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Turquie: 60 fonctionnaires jugés après la mort d'un détenu sous la torture
Publié le :

AFP - 21.01.2009, 16:30

ISTANBUL (AFP) - Le procès de 60 fonctionnaires turcs, accusés d'implication dans la mort d'un détenu à la suite d'actes de torture en octobre 2008, s'est ouvert mercredi devant un tribunal d'Istanbul.

Trois directeurs du centre pénitentiaire stambouliote de Metris, où était détenue la victime, 39 gardiens de la prison, 13 policiers, quatre gendarmes et un médecin étaient appelés à comparaître devant la cour d'assises de Bakirköy pour répondre de la mort, le 10 octobre, d'Engin Ceber.

Militant de gauche, Ceber, 29 ans, avait été arrêté le 28 septembre 2008 avec trois autres militants alors qu'ils manifestaient contre l'impunité dont avait, selon eux, bénéficié un policier ayant fait feu un an plus tôt contre un autre activiste, aujourd'hui paralysé.

Après une nuit passée en garde à vue dans un commissariat, trois des suspects ont été transférés à la prison de Metris où, selon un rapport d'autopsie auquel l'AFP a pu accéder, Ceber a été la victime de "coups violents" ayant entraîné une hémorragie cérébrale mortelle.

Le ministère public a inculpé quatre gardiens de prison pour actes de torture aggravés, un crime passible de l'emprisonnement à vie. Dix-sept prévenus encourent de deux à cinq ans de prison pour maltraitance et six autres risquent de quatre mois à un an de prison pour coups et blessures volontaires.

Le restant des accusés doivent répondre de délits moindres - négligence, abus de pouvoir, non-dénonciation d'un crime commis par un agent public et rédaction par un agent de santé d'un faux rapport.

Lors de l'audience mercredi, la cour a interrogé les six accusés actuellement en détention provisoire - un directeur adjoint de la prison et cinq gardiens -, qui ont tous ont affirmé n'avoir participé ou assisté à aucun acte de violence à l'encontre de la victime.

Leurs témoignages ont cependant concordé pour signaler que Ceber, malade, avait, dans la nuit du 6 au 7 octobre, refusé de se lever lors d'un contrôle et avait lourdement chuté au sol lorsque les gardiens avaient tenté de le soulever, un agent mentionnant que sa tête avait également frappé un mur.

La mort de Ceber a provoqué une profonde indignation en Turquie, ce qui a conduit le ministre de la Justice Mehmet Ali Sahin à présenter ses "plus profondes excuses" à la famille du défunt et à promettre que l'enquête irait "jusqu'au bout".

Devant le tribunal de Bakirköy mercredi, plusieurs dizaines de militants de gauche ont manifesté durant toute l'audience, scandant "Nous voulons la justice" et "Maudit soit le fascisme", et des représentants d'associations de juristes et de syndicats ont assisté aux débats.

"Nous avons été battus tout au long du processus, lors de l'arrestation dans la rue, dans la voiture de police, au commissariat, en allant au tribunal. La seule différence c'est que moi, je n'ai pas été frappée en prison", a déclaré à l'AFP Aysu Baykal, arrêtée avec Ceber puis transférée dans une autre prison.

Dans un rapport publié en décembre, l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch a affirmé que les brutalités policières avaient augmenté en Turquie depuis 2007.

La cour a fixé à jeudi la prochaine audience.




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Source/Lien : Le Temps



   
 
   
 
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