Aujourd'hui : Mercredi, 1 avril 2020
 Veille Media Contact



 
 
 
 

 
 
 
Dossier du Collectif VAN - #FreeOsmanKavala ! Liberté pour #OsmanKavala !
PHDN
Rejoignez le Collectif VAN sur Facebook
Cliquez pour accéder au site Imprescriptible : base documentaire sur le génocide arménien
Observatoire du Négationnisme
xocali.net : La vérité sur Khojali !
Cliquez ici !

Imprimer dans une nouvelle fenêtre !  Envoyer cette page à votre ami-e !
 
Pour séduire l'UE, la Turquie se voit en pompier des crises au Proche Orient
Publié le :

La Turquie s'impose peu à peu comme un acteur de poids dans la résolution des crises au Proche Orient, avec en arrière-plan l'espoir de prouver à l'Union européenne l'utilité de son adhésion au bloc européen, estimaient mardi les spécialistes.

Depuis le début des opérations de l'armée israélienne contre le mouvement islamiste Hamas à Gaza, le 27 décembre, Ankara, le principal allié d'Israël dans le monde musulman, a multiplié les prises de contact.

Tandis que le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan dénonçait avec virulence la violence de l'offensive, qui a fait plus de 1.300 morts côté palestinien, une délégation turque a été dépêchée à Tel Aviv pour rechercher une sortie de crise et une autre a effectué la navette entre Damas et le Caire.

"Nous avons essayé de créer un consensus, de permettre que les inquiétudes de la Syrie et du Hamas soient prises en compte dans les principes de l'initiative égyptienne" qui a facilité l'entrée en vigueur dimanche d'une trêve, a affirmé Ahmet Davutoglu, conseiller diplomatique du Premier ministre.

Les efforts turcs ont notamment permis, selon M. Davutoglu, qui conduisait la délégation envoyée en Syrie et en Egypte, la venue décisive au Caire d'une délégation du Hamas.

Depuis l'accession du Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste) au pouvoir, en 2002, la Turquie, membre de l'Otan et candidat à l'adhésion à l'UE, a renforcé ses liens avec le monde musulman et déployé une politique d'apaisement des conflits régionaux.

La diplomatie turque repose, selon M. Davutoglu, interrogé lundi par des journalistes, sur trois piliers -l'inclusion de tous les protagonistes d'une crise dans les négociations, le maintien de bonnes relations avec tous et le volontarisme- qui valent à Ankara la confiance de ses partenaires.

C'est ainsi que la Turquie a développé des liens avec le Hamas, considéré comme une organisation terroriste par l'UE et les Etats-Unis, joue un rôle de facilitateur dans les négociations entre l'Iran et les grandes puissances sur la question du nucléaire iranien, ou encore a servi d'intermédiaire à des négociations indirectes de paix entre Israël et la Syrie.

Ankara s'est également efforcé d'appliquer ces principes dans le Caucase, lors de la crise russo-géorgienne l'été dernier et en tentant de se rapprocher de l'Arménie en dépit de différends sur la question du génocide arménien et sur le conflit du Haut-Karabagh, opposant l'Arménie et l'Azerbaïdjan.

La Turquie ne s'est pas pour autant détournée des ses ambitions européennes, estime Ibrahim Kalin, directeur de l'institut d'études SETAV, basé à Ankara.

"Tout ceci est conforme à la politique étrangère de l'UE. La Turquie est impliquée dans toutes les questions proche-orientales qui concernent l'UE", affirme-t-il.

Pour Beril Dedeoglu, spécialiste du Proche Orient à l'université stambouliote de Galatasaray, la Turquie, "quand elle se tourne vers l'Orient, regarde en fait vers l'Occident".

"L'influence croissante de la Turquie au Proche Orient aide en fait les relations turco-européennes car les Européens réalisent que l'implication de la Turquie est bénéfique pour l'Europe", assure M. Davutoglu alors que M. Erdogan est à Bruxelles depuis lundi pour dynamiser les négociations d'adhésion de la Turquie à l'UE.

En dépit des propos sévères de M. Erdogan, dénonçant un "massacre d'enfants innocents" à Gaza, la Turquie n'a pas non plus renoncé à son alliance avec Israël, concrétisée en 1996 par la signature d'un accord de coopération militaire, assure le diplomate de haut rang Feridun Sinirlioglu.

"Il existe un proverbe turc qui dit qu'on peut dire la vérité à un ami même si elle est douloureuse et rester amis", a commenté lundi M. Sinirlioglu, qui dirigeait la délégation turque en Israël. (AFP, Nicolas CHEVIRON, 20 jan 2009)




Retour à la rubrique


Source/Lien : Info-Türk



   
 
   
 
  Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
BP 20083, 92133 Issy-les-Moulineaux - France
Boîte vocale : +33 1 77 62 70 77 - Email: contact@collectifvan.org
http://www.collectifvan.org