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Carla Garapédian, ou l’écho d’un cri
Publié le :

RENCONTRE - Au Liban pour promouvoir son film-documentaire « Screamers » sur le génocide arménien

L'article de Colette KHALAF

Son film est déjà en salles. Un documentaire contre le négationnisme du génocide arménien et de tous les massacres de populations qui ont suivi. À travers les yeux et la musique du groupe rock System of a Down, Carla Garapédian compte susciter des questions et faire entendre très haut sa voix et celle des opprimés.

Elle-même petite-fille de rescapés du génocide et établie à Londres depuis 1979, Carla Garapédian compte parmi les rares journalistes d’origine américaine à avoir intégré la BBC World News. En 2003, alors qu’elle entame une carrière solo, son premier documentaire, Sous le voile, sur la condition des femmes en Afghanistan, lui vaut un Emmy Award. Dans un second opus intitulé Dying for President, Garapédian dénonce les crimes de guerre en Tchéchénie. Désormais, celle qui ose et ne craint rien aura comme credo : « Dire la vérité même si cela est dangereux. »

En 2005, elle réalise deux autres documentaires, l’un intitulé Mon ami le mercenaire, qui relate le coup d’État en Guinée-Équatoriale (impliquant ainsi le fils de la dame de fer Mark Thatcher et le mercenaire Simon Mann), et l’autre sur les atrocités commises en Corée du Nord.

Dans son récent documentaire Screamers, Carla Garapédian s’investit davantage, car « le sujet est plus personnel », avoue-t-elle. Elle suit le groupe rock System of a Down dans sa tournée musicale et joint sa voix à celles des jeunes gens, fils de rescapés du génocide arménien. « C’est par hasard que j’ai fait la connaissance de ce groupe rock alors que j’assistais à l’un de leurs concerts en 2004 avec d’autres associations militant pour les droits de l’homme », dit-elle.

La musique, ambassadrice des maux
Le documentaire, d’une durée d’une heure trente, porte donc essentiellement sur le concert illustrant des chansons politisées qui lancent un message franc et fort. Les chanteurs fustigent l’hypocrisie des politiciens et appellent à la reconnaissance des massacres des populations partout dans le monde. En parallèle, des témoignages de survivants, du Rwanda au Darfour, ainsi que ceux de l’écrivain Orhan Pammuk, du journaliste arménien de Turquie Hrand Dink et de Samantha Powers, professeur à Harvard, étayent le sujet. Enfin, les propos d’hommes politiques de tous bords, ainsi que des conférences de presse rapportés par la journaliste éclairent sur le plus grand mensonge meurtrier de la planète.

Ce travail a nécessité plus de deux ans de prospection, tant dans les recherches des archives que dans l’accompagnement du groupe. « J’ai voulu montrer les photos les plus fortes, douloureuses certes, mais les plus vraies, afin de mettre en évidence la différence entre la guerre qui est déjà meurtrière et laide en soi et le génocide qui ne vise qu’à tuer des femmes et des enfants. C’est ainsi que le message passera », affirme Garapédian, qui avoue que le concept d’un documentaire musical est réalisé « pour atteindre le public jeune et non la classe de politiciens qui a déjà déçu par ses propos et ses positions ». Et de conclure : « Si on est parvenu à établir un lien entre tous ces génocides et à comprendre que seule la mémoire peut faire évoluer l’histoire, c’est que le film a atteint son objectif. »

Du courage dans la réalisation de cette œuvre, mais également de la détermination à faire valoir les droits des personnes opprimées qui servent toujours de chair à canon et qui, au fil des ans, ont constitué les dommages collatéraux de certains grands intérêts politiques et économiques.

« Le film a été créé pour avoir une vie que j’espère longue », affirme Carla Garapédian, qui s’envolera bientôt pour Dubaï puis vers l’Afrique et l’Amérique du Sud, emportant avec elle les cris de tous ceux qui veulent que ces massacres prennent fin.




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Source/Lien : L'Orient-Le Jour



   
 
   
 
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