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Destruction de la culture arménienne : Le courage de Sevan Nisanyan en Turquie
Publié le : 27-05-2008

mardi27 mai 2008, par Stéphane/armenews

Les problèmes des inégalités régionales en Turquie et des relations avec l’Arménie ont été mis en évidence de nouveau lors d’une réunion qui s’est tenue vendredi 23 mai à Kars.

Kars est située à 1435 kilomètres à l’est d’Istanbul et c’est la principale ville turque à l’est du pays proche de l’Arménie.

C’est la Garanti Bankasý qui appartient conjointement à la Holding Dogus et la General Electric, qui a organisé la 52ème « conversations d’Anatolie ». La réunion a été, dans un sens, marquée par les retrouvailles du géant bancaire de la Turquie et de l’une des villes les plus pauvres du pays.

Garanti Bankasý a récolté un bénéfice net de 2,4 milliards de YTL (1.92 milliards de $) l’année dernière, année record depuis 61 ans. Depuis la fermeture « de la Porte Est » avec l’Arménie en 1993 Kars s’est rapidement appauvri ainsi que la région. Par personne le produit intérieur brut dans l’est Anatolien l’année dernière était de 4570 $ tandis qu’il était de 14500 $ dans la région de Marmara comprenant Istanbul.

Garanti Bankasý avait fermé sa seule succursale dans Kars ville de 90000 habitants en 1992. La succursale a été réouverte l’année dernière et Ergun Ozen, le directeur général de Garanti, a fait des excuses aux résidants de Kars dans son discours inaugural pour avoir si tardé. Ozen a déterminé deux chemins pour Kars : le Tourisme et l’élevage en soulignant l’appui croissant de la banque pour les petites et moyennes entreprises.

Les artisans, les marchands et les détaillants vivent actuellement « une crise plus aigue que celle des années 2001-02 » a déclaré Ali Guvensoy, le président de la Chambre des métiers et de l’Industrie de kars.

« Les Banques ne devraient pas donner un coup de pied à la personne qui est tombée dans un marais en refusant de lui donner un crédit » a-t-il dit. L’industriel local a aussi dit que « la Loi sur les incitations » n’avait rien apportée aux villes orientales, elle n’aurait servi que les villes occidentales comme Duzce. Le gouvernement ne devrait prendre aucune taxe sur les investissements pendant les deux prochaines décennies a suggéré Ali Guvensoy.

Saffet Ozdemir, maire adjoint de la ville, s’est plaint de la fermeture des équipements publics dans la ville. « L’Entreprise de Lait, les complexes de viande, du ciment, de l’alimentation et les usines de chaussure ont tous fermés ou été vendus pour seulement être fermés plus tard » a-t-il dit en se référant aux privatisations de ces dernières décennies.

« En conséquence, l’agriculture et l’élevage sont sur le point de faire faillite. Accouplé avec une forte émigration Kars est pratiquement devenu une ville à vendre » s’est plaint Ozdemir. La seule chance pour Kars était de commercer avec l’Arménie a dit le vice-maire mais avec la fermeture de la frontière « Kars a été laissé à son destin ».

Mais Ozdemir s’est abstenu ouvertement de critiquer la politique gouvernementale contre l’Arménie, prétendant que cette politique était correcte.

Le Maire AKP de Kars, fin 2004, avaient lancé une pétition demandant que la frontière soit ouverte. Le maire avait réussi à rassembler presque 50000 signatures.

La tension est montée dans la salle quand Sevan Nisanyan, un arménien de turquie et auteur connu de livres consacrés au tourisme en Turquie a pris la parole. ( Sevan Nisanyan a notamment travaillé avec Aysé Zarakolu).

La façon la plus réaliste d’attirer des touristes à Kars est de promouvoir Ani, la capitale antique d’un royaume médiéval arménien situé à la frontière avec l’Arménie. Mais la Turquie a « voulu effacer tout de l’histoire de l’Arménie et des Arméniens »a-t-il dit, donnant pour preuve la signalétique « honteuse » à l’entrée de la ville.

La signalétique n’est qu’une tentative pour cacher la marque arménienne de la ville et parle « d’environ 30 civilisations, certaines fortement discutables, mais pas des Arméniens » a dit Nisanyan, notant que même le nom de la ville a été changé en « Ani(sans point sur le i et se prononce ANE) qui signifie « mémoire » en turc.

« Vous ne pouvez pas promouvoir des choses que vous ne connaissez pas, n’aimez pas et ignorez » a dit Nisanyan. Ces mots ont fait réagir violamment quelques auditeurs, certains d’entre eux étant des membres ou les leaders locaux d’un parti politique ultra-nationaliste le MHP.

Ils ont crié que Nisanyan voulait une reconnaissance de « allégué génocide contre les Arméniens, » et ont tenté d’empêcher les autres auditeurs de continuer à écouter le spécialiste arménien mais ils ont dû reculé suite aux apllaudissements en appui de Nisanyan en provenance des autres auditeurs.

En conclusion de son discours, Nisanyan a dit qu’Ani pourrait être aussi attirant que Ephèse ou la Cappadoce si les politiciens sagement « faisaient la paix avec le passé ».




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Source/Lien : NAM



   
 
   
 
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