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À Marseille, 4 000 âmes en peine pour "Misha"
Publié le :

La Provence.com

Légende photo: C'est tout le coeur de Marseille qui s'est arrêté de battre durant une heure, à l'image de son artère mythique, la Canebière, que le cortège a descendue au pas. Photo cyril sollier

Dimanche 18/01/2015 à 14H29

Une marche blanche a eu lieu hier en souvenir de l'adolescent assassiné lundi

Il a fallu environ une heure à ce cortège dense et silencieux pour descendre, au pas, la Canebière, depuis l'Église des Réformés jusqu'au Vieux-Port. Une heure pendant laquelle chacun des 4 000 Marseillais présents a communié avec la peine abyssale de la famille et des proches de Mickaël Asaturyan, cet adolescent de 16 ans assassiné pour une embrouille de cour d'école lundi dernier devant le lycée Camille-Jullian à la Barasse (11e).

Alors qu'il distribuait avec ses équipes les 2 000 roses blanches offertes pour l'occasion par un fleuriste de la communauté arménienne, Vardan Bournazian, le responsable des scouts apostoliques, Raffi Delanian, assurait que "c'est l'intégration à la Marseillaise qui a échoué ainsi que le laxisme des politiques à l'échelle nationale. Comment est-ce possible d'entendre dans une cour d'école "va manger tes morts" balancé en direction d'un jeune Arménien à quelques semaines seulement du centenaire du génocide ? Misha était intègre, droit et serviable alors pourquoi cette haine ?", questionnait-il.

Jean-Claude Gaudin, le maire UMP de Marseille - entouré de nombreux élus de toutes tendances politiques de la Ville, de la Communauté urbaine et de parlementaires - était venu dire tout son soutien à la famille endeuillée mais aussi la fermeté qu'il attendait de l'institution judiciaire : "J'espère que la justice sera sévère à l'égard de ces deux jeunes qui ont commis cet assassinat inutile, gratuit et stupide", a-t-il affirmé avant que le cortège ne s'engage sur la Canebière. Sur nombre de pancartes et autres banderoles, portées hautes vers le ciel, on pouvait lire nombre des "Je suis Mickäel", en référence au "Je suis Charlie" né la semaine dernière des actes terroristes perpétrés avec autant d'aveuglement et de froideur que cet assassinat.

"La vie de chaque personne est précieuse"

"Cette marche apaise et réconforte même si rien ne ramènera Mickaël, témoignait Jacques Donabedian, co-président du conseil de coordination des organisations arméniennes de France, il y a des tensions, il faut le dire, et pour apaiser tout cela nous avons besoin d'une meilleure éducation dans les foyers et d'une discipline plus ferme dans nos établissements".

À son arrivée sur le Vieux-Port, le cortège s'est rassemblé sous et autour de l'ombrière, au centre de laquelle l'archevêque Vahan Hovhanessian, Primat du Diocèse de France de l'Église arménienne apostolique, a chanté une longue et poignante prière.

Après ces moments de recueillements et les dizaines de condoléances reçues par les parents, mais aussi le frère et les cousins de Mickaël, l'archevêque confiait que "la vie de chaque personne est précieuse, et malgré les rivalités qui peuvent exister entre les communautés arméniennes et musulmanes, rien ne doit justifier de tuer. Il faut se mettre autour de la table des négociations, mais ne jamais en venir à des gestes irréparables."

Retour sur les faits

Tout a démarré en cours de sport, lundi dernier. Un banal match de basket. Une banale dispute entre Mickaël et une jeune fille de 17 ans, prénommée Sophia, qui va pourtant le menacer de mort. Et par un appel à l'un de ses cousins, Zakari, 17 ans lui aussi, elle va allumer la mèche criminelle. Mickaël a été foudroyé par des coups de matraque et trois coups de couteau dont un lui a été fatal. Mardi, le suspect principal, Zakari, s'est rendu à la police. Jeudi, c'est Réda, un jeune de 18 ans qui avait participé à l'agression, qui faisait de même. Avec la jeune Sophia, ils ont été mis en examen et écroués.

Éric Espanet



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Source/Lien : La Provence.com



   
 
   
 
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