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Le Noël enchanteur de Lusik, Arménienne de Kervé
Publié le :

samedi 27 décembre 2008

Elle est née en Azerbaïdjan il y a 35 ans. En 1989, la guerre oblige sa famille à fuir en Russie.Là, elle a subi le racisme. Le 22 décembre 2005, elle est arrivée à Paris.
Dans la cuisine du chapiteau sur la place Alsace-Lorraine, Lusik Ossipian, Arménienne de 35 ans, épluche et découpe des légumes. Elle prépare une soupe russe pour les visiteurs des Noël enchanteurs. « C'est une soupe que tout le monde faisait dans l'ex-Union-Soviétique. » Pas de revendication identitaire chez la réfugiée politique. Sa soupe, elle a appris à la cuisiner dans sa jeunesse, quand Azéris et Arméniens vivaient côte à côte, sans soucis.

« Des gens étaient battus »

« J'avais 16 ans quand le conflit a commencé. En 1989, avec mes parents, nous avons tout quitté du jour au lendemain, abandonné notre maison. On a été obligé. » Elle arrive en URSS. « Mais nous avions beaucoup de problèmes à cause du régime, nous subissions beaucoup d'insultes. Des gens étaient battus dans la rue parce qu'ils étaient Arméniens, Géorgiens ou Azéris. »

Il y a trois ans et demi, avec son mari et ses deux enfants, une fille de 15 ans et un garçon de 14 ans aujourd'hui, ils décident de partir. Lusik n'est guère loquace sur les passeurs, le prix à payer, l'itinéraire à emprunter. La famille Arménienne arrive à Paris le 22 décembre 2005. « C'était très difficile. Je ne pouvais rien expliquer car je ne connaissais pas la langue. Nous avons vécu pendant 45 jours dans un hôtel. »

Depuis cette date, Lusik cherche à obtenir des papiers. Les demandeurs d'asile attendant le statut de réfugié sont hébergés dans des centres de transit, Centre d'accueil pour demandeurs d'asile, ou Cada, qui facilitent leur insertion en France. Pour le moment, elle a une autorisation qui court de trois mois en trois mois, renouvelée par la préfecture.

« Ici, c'est tranquille »

Arrivée à Lorient il y a 30 mois, elle habite une des tours de Kervénanec. « Je n'ai pas de travail. J'aimerai bien trouver un emploi dans la restauration. En faisant du bénévolat, je rencontre des gens. Je prends des cours de français trois fois par semaine à Lanester. Je parle l'arménien, le russe, l'azéri et le français. Mes enfants sont scolarisés au collège. Je voudrais rester ici pour mes enfants car ici, c'est tranquille. C'est un pays de liberté et d'égalité. »

Est-elle une réfugiée économique ? Non, répond-elle sans esquiver le paradoxe. « Je suis une réfugiée politique. Et je pense que pour nous, c'était mieux auparavant, du temps de l'URSS. Ce n'était pas une dictature. » À ce moment-là, tous les peuples de l'ex-URSS vivaient sous la coupe du grand frère russe. Et cuisinaient la même soupe.

Christian GOUEROU.

Aujourd'hui, dernier jour des Noëls enchanteurs. A partir de 14 h, atelier maquillage. Projection du film Babel Caucase. À partir de 19 h jusqu'à 1 h du matin, grand bal rouge. Attention, tenue rouge exigée pour rentrer.

Ouest-France




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Source/Lien : maville.com



   
 
   
 
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