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Ces nazis jugés pour leurs crimes
Publié le :

Le Point - Publié le 21/04/2015 à 18:49

Par Antoine Matta

Oskar Gröning, dont le procès a commencé mardi en Allemagne, est sans doute le dernier nazi à comparaître devant un juge. Retour sur une longue série.

Oskar Gröning est jugé au tribunal de Lunebourg en Allemagne. Pendant deux ans, il fut le "comptable" du camp de concentration et d'extermination d'Auschwitz, chargé de récupérer les biens des déportés avant d'envoyer les objets de valeurs à Berlin. Alors qu'il menait une vie paisible depuis la fin de la guerre, il est sorti de son silence il y a douze ans sur les plateaux de la BBC. Poussant le procureur d'Hanovre à le poursuivre en justice. Dès 1945, de multiples procès se sont tenus à travers le monde, en Allemagne, en Autriche ou encore en Italie. Mais également sur les lieux mêmes des crimes, en Pologne. Des années après la guerre, la justice, épaulée par la détermination de "chasseurs de nazis" comme Simon Wiesenthal ou Beate Klarsfeld, continue de traquer les criminels qui ont échappé à ses filets.

Nuremberg : 1945 - 1946

Juste après la fin de la Seconde Guerre mondiale, les vainqueurs jugent les vaincus. Le procès de Nuremberg se déroule entre le 20 novembre 1945 et le 1er octobre 1946. La ville n'est pas choisie au hasard, elle était un symbole du nazisme. Sur les vingt-quatre dirigeants nazis jugés, vingt et un sont présents. Quatre organisations considérées comme criminelles sont également jugées : le parti nazi, la SS, le SD et la Gestapo. C'est la première fois qu'est soulevé le chef d'accusation de crime contre l'humanité. Les trois autres inculpations retenues sont le crime contre la paix, le plan concerté ou complot, et le crime de guerre. Le 1er octobre 1946, le tribunal prononce douze condamnations à mort, trois à la prison à perpétuité, quatre peines de dix à vingt ans de prison et trois acquittements.

En parallèle du procès principal se déroulent douze autres procès dans les différentes zones d'occupation allemande entre 1946 et 1949. Au total, 5 006 personnes sont inculpées, 794 condamnées à mort et 486 exécutées. Parmi les procès qui ont suivi (que l'on surnomme les "procès successeurs"), des médecins, des juges, des militaires haut placés...

Le procès d'Adolf Eichmann en Israël en 1961

La mise en place de la "solution finale", c'est lui. Adolf Eichmann fut enlevé en Argentine et ramené en Israël par Le Mossad. Il fut jugé en 1961 par un tribunal israélien, notamment pour crimes contre le peuple juif et crimes contre l'humanité. Déclaré coupable, il sera pendu le 31 mai 1962 dans une prison près de Tel-Aviv. C'est la seule fois où la peine de mort fut appliquée en Israël. Très médiatisé, ce procès fut selon le Premier ministre israélien de l'époque, David Ben Gourion, le "Nuremberg du peuple juif". La communauté internationale suivit attentivement ce procès qui révéla à la terre entière les mécanismes de la déportation des juifs et l'inhumanité d'un tel système.

Klaus Barbie à Lyon en 1987

Le 11 mai 1987 s'ouvre le très médiatique procès de Klaus Barbie, quarante-trois ans après sa fuite. L'ancien officier SS responsable de la Gestapo à Lyon avait été jugé par contumace entre 1952 et 1954. Recherché par la France, il s'était enfui en Amérique du Sud après un passage aux États-Unis (avril 1947 - mars 1951). Se renommant "Klaus Altmann", il vécut principalement en Bolivie. Piégé par le journaliste Ladislas de Hoyos, en 1972, il fut extradé vers la France en 1983.

Pour des raisons historiques, son procès fut filmé, cas rarissime en France. Après huit semaines d'audiences, le verdict tomba. Le samedi 4 juillet à 0 h 17, le jury condamne l'accusé à la réclusion criminelle à perpétuité. Il était poursuivi pour dix-sept crimes contre l'humanité. Le "boucher de Lyon" fut notamment reconnu coupable d'avoir envoyé quarante-quatre enfants juifs (les enfants d'Izieu) et sept adultes en déportation à Auschwitz en 1944. Il meurt en 1991 dans sa cellule.

Des procès moins médiatiques

Le commandant du camp d'Auschwitz, Rodolf Hoess, est condamné à mort par le tribunal de Pologne le 2 avril 1947. Il est pendu le 16 avril 1947.

Le tribunal de Francfort-sur-le-Main organise une série de procès entre 1963 et 1976. En 1965, vingt-deux responsables du camp d'Auschwitz sont condamnés.

En 1988, en URSS, un collaborateur des nazis devenu SS, Alexandre Possevine, est accusé d'avoir massacré des civils en Ukraine. Il est condamné à mort, puis fusillé.

En 1992, Joseph Schwammberger, ancien commandant de camps de travail en Pologne entre 1942 et 1944, est condamné à la perpétuité par le tribunal de Stuttgart pour meurtre et complicité de meurtre de détenus juifs.

En Italie, Erich Priebe, un ex-officier nazi, est condamné à la perpétuité en 1998 pour sa participation à l'exécution de 355 otages à Rome.




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Source/Lien : Le Point



   
 
   
 
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