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Valérie Toranian et Marceline Loridan-Ivens, héroïnes de Madame Figaro
Publié le : 02-07-2015

Le Figaro

Par Mohammed Aissaoui Publié le 01/07/2015 à 16:33

La première a reçu mardi soir Le Grand Prix dans la catégorie « roman français ». La deuxième a été distinguée par un Prix spécial. Alysia Abbott et Angélika Klüssendorf ont également été couronnées.

Le mardi soir, à l'Hôtel Raphaël, l'assistance attendait ses héroïnes. On décernait le Grand Prix de l'Héroïne Madame Figaro. Le public n'a pas été déçu. Patrick Poivre d'Arvor, président du jury, qui vient lui-même de publier un roman Un homme en fuite (Robert Laffont) et Anne-Florence Schmitt, directrice de la rédaction de Madame Figaro, ont mis à l'honneur quatre écrivains dans les différentes catégories.

Dans la catégorie «roman français», c'est L'Étrangère (Flammarion), de Valérie Toranian, qui a remporté les suffrages. Ce superbe récit aux accents autobiographiques avait également été remarqué par Le Figaro Littéraire. Cette histoire d'une rescapée du génocide arménien racontée par sa petite-fille est touchante. En août 1915, à dix-sept ans, Aravni, la grand-mère de Valérie Toranian, fait partie d'un convoi de la mort, celui d'Amassia-Tecirhan, qui a tué des milliers d'Arméniens. Elle en échappe, mais une partie de sa famille est décimée. Valérie, dont le deuxième prénom est Astrig, qui signifie «petite étoile» en arménien, décide de recueillir ce témoignage essentiel.

Dans la catégorie «roman étranger», c'est un livre traduit de l'allemand que le jury a retenu, il s'agit de La fille sans nom (Presses de la cité), d'Angélika Klüssendorf (traduit par François et Régine Mathieu). Notre collègue Marie Rogatien en avait dit le plus grand bien dans Le Figaro Magazine : «Difficile de trouver des repères quand on est livrée à soi-même. Sadisée par une mère très occupée à boire, cloper et chercher des amants, abandonnée par les institutions de l'Allemagne socialiste, l'héroïne tente de se construire. Avec la brutalité pour seul mode d'expression, elle vole dans les magasins et chez ceux qui lui tendent la main, reproduit les maltraitances maternelles sur son petit frère ou ses camarades, ment comme elle respire. Que pourrait-elle faire d'autre pour hurler son envie de vivre?

D'une écriture âpre, Angelika Klüssendorf brosse le tableau réaliste d'une ex-RDA où les lendemains ne chantent pas. Un roman rude où l'espoir n'a pas sa place, mais dont les pages débordent d'une incroyable vitalité. La fille sans nom pourrait s'appeler Oliver Twist.»
L'esprit libre et la verve de Marceline

Le Grand Prix de l'Héroïne Madame Figaro s'intéresse également à la biographie et au document. Dans cette catégorie, le jury a décerné son prix à Fairyland (Éditions Globe), d'Alysia Abbott. L'histoire est résumée dans le sous-titre: «Un poète homosexuel et sa fille à San Francisco dans les années 1970», le livre devrait faire l'objet d'un film réalisé par Sofia Coppola.

D'habitude, ce prix couronne trois titres dans trois catégories. Mais cette année, le jury a voulu marquer un coup. Il a distingué une grande dame, Marceline Loridan-Ivens et son récit Et tu n'es pas revenu (Grasset), écrit avec la complicité de Judith Perrignon. Ce magnifique texte, on le doit donc à Marceline, l'une des rares rescapées des camps de concentration. Et tu n'es pas revenu est une longue lettre adressée à son père, qui, lui, n'a pas échappé aux bourreaux nazis d'Auschwitz-Birkenau. Marceline est infatigable et combative: son esprit libre et sa verve ont séduit le jury et le public. Son témoignage est d'une force extraordinaire, et aujourd'hui plus que jamais nécessaire. En janvier dernier, Le Figaro avait recueilli ce témoignage.

Autour de Patrick Poivre d'Arvor et d'Anne-Florence Schmitt, le jury rassemble Rachida Brakni, Isabelle Giordano, Virginie Ledoyen, Pierre Lescure, Alex Lutz, Nathalie Rykiel, Olivier Saillard, Bernard Babkine de Madame Figaro et cinq lectrices du magazine.




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Source/Lien : Le Figaro



   
 
   
 
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