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Réaction à la Provocation Négationniste Turque
Publié le :

NAM

Une semaine après la manifestation du 12 Mars 2011 appelant les sénateurs à examiner le texte de loi adopté par l’Assemblée nationale le 12 octobre 2006, pénalisant la négation du génocide des Arméniens, le ministère de la culture et du tourisme turc a mis, gratuitement, dans le cadre du Salon du Livre de la Porte de Versailles, à la disposition du public français, un livre intitulé « Esquisse de 2000 ans d’Histoire de la Turquie », dans lequel l’État turc nie catégoriquement, en inversant les rôles, le fait avéré de la préméditation du génocide perpétré sur le peuple arménien au début du XXème siècle.

Cet ouvrage officiel, édité par le Ministère de la Culture et du Tourisme de la République de Turquie, reprenant les dates clés qui ont présidé aux invasions des Huns jusqu’à la présidence d’Abdullah Gül, en passant par « La question arménienne de 1915 », a été découvert, a disposition gratuite du public, par Armen Seropyan au matin du samedi 19 mars. Une information relayée ensuite par Tigrane Yegavian dans l’après-midi ; lequel s’en est ému auprès de Charles Aznavour en visite le même jour près du pavillon turc.

En réaction aux termes négationnistes contenus dans l’ouvrage précité (voir plus bas *) , et après un communiqué du CCAF dénonçant la « Provocation » turque, l’association Nor Seround Nouvelle Génération Arménienne (Ile de France), dirigée par Loris Toufanian et Yeriché Gorizian, son porte-parole, a organisé le dimanche suivant une mini, mais forte manifestation de protestation face au pavillon turc aux cris de « Génocide Arménien ! Non, non, non au négationnisme ! » devant un public médusé. Des stickers autocollants "Halte au négationnisme" ont été collés sur les comptoirs d’exposition, tandis que le personnel du stand turc s’empressait de les décoller, faisant disparaître, livres et fascicules adressés aux visiteurs.

L’opération qui n’a duré que quelques minutes, en accord avec le Commissariat général du Salon, a provoqué un certain émoi au sein de la représentation turque, sans qu’il n’y eu jamais aucune violence, outre verbale de la part d’un des responsables du pavillon, qui, s’adressant à des visiteurs lambda intrigués, après le passage du Nor Seround, vociférait jusqu’à dire « si ils veulent, les ottomans peuvent revenir ! ».

Jean Eckian

******************

*« Esquisse de 2000 ans d’Histoire de la Turquie »

« pp.116-117-118 : La question arménienne de 1915

"pour contrer les nombreuses rébellions qui éclatèrent après 1890 suite aux massacres des Arméniens qui conduisirent a l’assassinat de plusieurs milliers de Turcs, le gouvernement ottoman informa les plus imminents personnages des congrégations arméniennes et les députés arméniens que « le gouvernement va prendre les précautions nécessaires si les Arméniens continuaient a poignarder les Turcs dans le dos et a les assassiner ». Il devenait urgent au gouvernement ottoman de garantir la sécurité à l’intérieur de ses frontières, étant engagé dans la guerre sur plusieurs fronts. Mais les incidents, loin de cesser, se multiplièrent ainsi que les assauts contre les femmes et enfants turcs sans défense. A la suite de cela, le gouvernement ottoman décida de "déplacer" (tehcir en turc-ottoman) les Arméniens impliqués dans les insurrections vers des lieux plus sûrs, notamment la Syrie et le Liban, parties de l’Empire ottoman.

Notons un point important : le terme tehcir d’origine arabe signifie littéralement ’faire migrer’ et n’a pas du tout le sens de ’déportation’ ou d’’exil’. Ainsi, la loi communément appelée ’Loi de tehcir n’était en fait que « la Loi provisoire sur des mesures à mettre en pratique par l’armée pour ceux qui s’opposent aux décisions du gouvernement pendant la guerre ». La protection de la vie et des biens des Arméniens durant cette étape de déplacement et le soin apporté a leur approvisionnement en eau, nourriture et hébergement, ont été confiés aux autorités régionales le long de la route du déplacement. Il a été décrété que le Arméniens déplacés étaient autorisés a emporter leurs biens et des arrangements concernant leurs propriétés devaient être établis et soumis aux autorités concernées.

Ce fut une action fâcheuse mais une mesure militaire inévitable pour le gouvernement ottoman impliqué dans une guerre majeure. Aucune puissance au monde n’aurait pu rester indifférente face a une telle situation. Le déplacement fut également décidé sous l’insistance du général en chef de l’armée allemande. En effet, l’une des raisons de ce déplacement fut d’éviter un conflit entre Arméniens et Turcs en Anatolie de l’est du fait que les assauts arméniens avaient provoqués les réactions des Turcs. N’oublions pas que la Loi du tehcir fut émise au moment où les troupes turques étaient en pleine bataille des Dardanelles, l’une des plus féroces côté turc durant la première guerre mondiale. Le processus de déplacement fut mené avec succès puisque la plupart des Arméniens furent sûrement transférés vers la Syrie. Bien entendu, certaines autorités locales ont agi de manière irresponsable et quelques bandes attaquèrent les convois arméniens pour se venger.

Il n’est guère possible de qualifier cela de ’génocide’ que les Arméniens prétendent. Il est vrai que ce qui eut lieu en 1915 fut une histoire malheureuse pour les Arméniens. Mais on ne devrait pas omettre la souffrance des Turcs et autres populations musulmanes en Anatolie due aux assauts arméniens. Dans ce sens,Turcs et Arméniens s’entretuèrent dans une lutte réciproque.

Un autre point souvent perdu de vue est que les deux nations ont vécu ensemble en paix durant des siècles sous le gouvernement ottoman jusqu’au milieu du XIXe siècle. Des que les puissances européennes manifestèrent leurs intérêts dans la région, la nature des relations entre Arméniens et Turcs prit une tournure dramatique. Si l’on devrait blâmer quiconque, ce devrait être les pouvoirs impériaux de l’Occident mais ni les Turcs ni les Arméniens.

A regarder la position actuelle des relations turco-arméniennes, indéniablement certains obstacles existent toujours à la réconciliation et à la compréhension des problèmes, et le premier d’entre eux est d’ordre politique. Celui-ci provient en grande partie de la diaspora arménienne qui cherche à forcer les politiques des différents pays, davantage préoccupés par leurs affaires intérieures et leurs électeurs que par la question du génocide arménien, à passer des résolutions contre la Turquie. Ceci ne mènera a rien d’autre qu’a faire de cette affaire une question politique et creuser le fossé entre les parties désirant une réconciliation. Le plus important dans tout cela, c’est que ce processus a ouvert la voie a une liquidation de l’histoire. En effet, les résolutions adoptées pour le respect du prétendu ’génocide’ arménien par certains parlements de pays tiers, n’en constituent pas , loin de la, une preuve historique, mais rendent bien plutôt la question délicate d’un enjeu politique. A contre-pied de ces actions, la Turquie use de son pouvoir politique, économique et diplomatique pour déjouer les impacts de telles actions politiques ".

Fin de citation

lundi 21 mars 2011,
Jean Eckian@armenews.com

Voir la vidéo:



http://www.youtube.com/watch?v=859fJRm1xyc&feature=player_embedded



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Source/Lien : NAM



   
 
   
 
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