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Marseille : quand des Turcs "demandent pardon" aux Arméniens
Publié le :

Publié le mercredi 16 septembre 2009 à 08H09

Cengiz Aktar, initiateur d'une pétition à Istanbul, ce soir à Marseille

Rencontre exceptionnelle, à 18 heures ce soir, à l'Alcazar de Marseille. Didier Parakian, adjoint au maire de la ville, organise une rencontre avec Cengiz Aktar, professeur à l'université d'Istanbul et initiateur d'une pétition "demandant pardon" aux Arméniens pour le génocide de 1915 - toujours nié par les autorités turques - qui a fait au moins 1,5 million de morts. Cengiz Aktar explique sa démarche.

- De quand date ce projet ?

Cengiz Aktar : Cette idée me trottait dans la tête depuis longtemps. L'assassinat de mon ami Hrant Dink (journaliste turc d'origine arménienne, NDLR) a constitué un déclic. Cette demande de pardon, est plus l'affaire de la société turque que de l'État. Les choses avanceront plus vite si la société turque s'empare de cette question que si on la laisse aux politiques.

- La négation du génocide est vivace dans le peuple turc…
C.A. : La population a été lobotomisée pendant des années. Les Turcs qui se révoltent devant le mot "génocide" sont sincères. Ils croient ce qu'ils ont appris dans leurs livres d'histoire. Moi-même je n'ai su la vérité que lors de mes études en France. Mais la société turque est complexe. Une partie a gardé mémoire de cette période.

Il y a eu des assassins, il y a aussi eu des justes, il y a des villages où des massacres ont eu lieu, d'autres où les Arméniens ont été obligés de se convertir et cela se sait, se transmet oralement dans les familles. Il faut libérer cette parole.

- Pourquoi cette négation ?
C.A. : L'extermination, le nettoyage ethnique, était la condition sine qua non de la création d'une nation turque musulmane sur les ruines de l'empire ottoman.

- Vous pensez la reconnaissance du génocide possible ?
C.A. : La Turquie est en profonde mutation depuis les années quatre-vingts et cette phase s'est accentuée en 1999 avec la perspective d'adhésion à l'Union européenne.

- Vous sentez-vous menacé par les extrémistes ou le pouvoir turc ?
C.A. : J'ai reçu beaucoup d'insultes, des menaces de mort jugées sérieuses par la police, qui m'a proposé un garde du corps mais j'ai refusé. L'État n'a pas aimé ce que j'ai fait et l'a dit. Mais il ne m'a jamais inquiété: le ministère de la Justice n'a pas autorisé les poursuites contre moi.

- Vous militez pour l'adhésion de la Turquie à l'Europe. Certains Arméniens vous disent "téléguidé" par Ankara…
C.A. : Je sais. C'est incroyable. Je le ressens comme une injure. Mais les fascistes turcs disent la même chose, alors…
Par Thierry Noir ( tnoir@laprovence-presse.fr )




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Source/Lien : La Provence



   
 
   
 
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