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Controverses sur les atrocités dans l’ex-Zaïre
Publié le : 06-10-2010

Nota CVAN : Nous ne commentons pas les informations de la presse francophone que nous relayons sur notre site. Lorsqu'ils traitent du génocide des Tutsi, certains journalistes utilisent le terme simplificateur de "génocide rwandais". Or, l'expression "génocide rwandais" réhabilite le négationnisme et son double génocide (celui des Tutsi par les Hutu et des Hutu par les Tutsi). C'est aussi la thèse des autres négationnistes qui justifient le crime des Jeunes-Turcs contre le peuple arménien par des crimes d'Arméniens contre des Turcs. Le négationnisme se combat par la rigueur des mots d'histoire. Au lecteur d'avoir cet avertissement en mémoire, pour mieux analyser les articles de notre Revue de Presse. En revanche, nous remercions les journalistes qui mettent en pratique la rigueur nécessaire à ces thématiques sensibles.

Nous relayons aussi les articles concernant les crimes de guerre décrits récemment comme un "génocide" perpétré au Congo par les forces armées rwandaises entre 1993 et 2003, selon la version préliminaire d'un rapport de l'ONU. Mais nous attirons l'attention de nos lecteurs sur le fait que, même lorsqu'ils sont publiés dans les plus grands titres de la presse française et internationale, certains articles émanent essentiellement - et faut-il s'en étonner - des cercles négationnistes proches des milieux du Hutu Power, responsables du génocide des Tutsi au Rwanda en 1994. Est-ce une manière pour eux de transformer leurs victimes en bourreaux ? Sans vouloir prendre partie sur des faits qui méritent encore d'être étudiés, il importe de rester vigilants car nous connaissons ce processus avec les propagandes turques et azéries, également très puissantes au sein d'organismes internationaux tels que l'ONU.



le 5 Octobre 2010

Le rapport de l’ONU sur les crimes de guerre commis dans l’est de la République
démocratique du Congo continue de susciter de fortes réactions au Rwanda et en Ouganda. Genève, correspondance.

En décidant de publier, vendredi, son rapport décrivant près de 620 cas de crimes de guerre commis en République démocratique du Congo (ex-Zaïre) entre 1993 et 2003, le Haut-commissariat aux droits de l’homme (HCDH) de l’ONU n’ignorait pas qu’il marchait sur des œufs. Cette longue enquête sur les terribles exactions commises en RDC durant la période faisant suite aux prises de pouvoir de Laurent-Désiré Kabila au Zaïre et du FPR de l’actuel président Paul Kagamé au Rwanda (après le génocide des Tutsis par les extrémistes hutus en 1994) a en effet le don d’irriter au plus haut point les pays voisins mis en cause (surtout le Rwanda et l’Ouganda mais aussi le Burundi, l’Angola et le Tchad). La version préparatoire du rapport avait donné lieu à un bras de fer entre ces derniers et les Nations unies (l’Humanité du 31 août 2010). Au point que le Rwanda d’abord (qui a changé de position après les retouches finales apportées au texte) et l’Ouganda menaçaient de retirer leurs contingents des forces de maintien de la paix de l’ONU (respectivement du Soudan et de la Somalie). Il est pourtant incontestable que les conflits superposés en RDC ont provoqué des atrocités à grande échelle.

La version finale du rapport opte pour un traitement plus équilibré de l’accusation la plus grave, celle d’actes de « génocide » qui auraient été commis par l’armée rwandaise contre les réfugiés civils hutus. L’ONU souhaite, à l’arrivée, que l’affaire soit soumise au jugement d’un « tribunal compétent ». Chère aux extrémistes hutus (et à leurs soutiens dans des pays occidentaux), la thèse d’un « double génocide » dans la région est jugée « inadmissible et négationniste » par le gouvernement rwandais qui crie à la « tentative de banalisation du vrai génocide des Tutsis en 1994 (et de ses 800 000 victimes) ». Pour leur défense, le gouvernement de Kigali et ses partisans mettent l’accent sur « le retour au pays de plus de 2 millions de réfugiés Hutus ».

Ramine Abadie





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Source/Lien : L'Humanité



   
 
   
 
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