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Sept ans de prison requis contre 18 journalistes
Publié le : 07-08-2015

Par Aujourd'hui la Turquie le 5 août 2015

Le procureur d’Istanbul les attaque pour « propagande pour une organisation terroriste » après la publication de photos de la prise en otage qui avait aboutie à la mort du procureur Mehmet Selim Kiraz le 1er avril dernier.

La pression s’accroît encore d’un cran contre les médias. Cette fois-ci, près de 20 journalistes sont concernés, dont le rédacteur en chef du Cumhuriyet, Can Dündar. La mise en accusation intervient dans le cadre de l’enquête lancée après la publication de photographies de la prise d’otage du procureur Kiraz le 31 mars dernier. Le ministère public les accuse d’avoir voulu « donner une image puissante de l’organisation terroriste » et requiert 7 ans et 6 mois de prison.

L’organisation en question est le Parti-Front révolutionnaire de libération du peuple (DHKP-C), un groupuscule marxiste. Elle avait mené l’attaque du Palais de Justice Çağlayan d’Istanbul pour réclamer que les responsables de la mort de Berkin Elvan soient jugés par « un tribunal populaire ». Ce jeune militant de 15 avait succombé de ses blessures au crâne après 269 jours de coma. Elles avaient été causées par des tirs de gaz lacrymogènes de la part des forces de l’ordre lors des protestations de Gezi en 2013. Le procureur Kiraz était chargé de l’enquête.

De ce choc naît très vite une polémique. Des photos des preneurs d’otages, armes en joue contre le procureur, sont relayées dans tous les médias. Le gouvernement réagit en intimant l’ordre à la presse de retirer ces images. Les réseaux sociaux sont également fermés pendant plusieurs heures. Le président Recep Tayyip Erdoğan, furieux, accuse les journalistes concernés de trahison pour avoir été « complices des terroristes ». Ce que réfute aujourd’hui Can Dündar dans son journal. L’éditorialiste écrit qu’ils voulaient en vérité « montrer le visage sombre et effroyable du terrorisme, et non le légitimer ».

Ce n’est pas la première fois qu’Erdoğan s’en prend personnellement aux journalistes, et plus particulièrement à Dündar. Il avait déjà demandé une peine exemplaire pour « espionnage » contre l’éditorialiste du Cumhurriyet. Le quotidien avait alors révélé, peu avant les élections, l’existence de livraisons d’armes par les services secrets turcs aux islamistes en Syrie. Plus récemment, le rédacteur en chef du journal Bir Gün, Barış İnce, en pointe du combat dans les affaires de corruption visant l’AKP, a dû s’acquitter de 7 500 TL pour avoir insulté le président de la République.

Plus généralement, la Turquie est régulièrement pointée du doigt pour son traitement des journalistes. Dans le dernier classement Reporters sans frontières sur la liberté de la presse, elle était à la 154ème place sur un total de 180 pays.

Antoine Rolland




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Source/Lien : Aujourd'hui la Turquie



   
 
   
 
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