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La (vile) chronique d'Alexandre Adler dans Le Figaro du 27 janvier 2007
Publié le :

Commentaire Collectif VAN : Alexandre Adler se surpasse dans sa chronique du Figaro en date du samedi 27 janvier. Adler puise ses informations directement dans la propagande turque. Ca pue la haine, le racisme anti-arménien, la désinformation. Monsieur Adler, laissez Hrant Dink en paix : le fait de savoir qu'il pourrait devenir un héros à vos yeux, l'empêchera de dormir en paix. Hrant Dink était un journaliste libre. Ce que vous n'êtes définitivement pas.

La chronique d'Alexandre Adler
L'Arménie doit conjurer enfin son alliance faustienne avec les éléments les plus terroristes de l'ex-URSS et du monde arabe.


Actualité | Débats & Opinions

Douloureuse modernisation turque

Publié le 27 janvier 2007
Actualisé le 27 janvier 2007 : 12h19

Au-delà de la douleur personnelle que peut inspirer la mort pathé tique d'un Juste, l'assassinat de l'écrivain arménien de Turquie Hrant Dink a aussi consterné tous ceux qui, sans le connaître, se rendaient compte de l'importance de son rôle politique. Arménien, fier de l'être et sans ressentiments, Hrant, qui provenait d'une petite ville de province où sa famille s'était implantée voilà deux siècles, avait étudié à la grande école arménienne d'Istanbul et était devenu par sa double culture, turque autant qu'arménienne, qui fut autrefois celle de tous ses aïeux, un passeur d'idées, un passeur de comportements.
Il faut en effet savoir qu'au-delà des manipulations de la vérité officielle, la grande majorité des Turcs ne voit dans les revendications mémoriales des Arméniens que le jeu des puissances voi sines, Russie et Grèce autrefois, Iran et Syrie de plus en plus souvent, pour remettre tout simplement en cause leur droit à l'existence. Et tout comme les Israéliens voisins, qui ont, depuis les années 1960, à peu près les mêmes ennemis, il arrive aussi aux Turcs de pousser la célèbre déploration du monologue de Shylock : « Et quand vous nous percez, ne saignons-nous pas ? » ; car, si génocide arménien il y eut bien en 1915, il fut encadré de terribles massacres de Turcs lors des guerres balkaniques, dans le Caucase, et surtout lors de l'effondrement global de l'Empire ottoman à partir de 1918.
Hrant Dink connaissait ces souffrances turques, comme il savait d'instinct qu'elles ne s'atténueraient que du jour où le peuple turc, en son ensemble, ferait face à ses responsabilités historiques. Mais, comme tout citoyen turc, il savait aussi qu'il pouvait faire tellement plus de choses en s'appuyant sur la démocratie turque, sur les démocrates turcs et sur la haute civilisation d'Istanbul dont il était l'un des symboles ; jamais ces alliés douteux du peuple arménien que sont le chauvinisme grec, les services secrets syriens, le terrorisme arabo-palestinien ou les ambitions théocratiques de l'Iran ne pourront faire pour les progrès de la démocratie et de la civilisation dans la région ce qu'aujourd'hui la nouvelle Turquie peut accomplir.
Encore faut-il que cette nouvelle Turquie triomphe de l'ancienne. Il existe, en effet, des poches de fanatisme violent en Turquie même qui doivent être combattues avec la dernière énergie. L'enjeu dépasse ici la simple relation des individus et des cultures ; en effet, l'Arménie est devenue aussi un État, et un État qui, en tant que tel, devrait avoir à rendre des comptes : tout d'abord au peuple arménien, car, ils ne s'en vantent pas, mais, entre 1992 et aujourd'hui, c'est plus d'un habitant sur deux de l'Arménie soviétique qui a quitté un pays violent, agressif et inepte. Une politique de réconciliation économique avec la Turquie était possible, c'était l'ambition du premier président, Ter Petrossian, qui préféra fuir que d'exposer sa famille aux menaces des successeurs mafieux de l'Asala. Il fut suivi dans sa fuite par le gros de l'intelligentsia arménienne qu'on retrouve aujourd'hui à Kiev, à Moscou voire en Californie ou en Australie .
Certes, la Turquie devrait avancer avec retenue et dignité vers une prise en compte de plus en plus lucide de la tragédie de 1915, mais l'Arménie d'aujourd'hui a aussi son chemin à accomplir pour conjurer une bonne fois pour toutes son alliance faustienne avec les éléments les plus terroristes de l'ex-Union soviétique et du monde arabe, le moment Asala, si on cherche à lui donner un nom. Nul n'a fait davantage pour combattre ses tendances terroristes à Moscou - lesquelles aboutiront à l'attentat contre le pape Jean-Paul II de 1981 - que mon défunt ami le colonel général Haïdar Aliev, qui devint le fondateur de l'Azerbaïdjan moderne, fermement et définitivement allié à la Turquie. Iouri Andropov, qui le considérait comme un fils, voulait faire de lui le premier ministre d'une Union soviétique régénérée qui aurait banni de sa vie courante racisme et antisémitisme.
Bientôt, la décomposition de l'Union soviétique a rendu ce rêve impossible. Mais l'Azerbaïdjan contemporain, que dirige toujours son fils Ilham, en visite à Paris la semaine prochaine, présente toutes les possibilités d'un nécessaire redressement. Outre le Karabakh, à majorité arménienne, dont l'Arménie indépendante s'est saisie par la force des armes, d'autres territoires clairement peuplés d'Azéris demeurent détenus par les Arméniens, de même que ce sont des mercenaires arméniens soldés par le GRU qui ont permis que l'on spolie la Germanie voisine et alliée de son plus beau territoire l'Abkhazie. Héros de l'Union soviétique, fils de mollah, excellent connaisseur de la poésie persane et patriote turc à la Mustafa Kemal, Haïdar Aliev synthétisait ces courants culturels apparemment incompatibles, en tout cas aujourd'hui, en un espoir utopique pour demain : la grande alliance des trois cultures russe, turque et persane dans un nouvel ensemble producteur de laïcité et de démocratie.
Si un jour nous parvenons à réaliser cette ambition, on se souviendra de Dink comme de l'un des héros stoïques de cette indispensable longue marche.



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Source/Lien : Le Figaro



   
 
   
 
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