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Génocide arménien: les députés entament l'examen de la proposition de loi
Publié le :

PARIS (AFP) 18/05/2006 - Génocide arménien: les députés entament l'examen de la proposition de loi

Les députés ont entamé dans la confusion jeudi en fin de matinée l'examen de la très sensible proposition de loi socialiste visant à réprimer la négation du génocide arménien.

La majorité et le gouvernement ont fait traîner le débat sur un premier texte consacré au contrôle du Parlement inscrit dans cette séance réservée à des propositions socialistes.

Après de vifs échanges, rappels au règlement et suspensions de séance, l'opposition de gauche protestant contre "l'obstruction de l'UMP et du gouvernement", les députés ont finalement adopté la proposition précédente et pu entamer le débat sur la question arménienne.

Le texte ne sera toutefois pas voté, le temps du débat de cette séance ne pouvant se prolonger au delà de 13H30.

Le texte sur le génocide arménien, qui fait de la négation du génocide un délit punissable d'un an d'emprisonnement et de 45.000 euros d'amende, divise les députés au-delà du clivage gauche/droite, et crée des tensions entre la France et la Turquie.

Très mobilisée sur ce dossier, la communauté d'origine arménienne en France, estimée à 500.000 personnes, représente un électorat non négligeable.

"Le négationnisme n'est sanctionné actuellement que s'il concerne l'Holocauste. Cette spécificité prive les victimes du génocide arménien du respect de leur mémoire et de leur identité que le négationnisme remet en cause régulièrement", argumente le rapporteur du texte, le député socialiste Christophe Masse.

Il en veut pour preuve des évènements récents à Lyon (centre-est) où l'inauguration, en avril, d'un mémorial du génocide arménien a entraîné des profanations et des manifestations pro-turques, avec des slogans négationnistes.

Les principaux responsables de la majorité de droite au pouvoir, échaudés par une récente polémique entre la France et l'Algérie après le vote d'une loi évoquant la colonisation, sont opposés au texte.

A la suite d'un tollé chez les historiens, les défenseurs des droits de l'Homme et dans les rangs de l'opposition, le gouvernement avait dû faire supprimer l'article de cette loi parlant du "rôle positif" de la colonisation en Afrique du Nord.

Le rôle de la loi n'est "pas d'écrire l'histoire", a ainsi affirmé le président de l'Assemblée nationale, Jean-Louis Debré, un proche du président français Jacques Chirac.

Plusieurs historiens de renom se sont déclarés "profondément choqués" de l'initiative socialiste sur le génocide arménien.

"Cette proposition de loi, comme toutes les lois mémorielles, est redoutable car elle tend à imposer des vérités officielles qui vont geler l'Histoire, interdire le débat", a assuré l'historien Jean-Pierre Azéma, l'un des auteurs de la pétition "Liberté pour l'histoire" signée par 700 historiens, chercheurs et enseignants.

Le projet a aussi ravivé les tensions entre Paris et Ankara, déjà crispées par le débat sur l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne.

Ankara avait annoncé le 8 mai le rappel "pour consultations" de son ambassadeur à Paris, Osman Korutürk, quelques jours après avoir averti la France que les relations bilatérales pourraient être gravement affectées par cette loi.

Les Arméniens estiment que jusqu'à 1,5 million des leurs ont péri dans un génocide orchestré par l'Empire ottoman entre 1915 et 1917. Ankara estime que des massacres ont été commis de part et d'autre et récuse avec vigueur les accusations de génocide.

Plusieurs organisations syndicales, patronales et économiques turques ont lancé un appel contre cette proposition de loi, dans une lettre ouverte publiée dans la presse française. La France est le 5è fournisseur de la Turquie avec 4,7 milliards d'euros d'exportations.



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Source/Lien : La-Croix



   
 
   
 
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