Aujourd'hui : Mardi, 2 juin 2020
 Veille Media Contact



 
 
 
 

 
 
 
Dossier du Collectif VAN - #FreeOsmanKavala ! Liberté pour #OsmanKavala !
PHDN
Rejoignez le Collectif VAN sur Facebook
Cliquez pour accéder au site Imprescriptible : base documentaire sur le génocide arménien
Observatoire du Négationnisme
xocali.net : La vérité sur Khojali !
Cliquez ici !

Imprimer dans une nouvelle fenêtre !  Envoyer cette page à votre ami-e !
 
Arrêtez Monsieur Jean Daniel, vous êtes négationniste !
Publié le :

NAM

Le fondateur du « Nouvel Observateur » persiste et signe

Jean Daniel, l’un des fondateurs du « Nouvel Observateur » est un révisionniste ! Il est le seul journaliste Français à nier le génocide arménien. Négationniste insidieux après ses deux éditoriaux du 4 et 13 janvier mettant en doute le « caractère génocidaire » des crimes de 1915, le vieil homme qui emploie le terme « tragédie » ou « massacres de certaines populations arméniennes » pour ne pas évoquer le terme « génocide » se dit victime d’un « malentendu » par les Arméniens. Quel malentendu ? Car en matière de négationnisme on ne peut être plus clair. Et Jean Daniel a tort de s’étonner qu’on ne le comprenne pas. On l’a bien compris : il est de la lignée des pires négationnistes qui font le jeu du négationnisme de l’Etat turc. K.A.

Ci-dessous l’article de Jean Daniel dans son intégralité. Puis la réponse de l’historien Raymond Kévorkian parue également dans « Le Nouvel Observateur ».

« Jean Daniel répond à nos lecteurs » « Le Nouvel Observateur » du 26 Janvier 2012 (n° 2464).

« Au cours de ma longue carrière, j’ai eu parfois l’occasion de défendre des causes avec des arguments qui heurtaient la sensibilité de mes lecteurs, pourtant les plus attentifs. Après m’être expliqué auprès d’eux, force m’a été d’arriver à la conclusion qu’il y avait entre nous un réel désaccord. J’ai assumé ce constat. J’ai assumé ce constat avec regret. En revanche, je ne me suis jamais résigné aux malentendus. Or, dans ce débat sur l’opportunité de sanctionner la contestation de la réalité génocidaire du massacre des Arméniens par les Turcs en 1915, les propos ont été non pas réfutés, mais mal compris. Je suis donc obligé de rappeler que je n’ai jamais sous-estimé l’horreur insupportable du massacre de certaines populations arméniennes par les Turcs. Cette barbarie m’a toujours inspiré une irrépressible aversion. Qu’il s’agisse des Juifs, des Tsiganes, des Ukrainiens, des Khmers ou des Rwandais, j’ai chaque fois estimé que l’humanité se déshonorait. Quand il s’est agi plus précisément des Arméniens, et comme j’étais en rapport avec quelques intellectuels turcs de renom, je leur ai demandé d’organiser une rencontre avec des écrivains et des artistes arméniens pour qu’ils admettent en commun la réalité de ces massacres et pour qu’ils le condamnent ensemble. Ces précisions, pour moi essentielles, ne devaient pas être oubliées ou négligées par les reproches qui me sont faits. Je n’ai jamais, évidemment, fait de différence entre les victimes, même si les bourreaux n’ont pas employé des moyens identiques. Mais il s’agit d’un problème différent lorsqu’on prétend confier à un Etat le soin de trancher dans une question historique quelle qu’elle soit. Nous autres Français avons le triste souvenir de notre Etat lorsqu’il a prétendu arbitrer en faveur de l’état-major de l’armée française contre le capitaine Alfred Dreyfus, scandaleusement condamné pour trahison. (...) Or, en ce moment, c’est encore à l’Etat que l’on voudrait confier le droit de décider si les massacres survenus en Turquie relèvent d’une catégorie bien spéciale des crimes contre l’humanité et auxquels on a donné le nom de génocide. Or qu’est-ce qu’un génocide ? Selon la législation inaugurée en 1945 à Nuremberg, c’est un massacre collectif perpétré avec l’intention d’exterminer totalement une race, une religion ou un peuple. C’est la volonté d’éradiquer toute espèce d’existence à des hommes et à des femmes parce qu’ils sont nés dans certaines conditions et sous un certain vocable. Sur ce dernier point, à savoir la volonté indiscutable des Turcs d’exterminer totalement jusqu’aux derniers survivants les Arméniens, cette thèse est discutée par des hommes politiques et des juristes aussi respectables les uns que les autres. Seul un tribunal international pourrait devoir trancher. Si tous les massacres relevaient du génocide, alors rien ne pourrait être construit dans l’avenir du fait de l’hostilité des différentes mémoires collectives. Alors, et pour conclure, j’accepte que l’on puisse être en désaccord sur la définition du génocide et sur le droit des Etats à désigner ceux à qui elle s’appliquerait. Mais je n’accepte pas le malentendu qui fait de moi un homme insensible à la tragédie des Arméniens ».

