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Emir Kir est l'invité de Matin Première
Publié le : 17-10-2012

RTBF

Photo: Emir Kir
Google


Emir Kir est l'invité de Matin Première

MATIN PREMIERE | mercredi 17 octobre 2012 à 5h25

Émir Kir, futur bourgmestre de Saint Josse sera ce matin l'invité de Bertrand Henne.

Interview à 7h45 sur La Première

Texte de l'invité:

Georges Lauwerijs : - Et on retrouve notre invité, Emir Kir, futur Bourgmestre de St Josse dont certains disent qu'il a donc réussi son putsch sur St Josse, Bertrand Henne.

BH : - Oui, bonjour, Emir Kir. On vous présente comme Premier Bourgmestre bruxellois issu de l'immigration, vous êtes né en Belgique mais de parents Turcs. Vous allez diriger une Ville, St Josse, qu'on présente souvent comme la plus pauvre de Belgique.

On va évoquer des défis pour St Josse. Est-ce qu'il y a derrière ces symboles mais d'abord Jean Demanet, Bourgmestre sortant et

Georges Lauwerijs disait le mot "putsch", c'est de lui, c'est lui qui a utilisé ce mot "putsch", je n'ai jamais vu ça, dit-il, Emir Kir est un menteur

et un homme dangereux ? Vous répondez quoi à Jean Demanet ?

EK : - Je pense que c'est de la basse mesquinerie, je crois qu'à un moment donné, il faut être sérieux.

C'est vrai qu'il y a eu à un moment donné, un accord qui a été pris, je n'ai eu de cesse depuis le 1er juin 2011 de le rappeler. Il n'a eu de cesse, lui, de jouer au flou artistique, il a même face à la caméra, dit qu'il n'y avait jamais eu d'accord.

BH : - Pourquoi vous n'avez pas respecté cet accord après l'élection ?

EK : - Si vous permettez que j'aille jusqu'au bout de ma logique, donc, pendant toute la période de la campagne électorale, j'ai demandé qu'un message clair soit adressé, donc un accord, il y a, il y a eu. Et puis,

il y a eu évidemment,

BH : - Pour qu'il soit Bourgmestre, pour les gens qui ne connaissent pas la situation, l'accord, est qu'il soit Bourgmestre et que vous le remplaciez après 2014 ?

EK : - On n'a jamais donné la date mais il est évident qu'il commençait la législature, je la poursuivais, je faisais, je dirais l'essentiel de la législature. Mais en démocratie, les élections comptent. Et dimanche, l'électeur a envoyé un message clair. Et donc ce message, je l'ai bien aperçu. On me demande aujourd'hui de prendre la main, de prendre mes responsabilités.

BH : - Le message clair, c'est que vous avez fait plus de voix de préférence que lui, que lui a perdu en voix de préférence et vous en avez gagné ?

EK : - Ecoutez, on était dans un mouchoir de poche, déjà en 2006, j'avais obtenu un meilleur score mais c'était de quelque voix en plus ; cette fois-ci, les choses sont significatives. Il est effectivement en régression au niveau des voix, je continue une progression et je rappelle que sur la liste, c'est en ayant cette progression que je permets avec tous mes colistiers, d'avoir la majorité absolue. Donc le message des habitants est que je prenne plus de responsabilités. Dès dimanche soir, j'ai pris des contacts. Lundi, j'ai rencontré le partenaire CDH à qui j'ai fait une proposition. Nous avons discuté, je dirais, des convergences possibles, on a signé tout de suite un accord avec le CDH. Ensuite, j'ai rencontré le Bourgmestre sortant, je lui ai fait une proposition qu'il a refusée, je lui avais proposé d'être présent en début de législature en me remplaçant, il a refusé.

BH : - En tant que Bourgmestre empêché, Emir Kir ?

EK : - Voilà, il a refusé et puis on connaît l'histoire, donc le Président de la Fédération Rudy Vervoort a invité les deux parties à une médiation.

BH : - Oui, il l'a dit hier à ce micro, oui.

