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Berne va extrader Naser Oric vers la Bosnie
Publié le : 26-06-2015

Tribune de Genève


Légende : Naser Oric en 2008, lors de son acquittement par la chambre d'appel du TPIY.
Image: Archives/Keystone


25.06.2015

«Auditionné dans la journée, M. Oric a accepté d'être extradé vers la Bosnie-Herzégovine, ce qui a permis d'autoriser immédiatement son extradition, dans une procédure simplifiée, a indiqué l'Office fédéral de la justice (OFJ) dans un communiqué.

«S'il a pu prendre sa décision aussi rapidement, c'est aussi parce que la seconde demande d'extradition l'emportait sur la première, selon les critères de la convention européenne d'extradition. En effet, les actes fondant les deux demandes d'extradition ont été commis en Bosnie-Herzégovine et M. Oric est ressortissant de ce pays», soulignent les autorités judiciaires helvétiques.

La date de la remise de M. Oric est en revanche tenue secrète pour des raisons de sécurité et de protection de la personnalité.

Arrêté près de Genève

L'ex-commandant des forces armées bosniaques musulmanes stationnées dans la région de Srebrenica avait été arrêté le 10 juin à la douane de Thônex-Vallard (GE) sur ordre de l'OFJ, se fondant sur un mandat d'arrêt des autorités serbes, qui le soupçonnent de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité. Il avait aussitôt été placé en détention en vue de son extradition.

M. Oric est en effet accusé d'avoir commis en juillet 1992 des crimes de guerre avec quatre autres personnes dans la localité de Zalazje dans l'est de la Bosnie, près de Sarajevo. Neuf personnes avaient été tuées.

Cet homme de 48 ans s'est très vite opposé à son extradition au cours de son audition. L'OFJ a donc demandé au ministère de la justice serbe de lui remettre une demande formelle d'extradition, qui lui est parvenue lundi.

L'opposition de Sarajevo

Mais dans l'intervalle, fermement opposé à une extradition de M. Oric vers la Serbie, le ministère de la justice de Bosnie a aussi demandé son extradition. Pour Sarajevo, il s'agit de pouvoir poursuivre une procédure pénale ouverte à son encontre pour crimes de guerre contre la population civile.

La justice bosnienne s'est même déclarée prête à collaborer avec le parquet serbe pour organiser un procès à Sarajevo et à prendre en considération de nouveaux éléments de preuve apportés par la justice serbe. Le membre musulman de la présidence collégiale (serbe, musulmane, croate) de Bosnie, Bakir Izetbegovic, a d'ailleurs aussitôt salué cette décision.

«Une nouvelle tentative de la justice serbe de malmener nos ressortissants, malgré les accords et les protocoles en vigueur (sur la coopération des justices des deux pays sur les dossiers de crimes de guerre), a échoué», a déclaré M. Izetbegovic à la presse.

Condamné par le TPIY puis acquitté

L'ancien commandant des forces armées bosniennes enclavées et encerclées à Srebrenica avait été rappelé par ses supérieurs à Sarajevo en mai 1995. Deux mois plus tard, Srebrenica avait été le théâtre d'un massacre qui a coûté la vie à près de 8000 hommes et garçons musulmans tués par les forces serbes de Bosnie.

Naser Oric est l'un des rares musulmans de Bosnie à être jugé par le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY). Il avait été condamné en 2006 à deux ans de prison pour crimes de guerre contre des Serbes en 1992-1993. Deux ans plus tard, M. Oric avait été acquitté en appel.

La décision de Belgrade de réclamer l'extradition de M. Oric n'était pas sans risquer d'envenimer davantage les relations entre la Serbie et la Bosnie, à trois semaines des commémorations du 20e anniversaire du massacre de Srebrenica.

Les organisateurs de la commémoration du 20e anniversaire des massacres de Srebrenica, prévue le 11 juillet, avaient d'ailleurs menacé cette semaine d'annuler l'événement si la Suisse ne libérait pas Naser Oric. Ils avaient invoqué des questions de sécurité.

«Supercherie»

A Belgrade, le Premier ministre serbe, Aleksandar Vucic, a dénoncé une décision «politiquement motivée» qui est «tout sauf juste». «Pour la Serbie, cela signifie que la question des crimes de guerre n'est pas du ressort de la justice, mais de la politique», a-t-il dit à la presse, affirmant être certain que ce dossier serait abandonné par la justice bosnienne.

Le président de la Republika Srpska (RS, entité des Serbes de Bosnie), Milorad Dodik, est lui aussi furieux de la décision suisse. «Naser Oric restera un criminel de guerre pour moi et pour tous les Serbes», a-t-il déclaré, cité par l'agence de presse Srna.

«Un procès d'Oric en Serbie aurait mis en lumière des centaines d'éléments de preuve et de témoins des crimes commis contre les Serbes dans la région de Srebrenica. C'est pour cela que l'élite politique bosniaque considère Oric comme la dernière ligne de défense de la plus grande supercherie du XXe siècle - la légende de Srebrenica», a-t-il ajouté.

(ats/Newsnet)

(Créé: 25.06.2015, 23h26)




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Source/Lien : Tribune de Genève



   
 
   
 
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