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L'armée rwandaise entre en RDC pour y traquer les rebelles hutu
Publié le :

LE MONDE | 21.01.09 | 14h51 • Mis à jour le 21.01.09 | 14h51

NAIROBI CORRESPONDANT

Ce que des années d'intervention internationale et plusieurs accords régionaux ont échoué à réaliser, les gouvernements rwandais et congolais semblent vouloir l'accomplir à la vitesse de l'éclair. Mardi 20 janvier, un contingent de près de 2 000 hommes des forces régulières rwandaises est entré en République démocratique du Congo (RDC) pour y mener une opération militaire conjointe avec l'armée congolaise contre les rebelles hutus rwandais, les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) qui ont leurs bases au Congo.

Alors que la RDC et le Rwanda avaient frôlé, fin 2008, une nouvelle guerre régionale allumée par les affrontements entre le Congrès national pour la défense du peuple (CNDP) du général rebelle Laurent Nkunda, soutenu par Kigali, et les forces congolaises, alliées aux FDLR, ce retournement jette les bases d'une réconciliation entre les deux capitales.

Il a aussi le mérite d'effacer le souvenir de l'effondrement des brigades congolaises fin 2008, tout comme la mise en évidence par l'ONU de l'implication de Kigali dans le pillage des ressources minières et des crimes de guerre du CNDP. L'opération contre les FDLR, voués à l'opprobre général en raison du passé "génocidaire" d'une bonne partie de leurs membres, augure enfin d'une amélioration de l'image des deux capitales.

La question des motivations profondes des différents acteurs devrait être rapidement tranchée, même si ses règles de l'opération militaire ne sont pas complètement claires.

PILLAGE DES RESSOURCES

Louise Mushikiwabo, la ministre rwandaise de l'information, a assuré que "toutes les forces (rwandaises) sont sous le commandement de l'armée congolaise", ce qui constituerait une première étonnante. Lambert Mende, porte-parole du gouvernement et ministre de l'information congolais, veut croire que le contingent rwandais est constitué d'"observateurs". L'opération, fruit d'un accord négocié directement entre de hauts responsables congolais et le chef d'état-major rwandais, James Kabarebe, doit se traduire par une intervention militaire conjointe.

Aussitôt entrées en RDC, les troupes rwandaises se sont dirigées vers la région de Rutshuru, au nord de Goma. Selon des sources concordantes, l'un des objectifs serait la zone où les FDLR avaient établi leur quartier général, dans la région voisine du Masisi. Selon les mêmes sources, les FDLR se préparaient depuis longtemps et ont fait dans l'intervalle mouvement vers le sud, plus en profondeur à l'intérieur du pays, vers le lac Tanganyika, voire le Maniéma et le Katanga, des régions éloignées, très difficiles d'accès.

Structure complexe, le mouvement des FDLR s'est constitué sur les cendres du génocide au Rwanda. Il réunit des ex-soldats du pouvoir hutu, responsable des massacres, et des miliciens interahamwe qui en avaient été le bras armé, dispersés entre le Congo-Brazzaville, la Centrafrique, et d'autres pays où ils étaient souvent utilisés comme mercenaires.

Fondée sous ce nom en 2000, la rébellion hutue a placé à sa tête des responsables politiques "propres", n'ayant pas joué de rôle dans le génocide de 1994. Dans la structure militaire, en revanche, une source bien informée distingue les "génocidaires les plus durs", qui ne constitueraient plus qu'un tiers environ des 6 000 à 8 000 hommes, rejoints par des éléments plus jeunes et plus modérés.

Mais les FDLR, qui ont officiellement abandonné le projet de poursuivre le massacre des Tutsi, demeurent une force importante. Ils disposent de centres de formation en brousse et leurs groupes, disséminés sur les deux Kivu, sont reliés entre eux par un système de communication, le tout financé par un système de pillage des ressources locales, à commencer par les minerais.

Jean-Philippe Rémy
Article paru dans l'édition du 22.01.09.




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Source/Lien : Le Monde



   
 
   
 
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