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Irak : mort de Tarek Aziz, la vitrine du régime de Saddam Hussein
Publié le :

Le Figaro

Par Georges Malbrunot Publié le 05/06/2015 à 17:10

L'ancien ministre des Affaires étrangères du raïs irakien est décédé à l'hôpital de Nassiriya. Il avait 79 ans.

Il était la vitrine de la dictature bassiste. Le seul parmi les compagnons de route de Saddam Hussein à comprendre le monde, disaient de lui ses amis diplomates français en poste à Bagdad, avant le renversement du régime par les soldats américains en avril 2003. Tarek Aziz est mort en prison. Il avait 79 ans. Il était malade depuis de nombreuses années. Son épouse, Violette, et ses fils avaient tenté en vain d'obtenir sa libération. Mais à chaque fois, les nouvelles autorités irakiennes avaient mis leur veto à leurs demandes.

Né à Mossoul dans une famille chrétienne, Tarek Aziz avait d'abord été professeur d'anglais avant d'entrer dans la diplomatie. Jusqu'au bout, l'ancien ministre des Affaires étrangères de Saddam Hussein aura été loyal à son chef, refusant même les discrètes offres de désertion que lui avaient proposé certains pays européens. Bassiste, il était, baasiste, il mourrait.

C'est lui, qui pendant les nombreuses crises qui opposèrent l'Irak à la communauté internationale dans les années 1990, se rendit à Paris à Washington ou à New York porter la parole de son pays, soumis à un implacable embargo de la part de la communauté internationale. Grand amateur de cigares et de whisky, Tarek Aziz, reconnaissable à ses épaisses lunettes à écailles, était apprécié par les diplomates français et américains.

Reddition aux troupes américaines

Durant ces périodes d'extrême tension, que ce soit lors de l'invasion du Koweït en 1990 ou pendant la crise des palais présidentiels en 1998, il lui arrivait même d'outrepasser les instructions que Saddam Hussein lui avait données afin de trouver avec ses interlocuteurs étrangers une solution pour éviter le recours à la force. Mais jamais, Tarek Aziz ne prit le risque d'imposer ses vues à son chef. A chaque crise, il devait in fine obtenir l'aval de Saddam Hussein, quitte à devoir annoncer, parfois en pleine nuit à l'ambassadeur de France à Bagdad, qu'il ne pouvait aller plus loin dans les concessions demandées à l'Irak pour régler l'inextricable différend sur son soi-disant arsenal d'armes de destructions massives.

Un mois après la chute de Bagdad en avril 2003, il se rendit aux troupes américaines, lancées alors dans une impitoyable traque des hiérarques de la dictature. Sa famille, elle, s'était entendue avec les Américains et les Jordaniens pour être abritée à Amman. Ces dernières années, son épouse, qui allait prier tous les dimanches à l'église, avait été autorisée à lui rendre visite en prison.

Tarek Aziz, l'intellectuel, n'avait pas de sang sur les mains. Il s'était vu infliger plusieurs condamnations, parmi lesquelles la réclusion à perpétuité, et la peine de mort qui ne fut jamais appliquée. Il était l'un des derniers cadres de la dictature bassiste à être encore en vie. Les autres ayant été éliminés ou étant morts.




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Source/Lien : Le Figaro



   
 
   
 
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