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Une date, un Mot... et un haussement d’épaules
Publié le :

jeudi23 avril 2009, par Jean Eckian/armenews

Dans Hurriyet du 22 avril, Cansu Camlibel, correspondante à Erévan, rend compte des sentiments des Arméniens vis à vis de la reconnaisance du génocide, alors qu’ « Ankara retient son souffle pour voir si le Président Obama emploiera le mot ‘génocide’ vendredi ». Selon elle, le sentiment général à Erévan, c’est qu’une reconnaissance internationale a déjà été faite et que le temps est venu pour la Turquie d’avancer vers une “acceptation émotionnelle.

Le 24 avril est la date de la commémoration du massacre de masse des Arméniens dans l’Empire ottoman en 1915, et chaque année, c’est le jour où le Congrès des Etats-Unis réitère sa position sur ces évènements.

Selon Armand Pinarbasi, comptable d’une société internationale, d’origine turque mais élévé en France, l’opinion d’Obama est plus importante que ce qu’il dit, même si une reconnaissance officielle d’Obama aurait plus d’effet sur l’opinion publique turque que sur celle des Arméniens.

« L’Arménie ne devrait même pas discuter le terme ‘génocide », dit Tevan Boghossian, directeur du Centre International pour le Développement Humain, par référence au compromis sur une commission d’historiens des discussions en cours avec la Turquie sur la réconciliation. Il lui est facile de montrer que 90 pays et 48 états des USA l’ont déjà reconnu. Boghossian n’éprouvera aucune amertume si Obama évite la référence explicite au génocide. Hovahnnès Igitian, du parti Mouvement National de l’ancien Président Ter Petrossian, exprime une opinion identique : « En Turquie, certains pensent que si Obama n’utilise pas le mot, cela veut dire que cela ne s’est pas produit. En fait, les USA emploient ce moyen à leur avantage, comme une carotte ou un bâton ».

Ces discussions reflètent l’idée qui ressort des déclarations de diplomates arméniens : ‘le monde entier connaît la position d’Obama, qu’il a répétée à Ankara. S’il ne dit pas qu’il s’agit d’un ‘génocide’ c’est pour ne pas offenser la Turquie, c’est paradoxal et au fond, cela rend les choses plus difficiles que la reconnaisssance elle-même’

Le mot “G”

Vartan Oskanian est lui aussi d’avis qu’Obama ne prononcera pas le mot. Mais selon ses déclarations au Daily News, il est capable de choses non conventionnelles.

Le mot “G” a même inspiré une histoire drôle dans les milieux diplomatiques : les paris sont pris sur la nouvelle expression dont accouchera cette année l’administration US pour être utilisée cette année par Obama...s’il en reste encore une dans le dictionnaire.

Selon Hovhannès Igitian, la meilleure définition de ces évènements est celle de la résolution du 18 juin 1987 du Parlement Européen, car elle les relie à la convention des Nations-Unies adoptée le 9 décembre 1948, même si elle retient qu’aucune réparation ne peut être réclamée à la Turquie d’aujourd’hui sur le fondement de cette résolution.

Selon Tevan Boghossian, si Obama prenait la décision audacieuse en allant jusqu’où aucun Président n’était jamais allé, cela aurait un effet d’information sur la population turque. Disant que les turcs n’ont aucune connaissance sur cette question, il a évoqué la politique d’éducation des ex-républiques d’URSS, Arménie comprise. Il utilise l’exemple soviétique pour montrer qu’un changement de perception des Arméniens et des évènements de 1915 par les Turcs est possible, s’il y a une volonté de le faire. ‘La question, en Turquie, c’est l’acceptation émotionnelle. Le seul intérêt pour nous, c’est que l’état turc reconnaisse le génocide’.

De ce point de vue, Hovhannès Igitian pense que des faits inattendus ont permis des progrès plus importants que la reconnaissance du génocide de la part des Turcs. ‘La vie et la mort de Hrant Dink ont fait plus que la déclaration d’un président des USA sur le génocide. Je vois que dans la société turque, les gens ont besoin d’avoir un débat sur ce point pour comprendre ce qui s’est passé. Auparavant, c’était un tabou.

La visite du journaliste Hasan Cemal, le petit-fils du Cemal, qui passe en Arménie pour l’un des cerveaux des évènements de 1915, au ‘Musée du Génocide Arménien’ en septembre dernier, est également considéré à Erévan comme un progrès significatif réalisé ces dernières années.

L’illustration proposée ci-dessus, date de juin 1915 sous le crayon de Raoul Dufy. Il s’agit là d’un hebdomadaire satirique, le plus souvent anti-Allemand, sous la direction de Paul Iribe assisté de Jean Cocteau, lequel signait "Jim" du nom de son chien.

Traduction : Gilbert Beguian




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Source/Lien : NAM



   
 
   
 
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