Aujourd'hui : Mardi, 31 mars 2020
 Veille Media Contact



 
 
 
 

 
 
 
Dossier du Collectif VAN - #FreeOsmanKavala ! Liberté pour #OsmanKavala !
PHDN
Rejoignez le Collectif VAN sur Facebook
Cliquez pour accéder au site Imprescriptible : base documentaire sur le génocide arménien
Observatoire du Négationnisme
xocali.net : La vérité sur Khojali !
Cliquez ici !

Imprimer dans une nouvelle fenêtre !  Envoyer cette page à votre ami-e !
 
Article du journal franco-turc Zaman - 19/08/2010 - 2
Publié le :

Le Collectif VAN relaye ici les articles du journal franco-turc Zaman (équivalent du Today's Zaman en langue anglaise, diffusé en Turquie). Attention : ces articles ne sont pas commentés de notre part. Il s'agit pour l'essentiel de traductions des versions turque et anglaise du Zaman, journal proche du parti au pouvoir (AKP).







Zaman France

Une messe historique au monastère de Sümela


19.08.2010

La Vierge Marie a été célébrée par des milliers de Grecs pontiques lors de la messe de l’Assomption à Sümela. Une première historique en Turquie qui a permis à la génération de Pontique née à l’étranger de renouer avec le passé.

Ankara a autorisé dimanche pour la première fois depuis 88 ans la célébration d’une messe au monastère orthodoxe de Sümela (nord-est), lieu emblématique de la culture des Grecs du Pont, dont la région s’étendait au nord-est de la Turquie actuelle. «Après 88 ans, les larmes de la Vierge Marie ont cessé de couler», a déclaré lors de l’office le patriarche œcuménique de Constantinople Bartholomée 1er, faisant référence à la mère du Christ, à qui le monastère a été dédié et qu’on célébrait dimanche, jour de l’Assomption. «La terre du Pont s’est à nouveau unie au ciel». Le dignitaire a également fait référence à l’histoire tragique des Grecs du Pont, qui furent contraints de quitter leur terre après la Première Guerre mondiale. Dimanche, leurs descendants de Grèce et de Russie constituaient un important contingent parmi les 500 fidèles admis dans l’enceinte du monastère, édifié au IVe siècle au flanc d’une imposante falaise à 1.200 mètres d’altitude. Ils étaient accompagnés de quelque 2.000 personnes venues d’Istanbul, de Grèce, de Russie et de Géorgie mais contraintes de suivre la messe sur un écran géant, faute de place.

«La Vierge de Sümela, pour nous, compte plus que notre mère. Il faut être un Grec pontique pour comprendre l’importance de cette messe», a déclaré à l’AFP Charalambos Zigas, un mécanicien de 51 ans venu de Grèce. Pour appuyer son propos, l’homme relate l’histoire de son grand-père paternel, originaire des montagnes entourant Sümela, et contraint en 1922 à un exode vers la Russie au cours duquel il perdu sa femme et son fils, «dévorés par des ours». Lors de sa guerre d’indépendance, la Turquie a affronté la Grèce de 1920 à 1922, et plusieurs dizaines de milliers de Grecs pontiques ont péri dans des massacres ou au cours de leur exode forcé. La Grèce évoque 350.000 victimes et parle de génocide, un qualificatif qui n’est pas utilisé par la communauté internationale et qui est récusé par la Turquie. «Pour la famille, c’est un jour historique» estime également Katarina, une secrétaire russe de 30 ans, mariée à un pontique de Russie. «Il n’y a presque rien sur le Pont dans les livres et la culture se transmet oralement. Pour nous c’est l’occasion de raviver cette culture, et c’est aussi des émotions». Pour de nombreux fidèles, la visite est l’occasion de rechercher la maison d’un aïeul, une trace de son propre passé. «Tous les gens ici sont comme moi, ils sont venus voir la région, trouver une maison [...] Nous avons même rencontré deux personnes d’ici qui se disent pontiques et nous avons parlé en grec pontique», a affirmé Maria Piativou, une vétérinaire de 42 ans, venue de Salonique (nord).

Le geste turc : «un esprit de coopération et de paix»

En mai, le ministère turc du Tourisme et de la Culture a autorisé le patriarcat de Constantinople (l’actuelle Istanbul) à célébrer une fois l’an, le 15 août, une messe à Sümela. L’autorisation apparaît comme un geste de bonne volonté d’Ankara à l’égard de sa minorité grecque-orthodoxe, limitée aujourd’hui à 2.000 individus, avec laquelle subsistent plusieurs différends. L’Union européenne, à laquelle veut adhérer la Turquie, réclame la réouverture du séminaire orthodoxe de Halki, à Istanbul, fermé depuis 1971. Dans un geste à l’égard de sa minorité arménienne, Ankara a également autorisé la célébration en septembre d’une messe à l’église-musée arménienne d’Akdamar, dans la province de Van (est). Le Premier ministre grec, Georges Papandréou, a salué la réouverture au culte du monastère orthodoxe de Sümela, y voyant un signe de rapprochement bilatéral. La célébration de cette messe «est un événement historique et important» qui atteste «d’un esprit de coopération et de paix entre notre peuple et celui du pays voisin», a-t-il déclaré. Le Premier ministre, a relancé cette année le rapprochement gréco-turc qu’il avait débuté en 1999.



Retour à la rubrique


Source/Lien : Zaman France



   
 
   
 
  Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
BP 20083, 92133 Issy-les-Moulineaux - France
Boîte vocale : +33 1 77 62 70 77 - Email: contact@collectifvan.org
http://www.collectifvan.org