EK : - J'ai rencontré Rudy Vervoort en présence de Jean Demanet. On a eu un dialogue franc et ouvert. Par la suite, j'ai consulté mes colistiers qui avaient déjà signé au préalable mon acte de présentation, qu'ils n'ont pas souhaité, qu'ils n'ont pas souhaité signer un autre acte de présentation, par conséquent,

BH : - Oui, pour vous, il n'y a pas de putsch ?

EK : - Ecoutez, si vous considérez cela ainsi, alors que,

BH : - Non, mais c'est lui, c'est Jean Demanet qui parle de ça.

EK : - La population, écoutez, je pense qu'à un moment donné, on doit aussi avoir la grandeur d'esprit de tirer les conclusions à l'issue d'un scrutin électoral. Si j'avais été dans une autre posture, j'aurais eu une autre attitude.

BH : - Emir Kir, vous allez rester 6 ans Bourgmestre de St Josse, donc on dit que vous allez quitter vos fonctions d'actuel Secrétaire d'Etat bruxellois, Ministre à la Cocof vous allez quitter tout ça pour devenir à plein temps Bourgmestre de St Josse. Est-ce que vous allez rester 6 ans Bourgmestre, c'est ça votre engagement auprès des habitants de St Josse ou est-ce que s'il y a une opportunité et on pense au départ de Charles Picqué qui a annoncé qu'il partait avant 2014 par exemple, est-ce que vous risquez à ce moment-là de devenir Ministre-président bruxellois par exemple ?

EK : - Ecoutez d'abord en politique, on passe les étapes ; laissez-moi m'installer avec mes colistiers, avec

la nouvelle majorité au 1er décembre, j'ai pris mes responsabilités et l'électeur et le citoyen doivent le savoir. J'ai souhaité démissionner de mes fonctions ministérielles au sein du Gouvernement régional pour l'investir,

BH : - Oui, un peu contraint et forcé puisque ce n'est pas votre premier choix ?

EK : - Je dirais que j'ai voulu trouver, je dirais, un compromis possible et à un moment donné, j'ai bien compris que je devais prendre mes responsabilités. Je l'ai fait d'abord parce qu'à Charleroi, Paul Magnette l'a fait ; à Bruxelles, Benoît Cerexhe le faisait aussi et à un moment donné, je crois qu'il faut aussi tenir compte de la tendance qui se passe au niveau de l'opinion publique. Et je pense que pour le Parti Socialiste, c'est important que je pose cet acte.

BH : - Oui, pour 6 ans.

EK : - Et deux, c'est important surtout pour la population. Vous devez savoir qu'il y a 6 ans, quand j'avais obtenu quelques voix de plus, les gens n'avaient pas compris,

BH : - On vous avait reproché de ne pas prendre vos responsabilités ?

EK :- Ecoutez, j'ai été traité pendant des mois, des années, de quelqu'un qui ne prenait pas ses responsabilités.

BH : - Donc c'est pour 6 ans Emir Kir ?

EK : - En tout cas, j'entamerai cette législature avec cette fonction de Bourgmestre de manière pleine et entière et je suis par ailleurs Député régional. N'oublions pas qu'une Commune peut mener des politiques,

que si elle est bien articulée avec la Région et que donc, laissez-moi avoir de bons rapports avec la Région et

vous savez qu'à la Région, je connais bien.

BH : - Oui, on voit évidemment que vous ne fermez la porte à rien du tout. On dit que vous êtes le premier Bourgmestre d'origine immigrée en tout cas, vous êtes né à Charleroi, en tout cas d'un pays d'origine musulmane, la Turquie en l'occurrence, c'est un symbole qui compte ça pour vous, Emir Kir ?

EK : - Ecoutez, je crois que le premier Bourgmestre d'origine étrangère, c'est Elio Di Rupo. Elio, non seulement, il a été Bourgmestre, il a occupé des fonctions de vice Premier ministre ; aujourd'hui, il est notre Premier à tous. Je pense que pour probablement effectivement les immigrations qui viennent d'Afrique, d'Asie ou extra européennes, c'est extrêmement important. Et je pense aussi qu'au moment où on va célébrer la présence de 50 années d'immigration turque, marocaine, etc, je pense que ce sont des symboliques importantes. Mais n'oublions pas que quand on est élu, on est élu de tout le monde. On n'est pas les élus d'une communauté, d'un quartier, d'une zone et ça, c'est extrêmement important. Et plus qu'ailleurs au niveau d'une Commune, ce qui comptera, c'est l'intérêt général et il faudra être au-dessus des intérêts particuliers et avoir cette capacité à embrasser toute la population et à proposer un projet politique à tous.

