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"Juif", "Roms", "fournée"... les provocations de Jean-Marie Le Pen sous la présidence de sa fille
Publié le : 06-08-2015

RTL info

ÉCLAIRAGE - Interrogée sur les provocations de son père, Marine Le Pen a affirmé à l'antenne de "RTL" qu'il n'avait pas franchi la ligne rouge depuis qu'elle a pris la tête du Front national, en janvier 2011.

Cela fait quatre mois désormais que le clan Le Pen est divisé entre Marine et Jean-Marie, à la suite des propos de ce dernier sur les chambres à gaz dans le magazine Rivarol. Un dérapage de trop qui a mis le feu au Front national où son fondateur risque l'exclusion, le 20 août prochain.

Invitée à l'antenne de RTL, Marine Le Pen a regretté mardi 5 août que son père mène depuis "un grand nombre de semaines", des "actions de parasitage et de dénigrement de l'action et de la direction du Front national". À la question : "Jean-Marie Le Pen a toujours tenu ces propos. Pourquoi lui en vouloir aujourd'hui ?", elle répond : "Je ne crois pas qu'il ait tenu ces propos depuis que je suis présidente du parti".

S'il est vrai que Jean-Marie Le Pen est resté silencieux sur les chambres à gaz jusqu'à l'affaire Rivarol, le fondateur du Front national n'a pas lésiné sur les sorties fracassantes pour autant depuis que sa fille a pris la tête du parti en janvier 2011, mettant sa politique de dédiabolisation à rude épreuve.

Ironie sur l'origine juive d'un journaliste

En janvier 2011, Jean-Marie Le Pen a eu une altercation avec un journaliste de France 24. Lors du gala du parti, Mickaël Szames prend quelques photos avec son téléphone portable. Il est ensuite "empoigné" par plusieurs membres du service d'ordre qui l'auraient alors "violenté".

La carte de presse du journaliste est confisquée pour vérifier son identité. Il aurait pu s'agir d'un terroriste après-tout, a expliqué Jean-Marie Le Pen, avant d'ajouter que "le personnage en question a cru pouvoir dire que c'est parce qu'il était juif qu'il avait été expulsé. Ça ne se voyait pas ni sur sa carte, ni sur son nez, si j'ose dire".

Les Roms, "comme les oiseaux"

Rebelote en septembre 2012. À l'université d'été du FN à La Baule, le fondateur du parti enchaîne les provocations sur l'immigration et les propos tendancieux sur la communauté rom. Il déclare notamment que les Roms, "comme les oiseaux", volent naturellement. Une sortie qui lui vaudra d'être condamné à deux mois de prison avec sursis et 5.000 euros d'amende en novembre 2014.

Le Menhir récidive en juillet 2013, en marge d'une visite à Nice. Le président d'honneur du Front national dénonce la présence "urticante" et "odorante" des Roms, dans un entretien à Nice Matin. "Je vais vous faire un pronostic : vous avez quelques soucis avec quelques centaines de Roms qui ont dans la ville une présence urticante et disons odorante".

Et de prophétiser : "Ceci n'est que le petit morceau de l'iceberg (…) à partir du 1er janvier, les 12 millions de Roms qui sont situés en Roumanie, en Bulgarie et en Hongrie auront la possibilité de s'établir dans tous les pays d'Europe".

"La fournée" d'artistes et une première prise de distance

Jean-Marie Le Pen remet le couvert au printemps dernier. Au détour d'une discussion sur l'explosion démographique dans le monde, le 20 mai, le président d'honneur du FN argue que "Monseigneur Ebola peut régler ça en trois mois". Face au flot de critiques, le fondateur du Front national se défend et précise : "Cette phrase n'a pas de portée particulière, c'est une observation".

Quelques semaines plus tard, Jean-Marie Le Pen cite plusieurs artistes opposés au FN, dont Yannick Noah et Patrick Bruel, dans son journal de bord. "On fera une fournée la prochaine fois", lâche-t-il, dans ce qui ressemble à une allusion aux fours crématoires du régime nazi. Ce dérapage provoque une première brouille avec sa fille Marine, qui, sans condamner officiellement ses propos, regrette "une faute politique" de son père avant de bannir le "Journal de bord" du site du FN.

Une première prise de distance, alors largement encouragée par les cadres dirigeants du parti, qui n'aura finalement pas tardé à se muer en divorce.




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Source/Lien : RTL info



   
 
   
 
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