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Qui sont derrière l’attentat de Tokat et la fermeture du DTP ?
Publié le :

Le Collectif VAN relaye ici les articles du journal franco-turc Zaman (équivalent du Today's Zaman en langue anglaise, diffusé en Turquie). Attention : ces articles ne sont pas commentés de notre part. Il s'agit pour l'essentiel de traductions des versions turque et anglaise du Zaman, journal proche du parti au pouvoir (AKP).

« En l'espace de deux semaines, tout est sans dessus dessous en Turquie. (…) Comme ce que nous avons vécu en 1993. Nous étions près du but et une puissance inconnue, usant des mêmes procédés et de la même voie, est en train d’entraîner la Turquie dans une ambiance chaotique ».

Le PKK vient d'entreprendre son action à Tokat au bon moment et il a apaisé nombre de fractions de ce pays.

La déclaration de l'organisation terroriste effectuée trois jours après l'attaque de Resadiye a donné une bouffée d'oxygène à nombre d’instituts et institutions. Elle a notamment permis de se libérer de la psychologie du guet apens. Si l'action du PKK n'avait pas été revendiquée, le débat sur « les puissantes fractions qui ne veulent pas de solutions dans ce pays où les choses sont beaucoup plus complexes qu'elles n'ont en l'air » aurait commencé.

L'organisation terroriste est une fois encore venue en aide à ses amis. On se dit que « lorsque le PKK agit, toutes choses s'expliquent facilement, se comprend aisément, aucune erreur n’est possible ». Le motif de l'action est pourtant vraiment comique. « Le motif, selon lequel le plan d'action a été entrepris suite au transfert d'Öcalan dans une cellule plus petite au sein de sa prison », ne convaint pas grand monde. Souvenez-vous, le motif qui a poussé à manifester dans la rue était le même.

Chaque jour qui passait, la matière à conflit s’amenuisait dans les mains de ceux qui veulent que les plaies se gangrènent, à défaut de pouvoir se refermer. Ils ont tout de même réussi à trouver un motif pour cette manifestation. Et il est très comique ! Parce qu'aucune organisation, nulle part dans le monde, ne manifesterait parce que « le lieu où se trouve le chef de l'organisation rétrécit de 12 cm²».

Surtout que l'entretien que le numéro 1 du PKK, Murat Karayilan, avec le journal **Türkiye** était fraîchement resté dans nos mémoires... Karayilan affirmait le 24 novembre que « la Turquie se doit de savoir que le peuple kurde existe, qu'il veut vivre avec les Turcs. Nous affirmons être ouvert à une solution. Et ce n'est possible qu'avec le dialogue ». Je voudrais ici attirer votre attention. Il ne s'est écoulé que deux semaines depuis que Karayilan a proféré ces paroles.

Mais en vérité, les paroles de Halil Ataç, qui avait été un temps le responsable du renseignement autour du PKK, sont tout aussi percutantes. Halil Ataç répondant à Osman Sagirli dans le journal ** Turquie** révèle que c'est Ergenekon qui est l'auteur de l'assaut de Aktütün et que certains membres d' Ergenekon sont entrés en contact avec des personnes de l'organisation. Ataç ajoute qu' « ils ont soumis différents plans et tissés des relations avec le PKK. A la suite de cela, il y eut l'assaut d'Aktütün. Ergenekon va continuer de subsister tant que le PKK demeurera. Chaque manifestation que fait l'organisation les renforce. Ils expédient de l'héroïne, leurs affaires tournent. Si le PKK venait à disparaître, ils sont finis ».

Il y a donc ici quelque chose d'autre... En l'espace de deux semaines, tout est sans dessus dessous en Turquie. Il y a encore deux semaines toute personne de toutes les fractions confondues portaient l'espoir que le sang cesse de couler dans ce pays. Maintenant il règne une grande indétermination. Comme ce que nous avons vécu en 1993. Nous étions près du but et une puissance inconnue, usant des mêmes procédés et de la même voie, est en train d’entraîner la Turquie dans une ambiance chaotique.

Rappelez-vous. Un meeting à Izmir a été organisé à partir de rien. Personne n'a compris pourquoi dans une ville comme Izmir où il n'y a pas d'élection, où il n'y a rien, un meeting avec des posters d'Apo a été organisé. La mèche des tensions a été allumée à Izmir. Ensuite Mersin, Adana... Puis ces affirmations concernant l'exiguïté de la cellule d'Apo sont apparues. Sont ensuite venues les manifestations de Diyarbakir et la nouvelle d'un jeune tué dans ces manifestations...

Et enfin la mort de sept de nos soldats à Resadiye. En deux semaines, la Turquie s'est préparée à Resadiye. Vous pouvez dire autant de fois que vous voulez que « c'est le PKK qui a préparé cette action ». Vous ne pourrez convaincre personne doté de conscience publique. Le PKK peut revendiquer autant de fois qu'il veut cette action et assouvir le réseau malfaisant de notre pays. Sachez que personne n'est dupe de ce mensonge.

La fermeture du DTP a été accomplie après une procédure de deux semaines. Encore de l'indigence, du dénouement, les fondations d'une littérature de l'oppression sont jetées. Des personnalités qui ont des comportements mesurés comme Ahmet Türk et Aysel Tugluk ont été révoquées de leur poste de député. Il ne reste dans cette ambiance que les chansons d'Emine Ayna qui résonne « à la montagne, gagnons la montagne ».

Mais cette fois-ci, les choses ne sont pas aussi simples que vous pourriez le croire.

17 December 2009, Thursday




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Source/Lien : ZamanFrance



   
 
   
 
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