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Turquie. Deux parlementaires de l'HDP au gouvernement en attendant les élections
Publié le : 31-08-2015

Humanité

SAMEDI, 29 AOÛT, 2015

La Turquie s'est dotée vendredi d'un gouvernement temporaire, deux membres du parti de gauche prokurde en font partie. Les derniers sondages montrent que l'AKP est en perte de vitesse, n'aura pas la majorité absolue et que la population craint une dérive autoritaire d'Erdogan.

Deux parlementaires prokurdes du Parti pour la démocratie des peuples (HDP), Ali Haydar Konca et Muslum Dogan, deviennent respectivement chargés des Affaires européennes et du Développement. Le président turc Recep Tayyip Erdogan "a accepté le gouvernement intérimaire proposé", a indiqué le premier ministre.

La nomination de parlementaires prokurdes du HDP est inédite, d'autant plus qu'Ankara a lancé depuis un mois une série d'offensives très violentes contre les Kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK). En Bombardant en Syrie et en Irak, et en réprimant violemment cette population en Turquie, les forces de l'ordre turcs ont tué plus de 800 kurdes, dont beaucoup de civils, en quelques semaines. Erdogan et le premier ministre Davutoglu n'ont pourtant cessé ces dernières semaines d'accuser le HDP d'être le bras politique illicite de la rébellion kurde, qualifiée de « terroriste » par Ankara.

Au cours d'une rencontre avec les responsables provinciaux de l'AKP, Ahmet Davutoglu a accusé les autres partis d'opposition, nationalistes et sociaux-démocrates, d'avoir contraint l'AKP à accepter des pro-kurdes dans ce gouvernement provisoire. C'est que les sociaux-démocrates (CHP, deuxième force au Parlement) et les nationalistes (MHP, troisième) avaient tous deux refusé de participer à un gouvernement intérimaire. "Les ministères ne sont pas la propriété de l'AKP, pourquoi devrions-nous leur laisser ?", a déclaré vendredi le leader du HDP Selahattin Demirtas. Malgré le refus de son parti, un dissident nationaliste, Turgrul Turkes, a lui aussi accepté d'entrer au gouvernement, suscitant de vives critiques dans son camp. L'AKP s'est gardé les portefeuilles les plus stratégiques, les ministères des Finances et de l'Economie notamment. En vertu de la Constitution, le gouvernement provisoire n'a pas besoin de la confiance du Parlement, l'accord de la présidence suffit.

Erdogan toujours sans majorité

Le gouvernement provisoire devra gérer la Turquie jusqu'aux élections anticipées du 1er novembre, décidées par le président turc en début de semaine pour sortir de l'impasse politique née de l'incapacité à former une coalition gouvernementale après les législatives de juin. A l'issue de celles-ci, l'AKP, avait subi un revers, perdant la majorité absolue. Aucun autre parti n'ayant accepté de coalition, de nouvelles législatives sont programmées. Erdogan espère récupérer sa majorité absolue, notamment pour changer la constitution et s'accorder d'avantage de pouvoirs. En s'en prenant aux Kurdes, l'AKP espérait discréditer l'HDP tout en rassemblant les nationalistes derrière lui. Si l'opération semblait marcher selon les sondages de début août, la tendance s'inverse. Le dernier en date crédite le parti d'Erdogan de 38,9 %, soit un score inférieur aux législatives de juin (40,7%). Les sociaux-démocrates prendraient plus de 2,5 points, à 27,8 % et le HDP grappillerait encore 0,5 % à 13,5 %.

Un autre sondage intéressant montre que plus de 78 % des Turcs sont opposées au projet de réforme autoritaire d'Erdogan, qui entend modifier la constitution pour s'accorder beaucoup plus de pouvoir en tant que président. Et la moitié des sondés a peur de cette dérive autoritaire. Beaucoup estiment que cela va diviser la société turque.

Une femme voilée, ministre de la famille et des Politiques sociales. Pour la première fois dans l'Histoire de la Turquie, pays musulman mais laïque, une femme voilée a été nommée ministre dans un gouvernement. Mme Aysen Gürcan, 52 ans, enseignait à l'Université du commerce d'Istanbul, un établissement privé. Elle est aussi membre du conseil d'administration d'une fondation d'inspiration islamique, Le service des jeunes et de l'éducation (Turgev), dont Bilal Erdogan, le fils aîné du président turc, Recep Tayyip Erdogan, est l'un des principaux dirigeants. Cette ONG figurait au centre d'un scandale de corruption et de malversation qui avait visé à l'hiver 2013-14 le Erdogan, alors Premier ministre, sa famille, et son entourage politique. Le régime islamo-conservateur qui dirige la Turquie depuis 2002, a levé graduellement les interdictions strictement observées jusqu'alors sur le port du voile dans l'enseignement et la fonction publique, au grand dam des laïcs qui dénoncent une "dérive islamiste".




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Source/Lien : Humanité



   
 
   
 
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