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Article du journal franco-turc Zaman - 16/06/2015- 2
Publié le :

Le Collectif VAN relaye ici les articles du journal franco-turc Zaman (équivalent du Today's Zaman en langue anglaise, diffusé en Turquie). Attention : ces articles ne sont pas commentés de notre part. Il s'agit pour l'essentiel de traductions des versions turque et anglaise du Zaman, journal anciennement proche du parti au pouvoir (AKP) mais dont le propriétaire, le prédicateur musulman Fetullah Gülen, est désormais en guerre ouverte avec Erdogan.


Légende : Le président turc Erdogan (à g.), puis de haut en bas : Kemal Kiliçdaroglu (CHP), Devlet Bahçeli (MHP) et Selahattin Demirtas (HDP).

Zaman France

Législatives turques : des jeux de coalition sans issue

Lundi, Juin 15, 2015 - 18:33

Ömer Taşpınar
Istanbul

Il est tentant pour les analystes de politique étrangère de s'interroger sur ce qui pourrait changer au niveau de la politique turque vis-à-vis du Moyen-Orient, en particulier dans le contexte de la Syrie ou des relations turco-américaines à la lumière des résultats des élections. Mais ces interrogations n'auront plus de sens si les élections n'aboutissent pas sur un gouvernement de coalition et qu'il y a des élections anticipées. Etant donné toutes les conditions posées par l'opposition dans le cas d'une coalition avec l'AKP, former un nouveau gouvernement ne sera pas chose aisée.

L'avantage du nombre

On peut comprendre pourquoi le CHP et le MHP soient si réticents à former un gouvernement avec l'AKP. Si une coalition était formée, l'AKP aurait l'avantage du nombre, en termes de sièges au Parlement et de pourcentage de votes recueillis. Il est tout à fait normal que le Premier ministre turc et le président Erdogan veuillent capitaliser sur cet avantage et exercer leur pouvoir pour contrôler les plus importants ministères. C'est pour cela que le CHP et le MHP doivent négocier en position de faiblesse. C'est pour compenser cette faiblesse que les deux partis ouvrent les négociations avec des requêtes exubérantes qui placent la barre trop haut pour un compromis réaliste.

Les pro-CHP auraient du mal à voir un partage du pouvoir avec l'AKP

Par exemple, il est difficile d'imaginer pourquoi l'AKP devrait approuver les demandes du CHP pour un partage équitable des fonctions gouvernementales. La rotation de la fonction de Premier ministre est aussi difficile à envisager pour quelqu'un déjà en place qui a recueilli 41 % des votes. D'un autre côté, on peut aussi comprendre pourquoi le CHP fait de telles requêtes. Les électeurs du CHP haïssent l'AKP et auraient du mal à digérer la vision d'un partage du pouvoir, à moins que les conditions soient réellement en faveur de leur parti. En cas de coalition, le parti qui partagera le pouvoir avec l'AKP sera blâmé pour ne pas orienter les dynamiques politiques, économiques et de politique étrangère dans une direction plus positive.

Les élections anticipées, un scénario chéri par Erdogan

Etant donné la récession économique inévitable des prochaines années, le partenaire de la coalition de l'AKP devra partager le blâme à un moment où il n'y aura aucun succès à partager. En de telles circonstances, il est bien plus tentant d'être en opposition avec une personne en poste actuellement mais affaiblie et de tenter de récolter les bénéfices des prochaines élections. Cela semble être le calcul du leader du MHP, Devlet Bahçeli, qui ne montre aucun enthousiasme à gouverner. Ajoutez à cela le fait que le HDP ait rejeté une coalition avec l'AKP et vous aurez tous les ingrédients en faveur de la tenue d'élections anticipées. Très probablement le scénario qu'Erdogan préfère. Les élections ont entraîné des doutes. Quelques signes de dégradation suffiront pour que le peuple développe un sentiment de nostalgie envers l'époque où la stabilité et la croissance économique étaient tenues pour acquises.

Un risque qui vaut le coup d'être pris

«Est-il possible de faire pire que les 41 % obtenus aux élections anticipées ?», doit se demander Erdogan. La réponse à cette question dépend d'une autre : «S'il y a des turbulences majeures au niveau économique, sécuritaire et politique dans les tout prochains mois, quel point de chute choisiront les électeurs pour se sentir en sécurité ?» L'AKP. C'est pour cela qu'Erdogan pense que l'AKP peut faire un peu mieux aux prochaines élections. Cela voudra dire former un nouveau gouvernement sans devoir supporter une coalition. Pour Erdogan, appeler à des élections anticipées est un risque qui vaut le coup d'être pris.




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Source/Lien : Zaman France



   
 
   
 
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