Aujourd'hui : Mercredi, 23 octobre 2019
 Veille Media Contact



 
 
 
 

 
 
 
Dossier du Collectif VAN - #FreeOsmanKavala ! Liberté pour #OsmanKavala !
PHDN
Rejoignez le Collectif VAN sur Facebook
Cliquez pour accéder au site Imprescriptible : base documentaire sur le génocide arménien
Observatoire du Négationnisme
xocali.net : La vérité sur Khojali !
Cliquez ici !

Imprimer dans une nouvelle fenêtre !  Envoyer cette page à votre ami-e !
 
Conflit gazier : la Russie se dit prête aux négociations avec Kiev
Publié le :

LEMONDE.FR avec Reuters et AFP | 06.01.09 | 08h22 • Mis à jour le 06.01.09 | 17h59

Depuis la suspension de l'approvisionnement en gaz de l'Ukraine en raison de différends financiers, les responsables de Gazprom et du Kremlin ne se privent pas de souffler le chaud et le froid. Alors qu'il mettait en garde contre une pénurie en Europe d'ici un jour ou deux, le géant gazier russe, qui ne mâche pas ses mots envers les responsables ukrainiens, s'est néanmoins dit prêt à reprendre les pourparlers avec l'Ukraine "à tout moment". Quant au premier ministre russe, Vladimir Poutine, il s'est prononcé pour le contournement du territoire ukrainien.

La situation devrait évoluer dans les prochains jours. Les négociations commerciales devraient reprendre avec la visite du PDG de Naftogaz, Oleg Doubina, à Moscou, jeudi, pour une rencontre avec son homologue de Gazprom, Alexeï Miller. Une délégation de l'Union européenne est actuellement à Kiev, pour y rencontrer des représentants du gouvernement ukrainien et tenter d'entrer en contact avec Gazprom. La présidence tchèque de l'UE n'exclut pas de proposer un sommet tripartite au plus haut niveau avec la Russie et l'Ukraine si cette crise n'est pas résolue.

Les conséquences du contentieux gazier qui oppose la Russie et l'Ukraine se font de plus en plus sentir en Europe. "Sans alerte préalable et en claire contradiction avec les assurances données à l'Union européenne par les plus hautes autorités russes et ukrainiennes, les approvisionnements de gaz à certains Etats membres ont été coupées de manière substantielle. La situation est complètement inacceptable", ont déploré, mardi 6 janvier, la présidence tchèque de l'UE et la Commission européenne dans un communiqué.

BAISSE EN FRANCE DE "70 % PAR RAPPORT À LA NORMALE"

Dans le détail, les approvisionnements ont baissé plus ou moins fortement, notamment dans les pays d'Europe centrale et orientale qui reçoivent du gaz transitant sur le sol ukrainien. Ainsi, les livraisons russes vers la Bulgarie, la Grèce, la Macédoine, l'Autriche, la Hongrie, la Turquie ou la Slovénie ont sensiblement baissé, mardi. Dans une moindre mesure, la République tchèque, la Croatie et la Roumanie sont aussi touchées. Les réactions ne se sont pas fait attendre. Pour le gouvernement bulgare, il s'agit déjà d'une "situation de crise". Un responsable macédonien a indiqué que les réserves actuelles ne permettraient au pays de tenir que quelques jours.

Pour l'instant, les pays d'Europe de l'Ouest ne sont relativement pas affectés par ces baisses d'approvisionnement, en raison notamment de vastes réserves et à l'accès à d'autres ressources, comme le gaz algérien ou norvégien. GDF Suez, qui avait indiqué dans un premier temps que le conflit gazier n'aurait "aucun impact sur les approvisionnements ni sur la fourniture de gaz à nos clients" en France, a reconnu par la suite que les livraisons de Gazprom ont baissé de "70 % par rapport à la normale". "Toutes les mesures nécessaires sont prises pour assurer la continuité de fourniture", assure néanmoins l'entreprise, précisant que le gaz russe ne représente que 15 % des approvisionnements. Pour autant, les responsables européens ne prennent pas le problème à la légère, même s'il préfèrent le traiter comme un différend commercial plutôt qu'un problème politique. La présidence tchèque et la Commission "demandent que les livraisons de gaz soient rétablies immédiatement vers l'UE" et que "les deux parties reprennent les négociations en vue d'arriver à un accord définitif".

"Toutefois, plusieurs aspects, tant d'un point de vue légal que d'un point de vue technique, rendent difficile la conclusion d'un accord entre Naftogaz et Gazprom", les sociétés de gaz ukrainienne et russe, précise la présidence de l'UE. D'une part, les deux camps se rejettent la responsabilité de cette pénurie. Les Ukrainiens accusent Gazprom d'avoir "baissé sans aucune explication les livraisons jusqu'à 92 millions de mètres cubes par vingt-quatre heures, contre 221 millions de mètres cubes promis", comme l'explique un responsable de Naftogaz, alors qu'Alexandre Medvedev, président de Gazprom, assure que Kiev a fermé trois des quatre gazoducs d'exportation traversant son territoire et détourne du gaz destiné aux Européens.




Retour à la rubrique


Source/Lien : Le Monde



   
 
   
 
  Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
BP 20083, 92133 Issy-les-Moulineaux - France
Boîte vocale : +33 1 77 62 70 77 - Email: contact@collectifvan.org
http://www.collectifvan.org