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Le FN aura son groupe européen... sans Jean-Marie Le Pen
Publié le : 16-06-2015

Libération

Dominique ALBERTINI 16 juin 2015 à 12:04

Après un an de tractations, le parti d'extrême droite a réussi à rassembler assez de partenaires pour sortir du marais des «non-inscrits». Sans son président d'honneur, suspendu.

Un an que le FN l’annonçait, un an que rien n’arrivait. Le voilà finalement : Marine Le Pen a annoncé ce mardi la constitution d’un groupe au Parlement européen, «Europe des nations et des libertés» (MENL), dont son parti constituera la force principale. C’est le dénouement d’un feuilleton qui courait depuis les Européennes de mai 2014. L’enjeu n’est pas mince : la constitution d’un groupe débloque des moyens financiers supplémentaires, et permet à ses membres une meilleure association au travail parlementaire − notamment dans la préparation de l’ordre du jour de l’assemblée. À une condition : réunir au moins vingt-cinq députés issus de sept Etats membres. Le FN comptant à lui seul 23 parlementaires, la première condition était aisément remplie avec l’apport de ses alliés : le FPÖ autrichien, le PVV néerlandais, la Ligue du Nord italienne et le Vlaams Belang belge. Le tout formait un ensemble de 36 membres, mais deux nationalités manquaient encore.

Avec le KNP polonais, redevenu fréquentable

Le FN les a finalement trouvées, avec l’appoint de deux membres du KNP polonais et la Britannique Janice Atkinson. Cette dernière a été exclue en mars dernier du parti europhobe Ukip après plusieurs controverses, dont l’établissement de fausses factures par sa directrice de cabinet. Ironie du sort, en début de législature, l’élue FN Joëlle Bergeron avait suivi le chemin inverse, rejoignant le groupe «Europe de la liberté et de la démocratie directe», dominé par l'Ukip. La Bretonne avait refusé de démissionner de son mandat, comme l’en priait le FN après qu’elle s'est déclarée favorable au droit de vote des étrangers en France. Quant au KNP, il semble être devenu fréquentable depuis le débarquement, en janvier dernier, de son controversé président Janusz Korwin-Mikke. L’homme s’était distingué en jugeant, notamment, qu’il était «très probable que l’Holocauste ait été organisé par Himmler sans qu’Hitler ne le sache».

Par un étonnant parallèle, côté frontiste, la mise à l’écart de Jean-Marie Le Pen a sans doute également contribué à faciliter ces nouvelles alliances. Sa présence sur les bancs du FN avait jusqu’alors été facteur de gêne : «Je dois dire que Marine Le Pen a fait un bon travail pour essayer de changer son parti, avait estimé en avril 2014 Nigel Farage, patron du parti europhobe britannique Ukip. Mais je pense […] qu’il y a trop de personnes en position de responsabilité au FN qui ont des opinions sur d’autres personnes et d’autres races, qui me font dire : “Je ne veux pas travailler avec eux”». Selon le représentant d’un allié européen du FN, d’autres partenaires potentiels avaient invoqué l’épisode de la «fournée» pour justifier leurs réticences.

Sans Bruno Gollnisch

L’ex-président du FN ne figure d’ailleurs pas parmi les membres du nouveau groupe. «Je n’ai pas été sollicité alors que j’ai été élu avec quatre autres députés sur ma liste, s'est-il plaint auprès de l'AFP. Je ne sais pas jusqu’où va l’opprobre». Autre absent sur la liste : Bruno Gollnisch, l’un de ses principaux soutiens du patriarche, qui a tenu à marquer ainsi sa solidarité avec celui-ci. «Mais je voterai bien sûr conformément aux convictions sur la base desquelles j’ai été élu, précise-t-il à l'AFP. Je garde de bonnes relations avec mes collègues, on s’échangera les listes de vote». Manque encore l’élu francilien Aymeric Chauprade, dont l’absence ne serait que temporaire en raison d’un déplacement à l’étranger.

Dominique ALBERTINI




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Source/Lien : Libération



   
 
   
 
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