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Un an après, les réfugiés chrétiens d’Erbil entre espoir et résignation
Publié le : 06-07-2015

Le Point

Par Judikael Hirel

Publié le 06/07/2015 à 06:10 | Source Le Point.fr

Pour la troisième fois en un an, Mgr Barbarin s'est rendu à Erbil, en Irak. Cette fois afin d'inaugurer une école pour 900 enfants de réfugiés chrétiens.

Un signe d’espoir, mais aussi d'un point de non-retour franchi. Avec l’aide financière de trois fondations françaises, une école vient d’être inaugurée à Erbil, capitale du Kurdistan irakien. Budget : environ 400 000 euros pour bâtir en trois mois un bâtiment capable d’accueillir 900 élèves.

Un signe d'espoir, car plus aucun enfant des chrétiens réfugiés de la plaine de Ninive, envahie par Daesh, ne sera déscolarisé. La construction de l’école a aussi permis de donner du travail à quelques réfugiés. Mais aussi un coup dur au moral : un an après la déferlante islamiste, comment se faire à l’idée, peut-être, de ne jamais pouvoir rentrer chez soi ? "L’été dernier, on s’était dit qu’il fallait aller là-bas pour les réconforter, leur dire qu’on ne les oubliait pas, explique Mgr Barbarin, venu à Erbil pour inaugurer l’école en compagnie de Mgr Sako, patriarche de Babylone des Chaldéens. Puis, cet hiver, il fallait qu’ils puissent se loger, avoir des vêtements chauds, car ils avaient dû fuir sans rien emporter. C’est là que l’on s’est aperçu qu’il manquait des écoles. Maintenant, tous les enfants sont scolarisés, mais les chrétiens réfugiés restent encore pauvres en logements."

Cerise sur le gâteau pour tous les enfants inscrits dans cette nouvelle école : l’organisation d’une dictée géante place Bellecour à Lyon, sous l’égide d’Hélène Carrère d’Encausse, secrétaire perpétuelle de l’Académie française, a permis de financer l’achat de cartables et de fournitures scolaires. "Le moment le plus joyeux de cette visite aura été la remise des cartables aux enfants", confie d’ailleurs l’archevêque de Lyon.
Créer des emplois

"Quand j'arrive ici, ce n'est plus pareil, constate Mgr Barbarin. Cela fait trois fois que je viens en un an ; ils commencent à être ma deuxième famille ! Mais une des choses qui m'ont surpris dès ma première visite, et qui me surprennent toujours, c’est que je n'ai pas entendu une seule parole de vengeance." Pour les enfants comme pour leurs parents, qui bien souvent ne parlent pas kurde, au quotidien, le barrage social est double : linguistique et culturel. "Ils s’aperçoivent que Daesh n'est pas vaincu, que son pouvoir terrorise le monde. Ils se disent : Et nous, combien de temps allons-nous rester ?"’ D’un côté, on sent bien que le moral est atteint, ce qui est assez dur, et de l’autre, on constate les progrès accomplis. Je suis retourné visiter des campements. La situation est bien meilleure qu’en décembre. L’aide est arrivée. Les Allemands, notamment, sont très impliqués, entre autres le diocèse de Cologne, ainsi que l’Oeuvre d’Orient."

Pile un an après la proclamation du califat par al-Baghdadi, l’archevêque de Lyon se félicite de cette évolution : "Je trouve que le regard sur la situation des chrétiens d’Orient a bien évolué. Ne nous oubliez pas, disait Mgr Sako. Il a raison, quand on sait à quelle vitesse une actualité chasse l'autre. Lorsque nous étions sur place, ils ont aussi été frappés par ce qui s’est passé en France, par l’attentat de Saint-Quentin-Fallavier, non loin de Lyon."

Reste une question, lancinante, pour tous ces réfugiés dont la vie a soudain été mise entre parenthèses : et maintenant ? "Il faut créer des emplois. Actuellement, c'est notre nouvel objectif. La chose la plus utile et urgente. On pourrait monter, par exemple, un atelier où l’on fabrique des chapelets. Acheter un chapelet réalisé par les chrétiens d'Irak, c'est une belle façon de les soutenir."




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Source/Lien : Le Point



   
 
   
 
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