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Clôture du festival : une escale entre Paris et Arménie
Publié le : 06-07-2015

La Dépêche

Légende photo : Un des concerts donné dans la cour du Palais de la Berbie./ Photo DR

Publié le 04/07/2015 à 03:50, Mis à jour le 04/07/2015 à 07:59

Du 02/07/2015 au 04/07/2015

Ce soir, c'est la dernière de cette année : après 3 jours de concerts, la 9e édition du festival touche à sa fin. Pour clôturer cette série de concerts… À 18h30, dans le cadre de son 150e anniversaire, un hommage sera rendu à Toulouse-Lautrec et à la subversion. Le grand peintre se voit ici associé à une autre figure de la liberté d'être soi : le compositeur russe Tchaïkovski. Pionnier du romantisme russe, l'artiste a lui aussi longtemps été considéré comme «infréquentable» en regard de sa vie privée.

Ces deux figures libertaires, adeptes de la caricature et d'une certaine autodérision, se retrouvent incarnées sur scène à travers la vie parisienne et la fantaisie chères aux deux hommes. Hélène Delavault (chant), Kyrill Troussov (violon), Denis Pascal (piano) et Marie-Paule rendront cet hommage par les airs de la chanteuse du café-concert Yvette Guilbert et la partition du maître russe, le «trio op.50 à la mémoire d'un grand artiste». À 21 heures, autre univers, autre mémoire : le chœur polyphonique corse A'Filetta rencontre Araïk Bartikian et Varduhi Yeritsyan, deux musiciens emblématiques de la musique arménienne.

Associant les voix d'hommes aux instruments traditionnels arméniens (doudouk) et classiques (piano, violon et accordéon), un hommage sera rendu à la mémoire de ce peuple dont la musique riche de multiples influences se nourrit de folklore et de sacré. «Ce n'est pas seulement un concert, c'est un dialogue entre le groupe polyphonique corse et ces grands musiciens qui se répondent», explique Denis Pascal. «En se répondant, ils forment une sorte de tresse musicale à partir de cette tradition. C'est une musique qui n'est pas écrite, car elle a résisté grâce à la mémoire des Arméniens. La musique continue de vivre, de façon insaisissable».

Concerts impromptus : le festival Côté Cour

En parallèle des grands concerts dans la cour d'honneur du musée Toulouse-Lautrec, au parc Rochegude ou au Grand Théâtre, Tons Voisins se caractérise aussi par une multitude de concerts «off» et d'animations, gratuits et accessibles à tous. Un aspect de proximité emblématique du festival et cher à Denis Pascal : «Derrière le nom «Tons voisins», il y a bien sûr l'idée musicale derrière la notion de solfège, mais aussi cette idée de rapprochement avec les Albigeois. Le festival s'est toujours attaché à amener la musique classique partout, pas seulement dans les lieux patrimoniaux mais aussi dans les quartiers et les rues passantes». Ainsi, des «impromptus» musicaux se déroulent au centre-ville, au plus près des habitants. Des concerts à part entière proposés par les artistes du festival qui se déroulent comme une ballade. Au hasard d'un détour, le public pourra replonger dans le répertoire espagnol de la résistance ou encore croiser la route de Mendelssohn ou Tchaïkovski. Tout un travail a également été mené avec le service Vie de Quartiers de la ville et le CCAS : dans le cadre d'un parcours culturel, les habitants des quartiers «affrontent» les musiciens du festival et ensemble confrontent hip-hop et musique classique. Un choc culturel original qui témoigne là aussi du rapprochement s'opérant entre spectateurs et artistes.

Hélène Delavault : «L'art est une prise de position»

Comédienne et chanteuse maintes fois récompensée, elle est un peu le fil rouge du festival. Hélène Delavault sera sur scène ce soir, incarnant par sa verve et son humour la vie mondaine parisienne. Entretien avec cette artiste hors-norme qui a fait du rire son instrument de résistance.

Vous menez la double carrière de chanteuse et comédienne, comment conciliez-vous ces deux disciplines ?

Dans ma carrière, j'ai très peu joué sans chanter, et inversement. J'ai toujours considéré qu'un récital était une œuvre dramatique à part entière. D'ailleurs, mon premier grand succès, la Carmen de Peter Brook me correspondait tout à fait à ce point de vue. L'œuvre avait été menée de façon très théâtrale, alors que l'opéra, ce n'est vraiment pas mon truc. Pour moi c'était parfait ! Après Carmen, j'ai élaboré mes propres spectacles, toujours en conciliant ces deux aspects.

Le thème de cette édition parle aussi des musiciens brimés, censurés, voire persécutés à cause de leur travail. Avez-vous été confrontée à ce problème ?

En 1989, j'ai joué «La Républicaine», un spectacle qui traitait de la Révolution française. C'était salle sans estrade, les comédiens étaient au même niveau que le public. J'ai été attaquée en plein spectacles par les membres d'un mouvement royaliste. Ils m'accusaient d'incitation au génocide des aristocrates ! C'était assez violent, et il y a eu d'autres incidents de ce genre.

Pensez-vous que l'artiste a une mission militante envers le contexte politique de son époque ?

Je ne suis pas sûre que l'art en soi soit efficace pour lutter contre des problèmes aussi vastes, mais d'un point de vue humaniste, faire de l'art est déjà une prise de position. L'art prouve que les êtres humains sont capables de se réunir autour de la beauté. Quand on fait de la musique, il n'y a aucune.

J.L.





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Source/Lien : La Dépêche



   
 
   
 
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