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Article du journal franco-turc Zaman - 10/03/2015 - 2
Publié le :

Le Collectif VAN relaye ici les articles du journal franco-turc Zaman (équivalent du Today's Zaman en langue anglaise, diffusé en Turquie). Attention : ces articles ne sont pas commentés de notre part. Il s'agit pour l'essentiel de traductions des versions turque et anglaise du Zaman, journal anciennement proche du parti au pouvoir (AKP) mais dont le propriétaire, le prédicateur musulman Fetullah Gülen, est désormais en guerre ouverte avec Erdogan.



Zaman France

Lutte acharnée au sommet du pouvoir turc : Fidan évincé, Gül rappelé

Lundi, Mars 9, 2015 - 18:10

Sami Kiliç
Paris

Le retour sur la scène politique de l'ancien président de la République, Abdullah Gül, un des trois piliers de l'AKP, est de plus en plus évoqué dans les coulisses. L'actuel chef de l'Etat, Tayyip Erdogan, a clairement affirmé son soutien. Un geste qui a été perçu comme un défi lancé à son Premier ministre Ahmet Davutoglu qui manifeste de plus en plus des signes d'indépendance.

Les alliances se redéfinissent-elles au sein de l'AKP ? Voilà la seule question qui préoccupe les observateurs politiques à trois mois des élections législatives. L'énième victoire du parti au pouvoir ne faisant aucun doute, c'est la tectonique des plaques au sein du parti de la Justice et du Développement qui attire l'attention.

Erdogan brouille les pistes

Agacé par le départ de Hakan Fidan, le chef des renseignements, Erdogan a immédiatement pris position contre celui qu'il appelait jadis sa «boîte à secrets». «Un ministère lui a sans doute été promis», avait lâché le président, visiblement meurtri au point d'exprimer sa déception en public. Son Premier ministre Ahmet Davutoglu, qui l'avait débauché, s'était dit ravi que Fidan rejoigne l'AKP. Or ce dernier, las des remontrances présidentielles, a, au dernier moment, jeté l'éponge et retiré sa candidature à la députation.

Cet épisode a laissé un relent de soufre dans le parti. L'idée d'un duo Davutoglu-Fidan contre Erdogan s'est rapidement installée. C'est dans ce contexte que, interrogé sur le retour éventuel de son prédécesseur Abdullah Gül sur la scène politique, l'homme fort du pays a déclaré à la surprise générale : «Ça serait une bonne chose».

Cette œillade a été interprétée comme une piqûre de rappel lancée en direction du chef du gouvernement qui désire de plus en plus jouer son véritable rôle d'animateur de l'exécutif comme l'y invite la Constitution.

Fidan évincé, Erdogan renforce son emprise

Déjà Premier ministre en 2002, le temps qu'Erdogan se voit restituer ses droits politiques et se fasse élire, Gül a été ministre des Affaires étrangères et porté à la présidence de la République par Erdogan, qui avait décidé de passer la main en 2007. «Je retournerai à mon parti», avait certes prévenu Gül quelques jours avant son départ du palais présidentiel en août dernier. Mais il avait pris soin de déclarer qu'il n'avait pas de plan de carrière «dans les conditions actuelles». Les «conditions actuelles» étant l'élection de Tayyip Erdogan au suffrage universel direct.

Comment, en effet, un ancien chef d'Etat, connu pour sa relative liberté d'action, pouvait-il appliquer les choix politiques définis par un président dont la légitimité repose désormais sur la souveraineté populaire ? Gül a beau être le «deuxième père fondateur» de l'AKP, il n'en a pas moins une personnalité qui se prête mal aux obséquiosités.

La sortie de Tayyip Erdogan devient alors étrange. Inviter Gül serait lui promettre en creux un poste important, soit la tête du gouvernement. Or, les caractères des deux membres de l'exécutif font qu'il serait impossible pour eux de cohabiter longtemps.

Bülent Arinç, vice-Premier ministre et autre poids lourd de l'AKP, a estimé que Gül ferait un bon président de l'Assemblée nationale, une fonction par trop honorifique.

Gül refuse de revenir

Fehmi Koru, un journaliste proche de Gül, a pour sa part estimé que la perspicacité de l'ancien chef de l'Etat était nécessaire au bon fonctionnement de l'Etat mais que le seul scénario envisageable était qu'Erdogan lui laisse... sa place et qu'il redevienne lui, Premier ministre.

Abdullah Gül reste pour l'heure silencieux mais la règle de limitation des mandats à trois, prévue dans les statuts du parti, va entraîner le départ de nombreux caciques. Une aubaine pour Davutoglu qui a besoin de soutiens de taille. Et si Gül renforçait la main de ce dernier ? Le Premier ministre, également leader de l'AKP, lui a déjà signifié que le parti était «sa propre maison» et qu'il pouvait venir quand il le souhaitait. La défection de Fidan révèle cependant que le pouvoir de nuisance d'Erdogan était encore implacable. Dans la foulée, Abdullah Gül a fait savoir à son entourage qu'il n'envisageait nullement de revenir sur le devant de la scène.




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Source/Lien : Zaman France



   
 
   
 
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