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En présence des Arméniens, le pape demande des « gestes de réconciliation »
Publié le :

La Croix

9/4/15 - 17 H 16

Recevant des représentants de l’Église catholique arménienne, jeudi 9 avril, à l’approche du centenaire du génocide, le pape François a demandé des « gestes concrets de réconciliation et de paix entre les nations qui n’arrivent pas encore à atteindre un consensus raisonnable sur la lecture de tels tristes événements ».

Le pape François a rendu hommage « aux fils et aux filles » du peuple arménien « qui furent victimes il y a cent ans », devant le synode patriarcal de l’Église catholique de ce pays, reçu ce jeudi 9 avril au Vatican.

Une audience en amont de la messe en rite arménien que le pape célébrera en la basilique Saint-Pierre, dimanche 12 avril, à l’occasion du très prochain centenaire du génocide ayant frappé ce peuple avant la chute de l’empire ottoman.

Le président arménien, Serge Sarkissian, est attendu à cet office. À cette occasion, saint Grégoire de Narek (Xe siècle) sera proclamé docteur de l’Église universelle.

Sans prononcer le terme de génocide, que refuse de reconnaître la Turquie, le pape a appelé à « soigner toute blessure et à hâter des gestes concrets de réconciliation et de paix entre les nations qui n’arrivent pas encore à atteindre un consensus raisonnable sur la lecture de tels tristes événements ».

Ses propos rejoignent ceux qu’il avait dits, dans sa conférence de presse dans le vol retour de Turquie le 30 novembre.

Le pape François avait alors salué le « geste, une main tendue » que fit Recep Erdogan (aujourdÂ’hui président turc) en adressant une lettre à la date anniversaire des massacres : « CÂ’est positif, ce quÂ’a fait le premier ministre dÂ’alors ». « Une chose qui me tient beaucoup à cÂœur est la frontière turco-arménienne : si on pouvait ouvrir cette frontière, ce serait une belle chose ! Je sais quÂ’il y a des problèmes géopolitiques dans la région, qui ne facilitent pas lÂ’ouverture de cette frontière. Mais nous devons prier pour la réconciliation des peuples », avait ajouté le pape, espérant « pouvoir avancer sur un chemin de petits gestes, de petits pas de rapprochement ».

« Divine Miséricorde »

Dans son texte aux représentants de l’Église catholique arménienne, le pape François invoque pour cette réconciliation l’aide de la « Divine Miséricorde », célébrée précisément dans le calendrier liturgique ce même 12 avril. La veille, avant les vêpres de cette solennité, il doit rendre public la bulle d’indiction du jubilé de la Miséricorde qu’il a annoncé au deuxième anniversaire de son pontificat.

Les catholiques sont minoritaires en Arménie, orthodoxe à 94 %. Mais à ce propos, le pape François a réutilisé son expression d’« œcuménisme de sang » à propos du génocide.

L’ex-république d’URSS, toujours alliée de la Russie, est le premier État à s’être officiellement converti au christianisme, en 301, comme l’a également rappelé le pape. Celui-ci a aussi remémoré le rôle joué par Benoît XV (1914-1922), « grand ami de l’Orient chrétien », « qui intervint auprès du sultan Mehmet V pour faire cesser les massacres des Arméniens ». Un article le mois dernier paru dans laCivilità Cattolica, revue jésuite italienne toujours éditée après relecture attentive de la secrétairerie d’État du Saint-Siège, voire parfois du pape François lui-même, rend compte des différentes interventions du Vatican à l’époque.

Alep, refuge des Arméniens en 1915

Il a évoqué « avec tristesse » le souvenir que la ville syrienne d’Alep, « ville martyre », avait servi, il y a cent ans, de refuge aux survivants alors qu’aujourd’hui, dans cette même région, « est mise en péril la permanence des chrétiens, pas seulement arméniens ».

Le génocide arménien est survenu durant la Première guerre mondiale. En un peu plus d’un an, près d’un million (entre 800 000 et 1 250 000) d’Arméniens ont péri, soit presque la moitié de la population arménienne ottomane.

La France compte une diaspora de près de 500 000 Français d’origine arménienne. Paris a reconnu le génocide par la loi du 29 janvier 2001. Le vote en décembre 2011/janvier 2012 d’une loi pénalisant la négation de ce génocide a été censuré par le Conseil constitutionnel en mars 2012. Le président Hollande se rendra à Erevan le 24 avril pour le centenaire du génocide.

Sébastien Maillard (à Rome)
9/4/15 - 17 H 16





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Source/Lien : La Croix



   
 
   
 
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