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Turquie: après les attaques, quels sont les objectifs des Kurdes?
Publié le : 12-08-2015

RFI

Publié le 11-08-2015 Modifié le 11-08-2015 à 09:24

En marge des attentats du lundi 10 août à Istanbul, il y a eu ces attaques meurtrières menées par le PKK dans le sud-est du pays; celles-ci rappellent que la Turquie est en guerre sur plusieurs fronts. Quelle est la situation, du côté de la rébellion ; est-ce la guerre totale ou bien est-ce qu’on peut éviter un conflit plus large ?

Avec notre correspondant à Istanbul, Jérôme Bastion

Bingöl, Bitlis, Ağrı, Hakkari, Lice, Şemdinli, Şırnak... dans chacune de ces villes du Kurdistan turc, hier lundi 10 août, et hormis les attaques qui ont coûté la vie à cinq membres des forces de l’ordre, la rébellion a visé des policiers et des militaires à l’arme automatique ou à coup d’explosifs et elle en a blessé plusieurs. Dans le même temps, trois rebelles ont été tués lors d’affrontements.

Pour autant, on ne peut pas encore parler d’une guerre ouverte, d’une guerre totale ; le sentiment qui prévaut est que l’on assiste à une guerre de harcèlement, peut-être en attendant que la situation politique se clarifie - élections anticipées ou gouvernement de coalition – et qu’une conflagration générale est encore évitable. D’où les appels qui se multiplient à gauche, notamment de la part du Bloc pour la paix qui a tenu un grand meeting dimanche à İstanbul, pour que les armes se taisent simultanément des deux côtés.

Cesser les attaques ?

Du côté du parti pro-kurde HDP, on appelle le PKK à faire le premier pas en cessant ses attaques pour que l’armée turque à son tour mette une sourdine à ses opérations anti-guérilla – à noter que les bombardements aériens sont suspendus depuis plusieurs jours. Certains suggèrent d’en appeler au leader historique du PKK, Abdullah Öcalan, pour qu’il lance un appel au calme ; mais il demeure tenu au secret.

Le gouvernement réclame toujours le dépôt inconditionnel des armes par la rébellion, qui, elle, exige la relance des négociations et la libération de ses membres arrêtés. Bref : la situation est bloquée, mais le pire n’est peut-être pas inévitable.

Pas de liens entre séparatistes et extrême gauche

Officiellement, il n’y a pas de lien organique entre la rébellion séparatiste et les mouvements d’extrême gauche mis en cause dans les attentats d’Istanbul, et il n’y a eu dans l’histoire que de très rares exemples de coopération opérationnelle. Aujourd’hui, et depuis trois semaines, Ankara a lancé sa guerre anti-terroriste sur deux fronts, et contre la rébellion kurde et contre l’extrême gauche ; ce qui pourrait avoir comme effet de les rapprocher, mais rien n’est moins sûr, car leurs objectifs stratégiques sont très éloignés.

L’attentat d’hier contre un commissariat d’İstanbul est présenté par les autorités comme un exemple de collaboration entre les deux mouvements, mais rien ne vient étayer cette allégation, pas la moindre revendication. Si c’était le cas, ce serait un mauvais signe pour les chances d’un retour à la normale, mais tout indique que le PKK s’en tient pour l’instant à des représailles contre les forces de sécurité dans le sud-est, sans mettre le doigt dans l’engrenage du terrorisme urbain pratiqué par l’extrême gauche.




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Source/Lien : RFI



   
 
   
 
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