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Jean Hatzfeld : « Au Rwanda, j’ai compris beaucoup de choses sur le mensonge »
Publié le : 03-09-2015

Nota CVAN : Nous ne commentons pas les informations de la presse francophone que nous relayons sur notre site. Lorsqu'ils traitent du génocide des Tutsi, certains journalistes utilisent le terme simplificateur de "génocide rwandais". Or, l'expression "génocide rwandais" réhabilite le négationnisme et son double génocide (celui des Tutsi par les Hutu et des Hutu par les Tutsi). C'est aussi la thèse des autres négationnistes qui justifient le crime des Jeunes-Turcs contre le peuple arménien par des crimes d'Arméniens contre des Turcs. Le négationnisme se combat par la rigueur des mots d'histoire. Au lecteur d'avoir cet avertissement en mémoire, pour mieux analyser les articles de notre Revue de Presse. En revanche, nous remercions les journalistes qui mettent en pratique la rigueur nécessaire à ces thématiques sensibles.


Le Monde

Légende : Jean Hatzfeld, en 2015. STÉPHANE REMAEL POUR "LE MONDE"


02.09.2015 à 15h33

Propos recueillis par Macha Séry

Avec Un papa de sang, l’écrivain et ancien reporter de guerre Jean Hatzfeld signe son cinquième livre en quinze ans sur le génocide rwandais de 1994. Pour ce nouvel ouvrage, il a ren­contré des enfants de tueurs et de rescapés. Retour sur une incroyable aventure humaine et littéraire.

Vingt ans après le massacre des Tutsi, une évolution est notable. Les enfants de tueurs commencent à employer le terme de « génocide ». A lire « Un papa de sang », on découvre néanmoins que peu cherchent à ­connaître le détail de ce qui s’est passé et à interroger leurs parents. Y a-t-il là une paralysie de la ­vérité ?

Ce qu’ils savent vraiment reste un mystère. Peut-être tout, en réalité. Il est, en tout cas, plus pratique pour eux d’afficher leur ignorance. C’est compliqué d’avoir un papa tueur. Les enfants sont obligés de nier pour survivre. Ils ont été surpris que je prête attention à leur histoire, à leur vécu. Ils ne pensaient pas que leur avis puisse avoir un quelconque intérêt, encore moins la parole d’enfants de tueurs. On ne les interroge pas là-dessus. Au mieux, on fait comme si on ne savait pas, qu’on ne leur en voulait pas. C’est un lieu commun depuis Hannah Arendt : oui, on peut être un bon père et un tueur de masse. Pour moi, ce livre porte davantage sur les parents que sur le génocide. Qu’est-ce que c’est qu’un papa ou une maman dans une situation extrême, qui dénude tout ? Les enfants de tueurs disent tous qu’ils ne peuvent ni critiquer leur père ni ne pas l’aimer. Il leur a fait le don le plus précieux : la vie.


En savoir plus sur http://www.lemonde.fr/livres/article/2015/09/02/jean-hatzfeld-au-rwanda-j-ai-compris-beaucoup-de-choses-sur-le-mensonge_4743613_3260.html#DskcDzmUF6GwPQ9t.99




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Source/Lien : Le Monde



   
 
   
 
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