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Lavach'. « À partager comme le bon pain ! »
Publié le :

Le Télégramme

Légende photo : Lavach', ce sont Sévane Stepanian (chant, accordéon), Yohan Rochetta (violon), François Roche-Juarez (trombone, guitare) Frédéric Birau Maliszewski (batterie, percussions).

4 juin 2015 à 07h39/ Recueilli par Bruno Salaün

Lavach' diffuse une musique qui transpire le monde. Le quatuor cosmopolite se produira, samedi, à 23 h à Quimper, à La Rue est vers l'art. Sa chanteuse et accordéoniste, Sévane Stepanian, décrit le désir de partager la musique ainsi qu'un « rêve commun » entre Arméniens et Turcs.

Lavach' a joué à « La P'tite Istanbul en fête » samedi dernier à Paris. Vous êtes signataire d'un « rêve commun », un texte en faveur de l'ouverture d'une ère de paix entre Turcs et Arméniens. Une urgence ?

Ça fait cent ans que ça dure ! Il est temps d'écrire ensemble une nouvelle page dans le respect de l'histoire de ces deux peuples, sans manichéisme. Au plus profond de mes origines arméniennes de Turquie, je partage ce rêve commun, cet espoir de paix. J'étais justement très émue samedi qu'une association culturelle turque, comme l'Acort, qui organisait la fête, reconnaisse le génocide arménien. Ça m'a beaucoup touchée de voir des gens d'origines turques et arméniennes danser main dans la main quand nous avons joué un kotchari, une danse traditionnelle arménienne. C'est par ces biais que l'on peut construire ensemble.

Lavach' est né il y a une quinzaine d'années à La Goutte d'or, un quartier de migrants, à Paris. Terreau idéal pour votre musique cosmopolite ?

Elle ne pouvait s'écrire ailleurs, cette histoire. D'ailleurs, le fait d'avoir rejoué dans un quartier populaire, pour le coup turc, samedi dernier, avec un public très varié, me laisse à penser que jouer dans la rue peut avoir une petite résonance politique. La musique et les arts permettent aux gens de se rassembler en un lieu, à un moment donné, et d'oublier un peu leurs différences. Des expériences, qui durent l'espace d'un concert, sont riches de sens. Il faudrait pouvoir les partager plus régulièrement dans les rues, sans être confrontées à des histoires d'autorisation administrative. Peut-être qu'ainsi on pourrait aussi mieux vivre les uns à côté des autres ?

Les rues du monde, vous les avez parcourues, d'Europe de l'Est en Amérique, de l'Asie à la Guadeloupe. Qu'est-ce qui fait le sel de ce groupe ?

Le voyage à travers des cultures musicales diverses, qui nous inspirent beaucoup de compositions et d'arrangements. Certaines musiques arméniennes peuvent être mélancoliques, certaines musiques d'Amérique du Sud apportent de la joie, des choses relevées. Les musiques sont un prétexte à partager les émotions qui nous traversent, nous secouent au fil de la vie et de tournées du groupe. On ne joue pas dans les règles de l'art les musiques de Bulgarie, de Macédoine ou d'ailleurs, on se les réapproprie en tant que Français d'origines diverses (arménienne, mexicaine, polonaise, italienne). Toutes ces émotions, on a envie de les partager, comme on partage un bon pain (NDLR : Lavach' est le nom d'un pain arménien).

Lavach' a publié trois albums, dont « Jigouli driver » en 2013. Autre disque en vue ?

Nous avons un projet autour des musiques arméniennes, en les revisitant entre accords traditionnels et actuels. À écouter sur www.lavach.com

EN COMPLÉMENT

Amar et Mouss de retour dans le quartier


À l'occasion de la 8e édition du festival La Rue est vers l'art, ce week-end à Penhars, Amar et Mouss effectuent leur retour sur scène. Ils seront de nouveau « en tournée mondiale dans le Quartier », samedi soir, avec des chansons et des sketches. Les deux complices, qui se sont connus sur les bancs du lycée Jean-Moulin de Plouhinec, ont fait leurs premiers pas sur scène dans les années 90.

« On vous parle d'un temps »

« On avait 24 et 26 ans et, en deux ans, de 1994 à 1996, on a donné une soixantaine de spectacles dans les bars, dans les MPT, au centre social, à la Caf, aux Restos du coeur et même au Pavillon lors d'un concert pour la lutte contre le Sida », se souvient Moustafa, animateur à la MPT de Penhars pendant 18 ans et actuellement assistant d'éducation au lycée des métiers de Pont-de-Buis. « C'est la scène qui m'a mis sur la voie de l'animation », reconnaît d'ailleurs ce dernier. Le duo, qui se produisait à l'époque sous le nom des Bigouden's brothers, ont également été invités à participer au Label Nocturne.

Persistance du goût de la scène

« On cherchait à l'époque un metteur en scène mais on n'avait pas d'argent, c'est ce qui a fait qu'on a arrêté. Et puis chacun est parti vers une carrière professionnelle », précise Moustafa.

Mais ce goût de la scène et de l'écriture de spectacles ne les a pas tout à fait quittés. Amar a continué à créer ses propres shows : « Amar fait son cirque » en 2001 et « Amar à bout » en 2003 avec Mouss à nouveau à ses côtés. Et, 20 ans après leurs débuts sur les planches, ils se lancent à nouveau dans l'aventure avec des chansons rap ou reggae, dont une parodie de « Bouge de là » de MC Solaar et un sketch sur Yann, un vieux garçon qui vit chez sa mère, écrit en 1996 dont ils livrent une version réactualisée. Amar et Mouss se donnent ainsi un an pour peaufiner leur répertoire et être fin prêts pour une nouvelle tournée au printemps 2016.

Pratique

En attendant, on pourra les découvrir ou les redécouvrir, samedi, à partir de 20 h 30, sur la grande scène entre les groupes programmés Batoucada Zalindê, Amari Famili (musique tzigane) et Lavach'(rock bulgare).

Ambiance de feu hier soir

Grosse ambiance, hier soir, sur le parvis de la MPT de Penhars, en ouverture du festival La Rue est vers l'art 2015. La Cie Sucre d'OrgUe a livré ses « fantaisies foraines », un spectacle très participatif, dans une atmosphère survoltée. Les quatre comédiens chanteurs ont littéralement embarqué le public venu nombreux, en famille ou par bandes de jeunes copains. Des rires, des cris, de la joie... La fête quoi ! Elle va se poursuivre jusqu'à samedi avec, en particulier une soirée hip-hop/rap demain qui verra monter les danseurs du Pockemon Crew, puis les rappeurs Blacko et Lino sur la grande scène. Samedi, la journée sera ponctuée de spectacles de rue tandis que les groupes de musiques du monde Batucada Zalindê, Amari Famili et Lavach' (interview ci-dessus) se succéderont au fil de la soirée.




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Source/Lien : Le Télégramme



   
 
   
 
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