a ouvertement menacé en avril d'agir pour protéger la laïcité qu'elle estimait menacée.

L'AKP de M. Erdogan, qui ne cesse de clamer qu'il a abandonné son passé radical, et son principal adversaire social-démocrate, le Parti républicain du peuple (CHP), sont assurés d'entrer au Parlement.

Ces deux formations étaient les seules à envoyer des députés à l'Assemblée lors du dernier scrutin de 2002 avec, respectivement, 34% et et 19% des voix.

Même si M. Erdogan insiste lors de sa campagne électorale sur le fait que l'AKP continuera à gouverner seul, selon plusieurs sondages, la nouvelle composition parlementaire pourrait provoquer une coalition.

Quel que soit le résultat, une fois le nouveau parlement élu, il faudra à nouveau procéder rapidement à l'élection d'un chef d'Etat et ce avec le risque potentiel de retomber dans la même impasse avec, peut-être, de nouvelles élections à la fin de l'automne.

Au total, 7395 candidats, dont 500 indépendants, sont en lice dans les 85 circonscriptions électorales du pays pour pourvoir les 550 sièges de la Grande Assemblée nationale (parlement).

Les 14 partis en lice aux élections législatives:


- Le parti de la Justice et du Développement (AKP), pro-islamiste
- Le parti républicain du peuple (CHP), nationaliste
- Le parti communiste de Turquie (TKP), gauche
- Le parti du bonheur (SP), pro-islamiste
- Le parti de la liberté et de la solidarité (ODP), gauche
- Le parti de la Turquie indépendante (BTP), nationaliste, pro-islamiste
- Le parti libéral-démocrate (LDP), centre-droite
- Le parti de l'action nationaliste (MHP), ultra-nationaliste
- Le parti démocratique (DP), centre-droit
- Le parti des ouvriers (IP), nationaliste
- Le parti Jeune (GP), droite populiste
- Le parti du travail (EMEP), gauche
- Le parti de la Turquie lumineuse (ATP), nationaliste
- Le parti de l'élévation du peuple (HYP), centre-droite


Le troisième parti qui pourrait siéger à la chambre unique, qui compte 550 membres, semble être le parti de l'action nationaliste (MHP, ultra-nationaliste). Cette formation était partie prenante des heurts meurtriers entre gauche et droite dans les années 70 et 80 par le biais de son organisation de jeunesse, "les Loups gris", qui comptait parmi ses anciens fidèles Mehmet Ali Agca, qui tenta d'assassiner le Pape Jean-Paul II en 1982.

Son dirigeant, Devlet Bahçeli, 59 ans, a épuré le MHP d'élements radicaux et veut incarner un nationalisme moderne, mais son discours conserve des accents autoritaires: il a promis de rétablir la peine de mort si son parti obtenait les deux tiers des sièges au Parlement.

Le parti démocrate (DP, centre-droit) de Mehmet Agar, 56 ans, ancien ministre, est sorti affaibli d'une tentative malheureuse de fusion avec un autre parti de centre-droit.

Le DP pourrait rester sous la barre des 10% des voix, tout comme le parti jeune (GP, populiste), fondé juste avant les élections de 2002 et qui avait, à la surprise générale, obtenu 7% des suffrages.

Le discours "poujadiste" du GP avait attiré les franges les plus défavorisées de la société, grâce aussi au charisme de son dirigeant Cem Uzan, 46 ans, ex-magnat controversé des médias qui a vu son empire crouler après la découverte d'opérations frauduleuses.

Un nouvel élément de ce scrutin sera la présence de candidats indépendants kurdes qui se présentent sans étiquette afin de contourner le barrage de 10%.

Une fois élus, ils devraient pouvoir former un groupe à l'Assemblée avec au moins une vingtaine de députés, probablement le groupe parlementaire du parti pro-kurde DTP, parti de la société démocratique. Leur soutien pourrait s'avérer crucial pour l'AKP si ce dernier n'arrive pas à obtenir la majorité absolue au Parlement. (AFP, 17 juil 2007)





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Source/Lien : Info-Turk



   
 
   
 
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