Jean Daniel

« Arménie : le travail des historiens » par Raymond Kévorkian, historien.

« Dans son éditorial daté du 4 janvier, en grande partie consacré au vif débat qui a eu lieu depuis la mi-décembre autour du projet de loi pénalisant la négation des génocides, Jean Daniel exprime son opposition aux « lois mémorielles » et, dans la foulée, remet clairement en doute l’intentionnalité dans la destruction des Arméniens ottomans, c’est-à-dire la qualification de génocide. Il a ainsi marqué sa singularité, puisque même parmi les plus vifs opposants à la loi nous n’avons pas observé de remise en cause de la réalité du génocide. Phénomène qu’on doit certainement au patient travail mené par quelques historiens ces vingt dernières années. Outre l’exhumation d’une masse considérable de fonds d’archives diplomatiques, missionnaires, politiques, administratives, militaires, ces chercheurs ont, chacun à leur manière, apporté un éclairage sur le programme d’homogénéisation ethnique porté par le Comité central jeune-turc, sur sa radicalisation progressive, sur le nationalisme et le darwinisme social qui l’animaient, sur le rôle des paramilitaires dans l’Organisation spéciale dans les meurtres de masse, sur la prise de décision, sur les convois de déportés ou les camps de concentration installés en Syrie et Mésopotamie. Dans un va-et-vient permanent entre victimes et bourreaux, ces mêmes historiens ont progressivement levé les points d’ombre ne laissant plus aucun doute sur l’intentionnalité et l’ampleur de ce crime d’Etat. Une quinzaine d’Allemands, Américains, Arméniens, Britanniques, Français, Kurdes, Néerlandais, Italiens et Turcs ont publié des travaux, principalement en anglais et en français, qui ont permis au monde universitaire de se faire une opinion. La plupart des turcologues européens et américains, parmi lesquels se recrutaient les plus sceptiques, ont ainsi revu leurs positions, confessant parfois qu’ils avaient suivi un peu trop aveuglément les thèses de l’historiographie officielle développée par l’Etat turc. Cet apport historien n’est sans doute pas étranger au développement en Turquie d’un travail de mémoire, animé par une poignée d’universitaires et de militants des droits de l’homme. En luttant contre un déni d’Etat, ils tentent de briser le cercle vicieux de l’idéologie nationaliste encore à l’œuvre en Turquie contre les nouveaux « ennemis intérieurs », les Kurdes ». Raymond Kevorkian

Krikor Amirzayan

dimanche 29 janvier 2012,
Krikor Amirzayan ©armenews.com




Retour à la rubrique


Source/Lien : NAM



   
 
   
 
  Collectif VAN [Vigilance Arménienne contre le Négationnisme]
BP 20083, 92133 Issy-les-Moulineaux - France
Boîte vocale : +33 1 77 62 70 77 - Email: contact@collectifvan.org
http://www.collectifvan.org