BH : - J'ai relu pas mal d'interviews que vous avez données depuis le début de votre carrière politique est la question qu'on vous pose quasiment à chaque fois dans les interviews depuis votre ascension, c'est cette question du génocide arménien, sur le fait que vous remettez en question, vous parlez de massacre, etc, que vous refusez d'utiliser le mot "génocide", etc. Cette polémique-là, est-ce qu'aujourd'hui, vous allez l'éteindre, Emir Kir, est-ce que vous avez pris, je veux dire, une position claire là-dessus, vous parlez de quoi, de "génocide", d'un "massacre" ?

EK : - Ecoutez, j'ai déjà, j'ai déjà répondu à maintes reprises,

BH : - Vous avez souvent répondu, oui.

EK : - J'ai déjà répondu à des tas de reprises, ce qui est assez intéressant,

BH : - Mais ce que vous ne dites jamais, "génocide" et ça, ça vous est reproché ?

EK : - Ecoutez, ce qui est assez intéressant, c'est qu'on revient toujours sur ce type de question. Moi, je crois qu'il appartient aux historiens de trancher la question, c'est ce qu'ils ont fait. Alors ça a été reconnu en tant que tel par d'autres instances nationales et internationales. Alors je ne vois pas en quoi, moi, demain futur Bourgmestre,

BH : - Parce que vous êtes représentatif de quelque chose, Emir Kir et que ça aurait du sens ?

EK : - Ecoutez, est-ce qu'on va demander aux Américains ce qu'il est advenu des Indiens d'Amérique ; ici, on a aussi parfois le sentiment qu'on revient avec cette question pour essayer de m'ennuyer un peu mais je pense que ce qui est important, plus important ici, c'est de proposer un projet pour les habitants et c'est ça que je veux faire.

BH : - Oui, dire ce mot-là, le mot "génocide", ce serait de vous opposer à une bonne partie de la communauté turque, c'est ça qui dérange ? C'est ça qu'on vous reproche, on dit que vous ne voulez pas le dire parce que vous faites du communautarisme, qu'est-ce que vous répondez à cette critique-là ?

EK : - C'est du n'importe quoi, je pense, par rapport aux faits, je n'ai jamais nié les faits, que les choses soient claires. J'ai toujours dit qu'il appartenait aux historiens à faire la part des choses. Les faits sont reconnus en tant que tels par les instances nationales et internationales, point-barre.

BH : - Oui, d'accord, on dit, je le disais d'ailleurs en interview au début, St Josse, c'est la Commune la plus pauvre de Belgique. C'est quoi, le programme Emir Kir, pour que ce ne soit plus le cas ?

EK : - Alors, c'est important parce que j'ai entendu ces dernières années, des choses qui vont dans l'autre sens. La Commune n'est pas la plus pauvre de Belgique. C'est le peuple de St Josse qui est le plus pauvre de Belgique et ça, c'est important.

BH : - Ca change quoi, ça ?

EK : - Ca change énormément. Ce que j'ai cru entendre dans la bouche de certains, pendant des années, qu'il fallait arrêter de dire que cette Commune était pauvre ; la population aujourd'hui vit difficilement la crise. D'abord on est dans un contexte de crise qui est épouvantable, le prix du logement à St Josse comme dans toute la région bruxelloise, a augmenté, donc nous devons absolument proposer des projets avec des services communaux de proximité, qui vont permettre justement aux habitants de mieux passer cette période.

BH : - Rapidement votre modèle, c'est un peu Patrick Janssens à Anvers ?

EK : - Je dirais plutôt une version d'un Cudell renouvelé.

BH : - Oui, Guy Cudell qui était l'ancien Bourgmestre Socialiste de St Josse. Merci Emir Kir.

EK : - Merci à vous.

BH : - D'avoir été notre invité ce matin.




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