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Kielce célèbre le 60e anniversaire d'un terrible pogrom polonais
Publié le :

Par Maja CZARNECKA

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KIELCE (AFP) - Plusieurs centaines de personnes ont honoré mardi la mémoire de quelque 40 juifs massacrés il y a 60 ans dans un pogrom commis par des Polonais, plus d'un an après la fin du génocide nazi, à Kielce (sud de la Pologne).

Des sirènes ont retenti dans cette ville où une foule, appuyée par des soldats et des policiers, s'était déchaînée pendant plusieurs heures sur des habitants juifs, après une rumeur infondée sur un enlèvement d'enfant. Les juifs, dont certains étaient des rescapés des camps nazis, furent tués par balles, frappés à mort à coup de pierres, de barres de fer ou même défenestrés.

"J'ai vu des choses horribles, une femme juive jetée par la fenêtre", se souvient Henryk Tkacz, 82 ans, montrant l'immeuble du 7 de la rue Planty où l'essentiel du massacre a eu lieu. "Elle n'est pas morte, alors les gens l'ont battue à mort avec des pieds-de-biche", raconte-t-il à l'AFP. Comme beaucoup de badauds, il avait accouru sur les lieux. La police et l'armée était là aussi.

"C'est l'antisémitisme qui a poussé cette foule, rien d'autre", selon lui. Le pogrom de Kielce fut le massacre de juifs le plus important en Pologne --mais aussi en Europe-- dans l'après-guerre. Mais de nombreuses autres tueries ont eu lieu à cette époque. Selon les historiens, de 600 à 1.500 juifs ont ainsi été tués en Pologne au lendemain de la guerre. Pour expliquer Kielce, certains historiens ont avancé la thèse d'une provocation des services spéciaux soviétiques et polonais, afin de discréditer l'opposition anticommuniste, souvent aussi antisémite.

Mais souligne Bozena Szaynok, de l'Université de Wroclaw, le pogrom ne se serait pas produit sans l'antisémitisme foncier de la population, qui croyait aux légendes de meurtres rituels d'enfants par les juifs. "Bien sur ce n'était pas une provocation", dit Henryk Akselrad, fils de rescapés de l'Holocauste qui ont choisi de rester en Pologne.

"La seule explication, c'est que les Polonais non juifs, avaient peur que les juifs, après la guerre, ne cherchent à récupérer leur biens qu'ils s'étaient appropriés illégalement". En raison d'une maladie, le président polonais Lech Kaczynski n'a pu participer à la cérémonie au cours de laquelle a été inauguré un monument de pierres blanches. "Je voudrais dire clairement et souligner que les événements d'il y a 60 ans à Kielce étaient un crime et une honte", a-t-il déclaré dans un discours qui a été lu.

"N'ayons pas peur de la vérité ni de l'examen de conscience, c'est la seule attitude qui mène vers la réconciliation", a affirmé M. Kaczynski. Le président, dont le parti conservateur est accusé de flirter avec la radio antisémite ultracatholique Radio Maryja, a assuré qu'il lutterait contre le racisme. "Dans une Pologne libre, démocratique et respectueuse des lois, il n'y a pas de place pour le racisme et l'antisémitisme, qui suscitent une juste répulsion", a-t-il dit.

Le pogrom de Kielce, qui a eu lieu quatorze mois après la fin de la Seconde guerre mondiale, a provoqué l'exil de dizaines de milliers de juifs polonais. Dans les trois mois qui suivirent, 70.000 juifs quittèrent la Pologne. Jaacov Kotlicki, 58 ans, est le fils d'un de ces exilés. Son père, qui est revenu après la guerre à Kielce pour chercher des documents "a échappé au pire". "Quand ce jour-là, mon père et son oncle ont vu ce qui se passait, ils ont voulu se réfugier dans un commissariat de police.

En route, ils ont rencontré le concierge d'un tribunal qui leur a dit de surtout ne pas y aller car la police était du côté de la foule. Ils les a cachés pendant deux jours", se souvient Kotlicki, venu de Ramadgam, en Israël, pour planter un arbre de la paix.



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Source/Lien : Yahoo!Actualités



   
 
   
 
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