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Des députés européens remettent en question les aides à la Turquie
Publié le :

LE MONDE | 02.07.2013 à 12h36 • Mis à jour le 02.07.2013 à 16h01 |

Jean-Pierre Stroobants

Bruxelles, bureau européen. La Turquie, qui espère voir relancées prochainement les négociations en vue de son adhésion à l'Union européenne (UE), a reçu, depuis 2007, 4,8 milliards d'euros pour faciliter son adaptation aux critères européens, alors même qu'un seul des 35 chapitres de la négociation entre Ankara et les autorités de Bruxelles a pu être conclu.

Long, complexe et politiquement sensible, le processus d'adhésion à l'UE prend, dans le cas de la Turquie, des allures de marathon sans fin. Il a démarré en 2004 et pourrait, selon certains, durer encore une dizaine d'années au minimum. Sa conclusion est d'autant plus douteuse qu'Ankara, par exemple, refuse toujours de reconnaître un Etat déjà membre, Chypre, ce qui paralyse notamment tout accord de libre-échange. Certains pays, dont la France alors présidée par Nicolas Sarkozy, mais aussi l'Allemagne et l'Autriche, se sont en outre opposés à la discussion de tout chapitre qui pourrait supposer une sorte de préadhésion.

Aujourd'hui, Ankara considère que l'intégration reste "une priorité stratégique ", ainsi que l'a expliqué, samedi 29 juin, le ministre des affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, à l'hebdomadaire allemand Focus. Et l'Europe encourage financièrement la Turquie pour l'aider à préparer une adhésion toujours improbable : l'instrument d'aide de préadhésion (IAP) de la Commission, approuvé par tous les Etats, permet de verser, en moyenne, 685 millions d'euros par an à Ankara. "Ce n'est pas une aide au développement, mais un moyen d'aider à une possible adhésion et de faciliter l'intégration des critères européens", souligne Peter Stano, porte-parole du commissaire à l'élargissement, Stefan Füle.

Les principaux objectifs de l'IAP sont l'édification d'institutions démocratiques et d'une économie de marché, une amélioration de la capacité administrative, le développement régional et rural, etc.

Certains eurodéputés se sont émus récemment, au moment de la violente répression des manifestations antigouvernementales, que l'UE ne remette pas en cause cette aide. Dans une tribune virulente parue dans le quotidien néerlandais De Volkskrant le 25 juin, l'un d'eux, Derk Jan Eppink, élu du parti belge Liste Dedecker, reprochait aux dirigeants européens de "nourrir leurs adversaires", dont le président turc, Recep Tayyip Erdogan. D'autres déplorent le manque de clarté et de transparence quant à l'utilisation des fonds de l'IAP. Et s'étonnent que les rapports sur l'état d'avancement des réformes dans les pays candidats ne comportent pas un volet financier détaillé.

RÉFORME POUR 2014

La Commission européenne annonce pour 2014 une réforme de cette politique ambitieuse qui a été dotée, pour 2007-2013, d'un budget global de 11,5 milliards d'euros, affectés à neuf Etats : outre la Turquie et l'Islande, sept Etats des Balkans sont candidats à l'adhésion. La Serbie touchera, par exemple, 208 millions d'euros en 2013, tandis que l'ancienne République yougoslave de Macédoine, la Bosnie-Herzégovine et l'Albanie en recevront respectivement 113, 109 et 95.

Il s'agirait de modifier l'usage de ces fonds pour les rendre "plus efficaces", selon la formule de la Commission. Qui défend toutefois leur principe au nom du réalisme. "Ils sont à la fois un bon investissement et une préservation de nos intérêts, affirme M. Stano. Ces pays font partie de notre voisinage immédiat. Avec ces fonds, ils peuvent mener à bien des réformes, renforcer leurs institutions, améliorer leurs critères environnementaux, lutter plus efficacement contre la criminalité."

Pour la Commission, la stabilité et la sécurité de l'Europe s'en trouvent, du coup, améliorées et le contrôle des frontières, l'immigration ou l'approvisionnement énergétique sont sous surveillance. "Enfin, l'investissement dans les pays candidats à l'élargissement peut créer de nouvelles opportunités pour nos entreprises", conclut le porte-parole de M. Füle.




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Source/Lien : Le Monde



   
 
   
 
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