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Azerbaïdjan : le Conseil des Droits de l’Homme à l’ONU tire la sonnette d’alarme
Publié le :

Nor Haratch

Article du : 24 mars , 2015

L’Observatoire des droits de l’Homme de l’ONU dénonce les atteintes croissantes à la liberté d’expression au pays d’Aliyev, à la faveur d’un nouvel arsenal législatif limitant les ressources financières des ONG. Il se dit également préoccupé par la situation de santé de Leyla Yunus et Intigam Aliyev, qui ont besoin d’un soutien médical urgent.

Dans une déclaration conjointe sur l’Azerbaïdjan du 17 mars dernier, (point 4 de la 28ème session), l’Observatoire formé du Conseil des Droits de l’Homme des Nations Unis a dénoncé une aggravation de la répression et des atteintes à la liberté d’expression.

Cette déclaration conjointe est délivrée par la Fondation Maison droits de l’homme au nom de la coalition des ONG mixtes, composée des organisations suivantes : Civicus, l’article 19, Human Rights Watch, le Service international pour Droits de l’Homme (ISHR), la Fédération internationale des droits de l’homme (FIDH) et l’Organisation mondiale contre la torture, dans le cadre de l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits humains.

Depuis l’élection présidentielle en octobre 2013, l’Azerbaïdjan mène une campagne de répression contre les défenseurs des droits de l’homme et, plus généralement, contre les voix indépendantes dans le pays. Conséquence de cette implacable répression, les principaux dirigeants des organisations des droits de l’homme sont derrière les barreaux, ainsi que d’éminents journalistes et autres pacifiques militants, dont de nombreux militants du mouvement de jeunesse NIDA.

Parmi les personnes arrêtées figurent plusieurs personnalités éminentes du pays, parmi lesquelles des journalistes. En Juillet et Août 2014, Leyla Yunus, directrice de l’Institut pour la paix et la démocratie, et son mari, Arif Yunus, ont été arrêtés et accusés de haute trahison, fraude à grande échelle, la falsification, la fraude fiscale et l’entreprise illicite en vertu du Code pénal de la République d’Azerbaïdjan. En Août, ce fut le tour de Rasul Jafarov, un défenseur des droits de l’Homme initiateur de la campagne “Chantez pour la démocratie”, puis de l’avocat des droits de l’Homme Intigam Aliyev, Président de la Legal Education Society, qui a contribué à présenter au moins 130 cas à la Cour européenne des droits de l’Homme, également été arrêté et accusé d’évasion fiscale, d’entreprise illégale, et d’abus d’autorité. L’Observatoire des droits de l’Homme de l’ONU se dit particulièrement préoccupés par la situation de santé de Leyla Yunus et Intigam, Aliyev qui ont besoin d’un soutien médical urgent.

L’observatoire des droits de l’Homme de l’ONU décrit en particulier les restrictions financières et administratives qui entravent volontairement l’action des ONG en Azerbaïdjan. Ainsi, de nouvelles dispositions législatives relatives au financement des ONG “empêchent systématiquement l’accès aux financements nationaux et étrangers, notamment en imposant à tous les bailleurs de fonds l’obtention de licences gouvernementales, et une approbation pour chaque financement de projet, avec pour effet de couper pratiquement toute possibilité de financement pour les ONG”.

“Ces nouvelles dispositions dotent également le gouvernement d’un énorme pouvoir discrétionnaire de dissoudre, imposer des sanctions financières, ou geler les avoirs pour des infractions mineures”. L’observatoire des droits de l’Homme de l’ONU juge également “particulièrement préoccupantes les dispositions qui empêchent les organisations nationales d’accéder à des dons en espèces locales, et de permettre le gouvernement de geler ou de refuser un financement international aux associations nationales si une activité est suspecter de “porter atteinte aux intérêts de l’Etat.”

“En conséquence, déclare l’observatoire de nombreuses ONG ont été contraintes de cesser leurs activités et sont soumises à des poursuites judiciaires. Les comptes bancaires de plus d’une douzaine d’ONG sont bloqués, leurs bureaux sont fouillés, et dans certains cas scellés. De nombreux défenseurs des droits de l’homme plus ont fui le pays.”


Lire aussi :

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Source/Lien : Nor Haratch



   
 
   
 
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