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Strasbourg: Le meeting d'Erdogan en cinq questions
Publié le : 05-10-2015

Le président turc Recep Tayyip Erdogan est au Zénith de Strasbourg, ce dimanche midi, pour un meeting intitulé « Contre le terrorisme, l’unité »…

Floreal Hernandez

Publié le 04.10.2015 à 09:57
Mis à jour le 04.10.2015 à 09:57

Des milliers de ressortissants turcs issus de la diaspora en France, en Allemagne, en Belgique, etc. sont annoncés à Strasbourg, ce dimanche. La raison ? Un meeting tenu par le président de la Turquie Recep Erdogan au Zénith à 12h30. Celui-ci est intitulé « Contre le terrorisme, l’unité ».

Pourquoi Erdogan vient-il tenir un meeting à Strasbourg ?

« Je pense que c’est dans l’optique des élections législatives du 1er novembre, explique Bayram Balci, chercheur au CNRS et au Centre de recherches internationales (CERI) spécialiste de la Turquie. Les Turcs de l’étranger représentent quelque chose d’important, ils ont leurs députés. Certains électeurs voteront dans les ambassades ou les consulats. D’autres ont raté la date d’inscription dans les registres électoraux à l’étranger, ils feront un aller-retour en Turquie pour voter. » Aux regards des derniers sondages et des élections de juin 2015, le chercheur avance qu'« une perspective de coalition est inévitable pour un futur gouvernement. »

Que représentent les Turcs de l’étranger électoralement ?

Selon la RTBF, ils représentent près de 4 millions d’électeurs, soit 8 % des votes. « C’est un plus, avance Bayram Balci. Ça peut compter. Paradoxalement, le comportement des Turcs en Europe est assez conservateur lorsqu’ils votent. Erdogan a peut-être un autre objectif dans sa visite à Strasbourg : rencontrer des groupes de lobbying, de pression. » Initialement, le président turc avait envisagé de faire son meeting à Bruxelles mais le maire a refusé. Il sera toutefois dans la capitale belge dimanche pour une visite d’Etat de trois jours.

De quoi Erdogan va-t-il parler ?

Le chef de l’Etat turc vient délivrer « un message d’unité nationale contre le terrorisme ». La question kurde va donc être abordée. « Il va lancer des piques, des attaques contre le PKK [Parti des travailleurs kurdes considéré par certains états comme une organisation terroriste] et contre le HDP [Parti démocratique des peuples qui est pro kurde] pour attirer les voix des conservateurs et des nationalistes. De manière excessive ?, s’interroge Bayram Balci. Je ne pense pas. Je doute de l’efficacité de cette méthode de communication. »

Est-ce le premier meeting de Erdogan en France ?

Non. Alors Premier ministre, il était venu à Strasbourg en avril 2011, au Rhenus, dans le cadre des « rencontres européennes avec la communauté turque » et s’était adressé à 4.000 compatriotes. Pour le meeting de dimanche, outre le Zénith, un écran géant sera installé à l’extérieur pour suivre en direct le discours du président turc. En mai 2015, le chef de l’Etat turc a tenu un meeting à Hasselt, en Belgique. S’il n’a jamais cité le nom de l’AKP, son parti politique, rapporte La Dernière heure, car il est au-dessus des partisans, Erdogan a rappelé les réalisations de son gouvernement et a demandé aux ressortissants turcs de Belgique de s’en souvenir lors de leur vote.

>> Reportage de France 3 Alsace lors du meeting de Recep Erdogan à Strasbourg en 2011.



https://youtu.be/0lstcvHMl1A

Pourquoi ce meeting a-t-il été accepté en France ?

« La France pouvait-elle refuser ?, se demande Bayram Balci. Ce serait bafouer la liberté d’expression et se mettre à son niveau. Sa venue n’est pas un trouble à la stabilité de la France. Il n’y a pas de risque à l’accepter. » A la ville de Strasbourg, on indique : « On ne peut rien interdire mais on n’a pas à avoir de position non plus ».




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Source/Lien : 20minutes



   
 
   
 
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