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Le gouvernement turc réhabilite Nazim Hikmet
Publié le :

Le Collectif VAN relaye ici les articles du journal franco-turc Zaman (équivalent du Today's Zaman en langue anglaise, diffusé en Turquie). Attention : ces articles ne sont pas commentés de notre part. Il s'agit pour l'essentiel de traductions des versions turque et anglaise du Zaman, journal proche du parti au pouvoir (AKP).





Le 24 novembre dernier, Mehmet Ali Sahin, président de l’Assemblée nationale turque, s’est recueilli sur la tombe de Nazim Hikmet.

Regrettant que Nazim Hikmet ait dû fuir son pays et se réfugier en Union Soviétique, Mehmet Ali Sahin a rappelé l’empreinte du poète sur la littérature turque. « J’ai voulu prier sur sa tombe, a-t-il ajouté, parce qu'au-delà des idées qui étaient les siennes, je pense que c’était un homme qui avait la foi. » Longtemps estampillé dangereux marxiste, le poète retrouve aujourd’hui son droit de paraître dans une Turquie en plein changement.

Il s’agit d’un pas de plus dans la politique d’ouverture du gouvernement Erdogan. Dans la série des réhabilitations des anciens dissidents, Nazim Hikmet est certainement le symbole le plus fort.

Condamné pour ses critiques sociales, emprisonné plus de 17 ans et déchu de sa nationalité turque, l’écrivain était mort en exil, à Moscou, en 1963. Devenu communiste avec la révolution russe, il eut des démêlées avec la justice turque, et fut condamné en 1938 à 28 ans et 4 mois de prison du fait de son activisme politique. Il fut libéré en 1950. Subissant une tentative d’assassinat, il quitta à jamais la Turquie.

Le 5 janvier de cette année, le gouvernement lui avait rendu sa nationalité à titre posthume, mentionnant que les crimes qui furent les siens à l’époque n’en seraient pas aujourd’hui. Il avait en effet été un des premiers à évoquer dénoncer la position du gouvernement à propos de la question arménienne. Le 3 octobre, lors d’un discours prononcé à l’occasion du congrès de l’AKP, le premier ministre Recep Tayyip Erdogan a cité son nom, avec ceux d’autres intellectuels dissidents turcs de gauche, réhabilitant ainsi ceux qui furent un temps les ennemis de l’Etat.

Durant ce discours, Erdogan avait déclaré qu’ « une Turquie sans Yunus Emre perdrait sa langue, sans Mevlana elle perdrait son âme. Une Turquie qui n’écouterait plus Sabahat Akkiraz perdrait ses chansons et des compositions sans Tatyos Efendi seraient imparfaites ». Erdogan avait également revendiqué la place dans le patrimoine culturel turc de personnalités très controversées comme Nazim Hikmet ou Said Nursi.

Il a ainsi cité des noms, accusés par les anciens gouvernements de gauchisme ou d’islamisme, et que de nombreux leaders voyaient comme des ennemis de l’Etat. Nazim Hikmet, connu pour ses prises de positions radicales, était aussi un poète de talent, précurseur du vers libre en Turquie et mis à l’honneur lors de la journée mondiale de la poésie par l’UNESCO en 2002.

03 December 2009, Thursday




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Source/Lien : ZamanFrance



   
 
   
 
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