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Azerbaïdjan : une journaliste condamnée à 7 ans et demi de prison
Publié le : 02-09-2015

NAM

La justice azerbaïdjanaise a condamné mardi à 7 ans et demi de prison la journaliste d’investigation Khadija Ismaïlova, accusé d’évasion fiscale dans un procès qu’elle a estimé orchestré par le pouvoir, suscitant les protestations des ONG internationales de défense des droits de l’Homme.

Cette condamnation d’une figure du journalisme indépendant azerbaïdjanais intervient après les condamnations mi-août à de lourdes peines de prison de la militante des droits de l’Homme Leyla Yunus et de son mari Arif, analyste politique réputé.

Au total, sept militants et journalistes opposés à la politique du gouvernement ont été condamnés à de lourdes peines depuis le début de l’année, la plupart pour des délits économiques.

“Le tribunal a condamné Khadija Ismaïlova à sept ans et demi de prison pour des délits de nature économique, notamment activité économique illégale et évasion fiscale“, a déclaré à l’AFP son avocat Fariz Namazly. “Nous allons faire appel de cette décision illégale“, a-t-il prévenu.

Khadija Ismaïlova, 39 ans, journaliste d’investigation pour la radio Azadliq et ancienne rédactrice en chef du bureau local du réseau et média financé par les États-Unis Radio Free Europe/Radio Liberty (RFE/RL), avait été arrêtée et placée en détention en décembre.

Connue pour ses enquêtes sur la corruption du pouvoir, elle avait accusé lundi le gouvernement d’avoir recueilli des preuves contre elle “illégalement, sous la pression“ et d’avoir “inventé les crimes“ qui lui sont reprochés.

“Accuser d’évasion fiscale une personne qui a enquêté sur l’argent volé par la famille du président et placé sur des comptes offshore (...), c’est drôle“, avait-elle souligné dans sa déclaration finale au procès, interrompue sur ordre de la juge.

Le secrétaire général du Conseil de l’Europe Thorbjoern Jagland a demandé à l’Azerbaïdjan, qui est membre du conseil, de lui communiquer le dossier judiciaire constitué contre Mme Ismaïlova, et s’est déclaré inquiet de voir des militants, journalistes et critiques du régime dans la ligne de mire des autorités.

L’ONG Human Rights Watch a appelé la justice azerbaïdjanaise à annuler “immédiatement“ son verdict, qualifié de “scandaleux“ par le directeur de l’organisation, Kenneth Roth dans un communiqué.

Les autorités azerbaïdjanaises “malmènent le système judiciaire dans le but de persécuter les dissidents“, a estimé de son côté l’ONG Amnesty International.

“C’est encore un procès injuste qui repose sur des accusations forgées de toutes pièces. Le gouvernement a accru sa brutale répression envers les militants politiques, les journalistes, les défenseurs des droits de l’Homme“, a regretté Denis Krivocheïev, directeur adjoint d’Amnesty International pour l’Europe et l’Asie centrale.

Khadija Ismaïlova “dit qu’elle est assez forte pour tout supporter, puisqu’elle lutte pour une cause juste“, a confié à l’AFP sa mère, Elmira Ismaïlova.

Toute contestation publique du régime d’Aliev, réélu en 2013 pour un troisième mandat consécutif, provoque aussitôt, selon les associations de défense des droits de l’Homme, une réaction sévère des autorités de cette ex-république soviétique du Caucase.

En 2009, le site Wikileaks avait révélé un câble diplomatique dans lequel l’ambassadeur américain alors en poste à Bakou racontait que le président Ilham Aliev, 53 ans, avait qualifié la journaliste d’“ennemi du gouvernement“.

M. Aliev avait ensuite exigé que l’ambassadeur l’aide à obtenir son licenciement par la Radio Free Europe/Radio Liberty.

En 2012, la journaliste avait été l’objet de chantage et des inconnus avaient dévoilé sur internet une vidéo compromettante dans laquelle ils assuraient qu’elle figurait. Des militants des droits de l’Homme y avaient vu une mesure de rétorsion des autorités contre l’enquête de Mme Ismaïlova sur l’empire financier des filles d’Aliev.

En décembre, les autorités ont perquisitionné puis fermé le bureau local de la RFE/RL, suscitant les condamnations du département d’État américain et du Conseil de l’Europe.

La radio continue cependant de diffuser ses émissions par le biais de Radio Azadliq, son service en langue azerbaïdjanaise pour lequel travaillait Khadija Ismaïlova jusqu’à son arrestation en décembre.

mercredi 2 septembre 2015,
Stéphane ©armenews.com




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Source/Lien : NAM



   
 
   
 
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