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6 avril 1944 la rafle dÂ’Izieu
Publié le :

Jewishtraces

6 avril 2012

Le 11 mai 1987 au Palais de Justice de Lyon lors de la lecture de l’acte d’accusation, Klaus Barbie comparait devant le tribunal pour répondre de sa responsabilité dans la rafle d’Izieu.

La colonie

Izieu est un petit village perché au dessus d’un bras du Rhône à la frontière de trois départements français : l’Ain, l’Isère et la Haute Savoie. La célébrité de ce village découle de la tragédie qui y survint le 6 avril 1944.

Ce jour là quarante quatre enfants juifs et leurs sept éducateurs sont arrêtés par les agents de la Gestapo de Lyon, ayant à leur tête Klaus Barbie, accompagnés d’un bataillon de la Wehrmacht.

Seule une éducatrice survivra à la rafle et à la déportation, Lea Feldblum témoignera en 1987 au procès de Barbie à Lyon. Barbie sera condamné pour le crime d’Izieu.

Sur la petite route qui mène au village, quelques centaines de mètres avant l’église légèrement en retrait, le hameau de Lélinaz abrite la maison qui servit de colonie pour les enfants juifs réfugiés.

Cette maison est proposée à Sabine Zlatin par le sous-préfet de Belley (Ain), Pierre-Marcel Wiltzer, pour créer une colonie d’enfants au printemps 1943. Sans toutefois les nommer, le sous préfet sait qu’il s’agit d’enfants juifs provenant de Lodève dans l’Hérault, qu’il faut soustraire au danger. Il propose la maison du hameau de Lélinaz à l’entrée d’Izieu en retrait de la route de Belley, à l’abri.Sabine Zlatin accepte et entame avec son mari, Miron les démarches pour amener les enfants et recruter les éducateurs qui en prendront soin.

Certains des enfants sortent des camps du sud de la France, ainsi Mina et Claudine Halaunbrenner étaient internées à Rivesaltes avec l’ensemble de la famille.

Peu à peu la maison se remplit, le nombre d’enfants ne cesse de croitre jusqu’au mois de septembre 1943, ils sont alors soixante quatre à se répartir dans les dortoirs du premier étage et le bâtiment annexe où dorment les plus grands.

En septembre 1943 ,Izieu à la suite de l’invasion de la zone italienne par la Wehrmacht est à nouveau en danger, certains parents réussissent à chercher leurs enfant et à fuir, d’autres sont déportés où cachés et les enfants obligés de rester à la colonie.

A la rentrée scolaire d’octobre une jeune institutrice est nommée par Vichy et les enfants sont scolarisés dans une salle de la maison, les aînés sont envoyés au collège de Belley.

Gabrielle Perrier restera en poste jusqu’aux vacances de Pâques 1944. Le 6 avril 1944 correspond au premier jour des vacances scolaires.

Sabine Zlatin tente de liquider, sur les instructions de l’OSE et du réseau Garel, la maison d’Izieu mais n’y parvient pas. Il est difficile de trouver un refuge pour les enfants.

Le danger se rapproche, le 7 janvier 1944, Albert Bendrihem, médecin à Brégnier–Cordon, exerçant malgré les lois antisémites de Vichy est arrêté et déporté, en février, la Gestapo arrête le personnel de l’OSE à Chambéry.

La colonie n’est toujours pas démantelée et la rafle survient le jeudi 6 avril 1944, alors que tous viennent d’être appelés pour le petit déjeuner.

Léon Reifmann est le seul à pouvoir s’échapper par une fenêtre de l’escalier il saute et rejoint le bois derrière la maison. Sa sœur Sara, son neveu Claude et ses parents sont arrêtés.

Les enfants

Sami Adelsheimer, 5 ans
Hans Ament, 10 ans
Nina Aronowicz, 12 ans
Max-Marcel Balsam, 12 ans
Jean-Paul Balsam, 10 ans
Esther Benassayag, 12 ans
Elie Benassayag, 10 ans
Jacob Benassayag, 8 ans
Jacques Benguigui, 12 ans
Richard Benguigui, 7 ans
Jean-Claude Benguigui, 5 ans
Barouk-Raoul Bentitou, 12 ans
Majer Bulka, 13 ans
Albert Bulka, 4 ans
Lucienne Friedler, 5 ans
Egon Gamiel, 9 ans
Maurice Gerenstein, 13 ans
Liliane Gerenstein, 11 ans
Henri-Chaïm Goldberg, 13 ans
Joseph Goldberg, 12 ans
Mina Halaunbrenner, 8 ans
Claudine Halaunbrenner, 5 ans
Georges Halpern, 8 ans
Arnold Hirsch, 17 ans
Isidore Kargeman, 10 ans
Renate Krochmal, 8 ans
Liane Krochmal, 6 ans
Max Leiner, 8 ans
Claude Levan-Reifman, 10 ans
Fritz Loebmann, 15 ans
Alice-Jacqueline Luzgart, 10 ans
Paula Mermelstein, 10 ans
Marcel Mermelstein, 7 ans
Theodor Reis, 16 ans
Gilles Sadowski, 8 ans
Martha Spiegel, 10 ans
Senta Spiegel, 9 ans
Sigmund Springer, 8 ans
Sarah Szulklaper, 11 ans
Max Tetelbaum, 12 ans
Herman Tetelbaum, 10 ans
Charles Weltner, 9 ans
Otto Wertheimer, 12 ans
Emile Zuckerberg, 5 ans

Les éducateurs

Lucie Feiger, 49 ans
Mina Friedler, 32 ans
Sarah Levan-Reifman, 36 ans
Eva Reifman, 61 ans
Moïse Reifman, 63 ans

La famille Reifman. De gauche à droite : Suzanne, Eva, Claude et Moïse. Ils seront assassinés le 15 avril 1944 à Auschwitz-Birkenau. © Col. Paule Reifman

Miron Zlatin, 39 ans
et Lea Feldblum, 27 ans, seule survivante




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Source/Lien : Jewishtraces



   
 
   
 
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