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Bosnie-Herzégovine. Srebrenica : pourquoi la Russie refuse-t-elle de parler de “génocide” ?
Publié le : 10-07-2015

Courrier international - Paris

Légende photo: Cimetière du mémorial de Srebrenica-Potocari. KATHLEEN FRANKLIN/FLICKR/CC

Publié le 09/07/2015 - 16:26

Un projet de résolution de l’ONU qualifiant le massacre de Srebrenica de génocide a été bloqué par la Russie. Vingt ans après, les plaies de la guerre de Bosnie sont toujours béantes.

“La décision honteuse de l’ONU”, titre le quotidien Avaz de Sarajevo en guise de commentaire du veto qu’a opposé la Russie, le 8 juillet, à un projet de résolution qualifiant le massacre de Srebrenica de génocide. Ce projet avait été déposé par la Grande-Bretagne, à l’occasion du vingtième anniversaire du massacre, survenu à la fin de la guerre qui a sévi en Bosnie-Herzégovine de 1992 à 1995. Après la chute de la ville de Srebrenica, 8 000 hommes et jeunes garçons, tous Bosniaques, avaient été tués par les forces serbes.

En bloquant la motion de l’ONU, “la Russie a confirmé sa négation du génocide, au risque de passer pour un pays soutenant le génocide”, estime le quotidien bosnien, qui en analyse les motivations : “Il n’est pas à exclure que le mot génocide embarrasse les hommes politiques russes, Vladimir [Poutine] en tête, vu le nombre de tombes appartenant à des volontaires russes qui ont participé à l’agression de la Bosnie-Herzégovine, et le nombre de Serbes qui sont partis combattre en Ukraine.”

Pilule amère

Côté serbe, le veto russe a suscité des réactions partagées, même au sein du pouvoir. Alors que le président serbe salue “la victoire de la Serbie et de la Russie”, le Premier Ministre, Aleksandar Vucic, s’est gardé de parler de cet événement comme d’une victoire diplomatique pour Belgrade. M. Vucic a d’ailleurs accepté de se rendre le 11 juillet à la commémoration du massacre de Srebrenica.

Mais, d’après le journal Danas, “le geste de Vucic, aussi louable qu’il soit, reste dans l’ombre du bras de fer des grandes puissances mondiales, pour qui la fin politique justifie les moyens”.

Lire avec attention

Quant à Blic, il s’interroge sur les motivations du veto russe. “La Russie ne fait rien gratuitement, comme toutes les autres puissances, avertit le quotidien. Les Serbes croient que cette assertion ne vaut pas pour leurs ‘frères’ russes mais, même à l’égard de la Serbie, la Russie mène une politique qui tient compte avant tout de ses intérêts.”

D’après Blic, “par sa politique irresponsable, la Serbie a contribué à allumer un conflit entre les grandes puissances au sein du Conseil de sécurité de l’ONU. Il lui en coûtera cher vis-à-vis de la Russie, mais également vis-à-vis des Etats Unis et de la Grande-Bretagne.”

Quant à la résolution britannique, Blic estime que “ce texte ne désigne pas les Serbes comme seuls responsables des crimes commis pendant la guerre en Bosnie-Herzégovine, contrairement à l’interprétation de certains à Belgrade et à Moscou. Pour s’en rendre compte, il suffit de le lire avec attention”, conclut le quotidien.

Auteur

Kika Curovic





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Source/Lien : Courrier international



   
 
   
 
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