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Remise en mémoire des précédents crimes non élucidés
Publié le : 10-01-2013

suite aux funérailles de la femme assassinée à Istanbul

NAM

Les funérailles de Marissa Kuchuk, 84 ans, qui a été sauvagement assassinée dans son appartement à Istanbul, ont eu lieu le 5 janvier, dans une ambiance de peur que des actes de violence contre les minorités chrétiennes soient une fois de plus balayés sous le tapis.

Ces dernières années, en Turquie, plusieurs attaques contre les Arméniens se sont produites.

Le 24 avril 2011, Sevag Balikci a été tué par un soldat du même régiment que le sien.

La journaliste Ayse Gunaysu a relevé ce qu’on peut considérer comme des tentatives d’imposer le silence à sa famille. “ Avant le service, tandis qu’on attendait sur le porche de l’église, un silence lourd régnait. Le silence de ceux qui savent mais qui ne peuvent dire ce qu’ils savent. On avait demandé à la famille de ne pas parler aux “ inconnus “.

“ J’ai remarqué, du fait de mon expérience des années de dictature militaire, qu’il y avait des douzaines de policiers en civil à l’intérieur et autour de l’église “, a-t-elle dit à l’éditeur de Weekly Khatchig Mouradian au cours d’une entrevue.

La messe des funérailles de Kuchuk était dite à l’église arménienne de Samatya (dont le nom actuel est Mustafapasha), où des centaines de personnes s’étaient réunies pour manifester leur respect. “ Il y avait beaucoup de personnes de tous les âges à l’intérieur de l’église mais aussi et à l’extérieur “, nous dit Ayse Gunaysu qui assistait aux funérailles. “ Tandis que le cercueil était porté sur les épaules [des parents de la défunte], j’ai vu la fille de Marissa, marchant avec peine, soutenue par les bras par deux personnes d’âge moyen “.

Le 29 décembre, Marissa a été poignardée sept fois et sa gorge a été ouverte.

L’auteur (ou les auteurs) a tailladé une croix sur sa poitrine à l’aide d’un objet tranchant, d’après certains reportages de journaux et de stations de TV de Turquie.

Gunaysu, qui est membre de la branche d’Istanbul de l’Association des Droits de l’Homme, a parlé à Armenian Weekly de la nécessité mais en même temps de l’impossibilité de protester contre le meurtre de Kuchuk, parce que cela mettrait la famille de la victime dans une situation difficile.

Gunaysu et d’autres membres de l’Association des Droits de l’Homme avaient rendu visite à la famille de la victime il y a quelques jours, “Les funérailles et la visite que nous avons rendue à la famille m’ont fait éprouver un sentiment de suffocation, étant incapable de faire quoi que ce soit pour la famille et les voisins, parce que quoique nous fassions pour protester contre cet assassinat, cela accroîtrait encore plus leur malaise “, a-t-elle dit.

“ Ils savent que ce sont eux qui devraient payer d’une façon ou d’une autre, tandis que notre manifestation nous donnerait le sentiment d’avoir accompli notre “ devoir “, a-t-elle ajouté.

Gunaysu a évoqué “ un énorme abysse nous séparant de la famille. Tandis que nous essayons de défendre les droits de l’homme, ils seraient tout seuls dans leur vie de tous les jours dans un monde de négation “.

Dans les années récentes, il y a eu plusieurs attaques contre les Arméniens en Turquie. Plus tôt en décembre, une autre femme arménienne a été attaquée et volée. Des mois auparavant, une femme arménienne a été traitée d’infidèle et attaquée dans un taxi par le chauffeur lui-même. Le 24 avril 2011, Sevag Balikci, un soldat arménien servant dans l’armée turque, a été tué par un soldat du même régiment dans ce qui est clairement un crime de haine le jour de la commémoration du Génocide arménien. En janvier 2007, le journaliste Arménien de Turquie Hrant Dink a été assassiné en plein jour à Istanbul.

D’après les militants des droits de l’homme, le trait commun dans tous ces crimes n’est pas seulement qu’ils sont motivés par la haine et commis dans un environnement poussant à l’intolérance vis-à-vis des Arméniens, c’est aussi le comportement des autorités qui les minimisent et les couvrent.

mardi 8 janvier 2013,
Stéphane ©armenews.com

Traduction Gilbert Béguian

Article en anglais :

Funeral of Murdered Armenian Woman in Istanbul Evokes Memories of Earlier Cover-Ups

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Une autre arménienne violemment attaquée en Turquie

La presse turque vient d’annoncer qu’une autre vieille femme arménienne de 87 ans qui vit à Samatya, a été début décembre battue à mort dans sa maison. Elle est en soins intensifs depuis deux semaines et a perdu un oeil.

mardi 8 janvier 2013,
Stéphane ©armenews.com

Une autre arménienne violemment attaquée en Turquie




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Source/Lien : NAM



   
 
   
 
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