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Un survivant de la Shoah, inspirateur du film « La Rafle », témoigne auprès des collégiens sottevillais
Publié le :

Paris-Normandie

23.03.2015

Témoignage. Joseph Weismann, survivant de la Shoah et inspirateur du film « La Rafle », raconte le Vel d’Hiv aux collégiens.

Les élèves du collège Emile-Zola à Sotteville-lès-Rouen ont rencontré Jospeh Weismann. Ce survivant de la Shoah, ils le connaissent déjà. C’est Jo, le petit garçon du film La Rafle de Roselyne Bosch. Invité par Bruno Vallet, professeur d’histoire-géographie, celui-ci est venu confronter son récit à celui du film.

Le sien débute le 16 juillet 1942. Alors qu’il n’a que 11 ans, sa famille et lui sont arrêtés et emmenés au Vel d’Hiv. Une scène visible dans le long-métrage. « Quand je suis arrivé au faux Vel d’Hiv, en Hongrie, j’ai demandé à Roselyne d’où venait cette odeur insoutenable. Elle m’a regardé, abasourdi, sans comprendre. C’était ma mémoire olfactive. »

Manque d’authenticité

Quelques jours plus tard, ils sont emmenés au camp de Beaune-la-Rolande, dans le Loiret. Joseph y restera mais verra partir sa famille pour Auschwitz. Sa voix s’étrangle. « Dernière fois que je voyais mes parents, gazés à leur arrivée. » Joseph Weismann ne mâche pas ses mots, prônant un discours le plus authentique possible. Le manque d’authenticité, peut-être ce qu’il reproche sans vraiment l’avouer au film qu’il a inspiré. Tout dire, c’est la raison d’être d’Après la Rafle, livre qu’il a écrit, jurant d’être dans le vrai à la virgule près. « Quand j’ai vu la scène de la déportation, j’ai demandé à Roselyne si elle avait compris. Cela ne montrait pas un cinquième de l’horreur ! Elle m’a répondu qu’elle ne pouvait pas tout montrer sinon personne n’aurait voulu voir le film », explique-t-il, tout en concédant que « c’était une raison valable, il faut bien gagner de l’argent ».

Resté seul, Joseph Weismann se met en tête de s’évader du camp. Il trouve en Joseph Kogan un acolyte de taille. Pendant six heures, les deux enfants doivent lutter contre les barbelés, les mains en sang, écorchés sur tout le corps et le visage. C’est là que le bât blesse. « Dans le film, le moment de l’évasion ne dure que quelques minutes ! J’étais vexé en découvrant la scène car cela nous décrédibilise, nous fait passer pour lâches, en faisant paraître l’évasion plus facile qu’elle ne l’est. Nous avons pu nous faufiler uniquement car nous étions petits et chétifs. »

« Vous avez de la chance »

Dans l’auditoire, l’émotion est prégnante. Les centaines d’yeux sont rivés, captivés, sur le survivant. Les questions fusent : « Comment se reconstruit-on ensuite ? », « Vous auriez aimé partir aux États-Unis ? », « Vous avez regretté d’avoir tenté de vous échapper ? » Lui répond consciencieusement mais tient à conclure. « Vous avez de la chance d’être en France, une des plus belles démocraties. Mais on ne sait pas de quoi demain est fait. Un dictateur pourrait réapparaître. Vous, ayez des idées et souvenez-vous, n’acceptez jamais l’inacceptable. »




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Source/Lien : Paris-Normandie



   
 
   
 
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