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Hôpital MSF bombardé en Afghanistan: Obama promet «une enquête complète»
Publié le : 05-10-2015

Libération

Par Vittorio De Filippis — 4 octobre 2015 à 16:14

Les Etats-Unis ont lancé une enquête sur l'implication potentielle d'un avion américain sur le bombardement du centre de soins de MSF dans la ville de Kunduz, qui a fait 19 morts.

Barack Obama a présenté samedi ses «plus profondes condoléances» après le bombardement de l’hôpital de l’ONG Médecins sans frontières (MSF) dans la ville afghane de Kunduz, qui a fait 19 morts dans la nuit du 2 au 3 octobre. Un peu plus tard dans la journée, le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter annonçait qu’une «enquête exhaustive» était en cours sur ce bombardement qualifié par l’ONU «d’inexcusable et potentiellement criminel». Le centre de soins de MSF à Kunduz, ville du nord de l’Afghanistan reprise aux talibans par l’armée, a été «fortement endommagé» dans la nuit de vendredi à samedi par un bombardement nocturne qui a tué au moins douze membres du personnel et sept patients, dont trois enfants. Au moins 37 personnes ont été blessées.

Lundi 28 septembre, les rebelles talibans avaient provoqué la consternation en occupant Kunduz, la grande ville du nord de l’Afghanistan. Une victoire psychologique puisque c’était la première fois que les talibans réussissaient à prendre le contrôle d’un site de cette importance depuis qu’ils ont été défaits par l’invasion américaine de 2001. Jeudi, l’armée afghane, appuyée par des forces américaines, a repris le contrôle de la ville, mais les combats se poursuivaient toujours dans certains quartiers.

La colère des Nations unies

Samedi, le chef du Pentagone n’a donné aucun détail sur les circonstances du bombardement. Mais, selon plusieurs sources américaines, l’enquête va porter sur le rôle joué par un avion américain, un AC-130, appareil dérivé de l’avion de transport C-130, équipé de plusieurs canons pour mener des opérations d’appui au sol. Selon l’AFP, un responsable américain précise que l’avion a ouvert le feu pour défendre des forces spéciales américaines qui accompagnent les forces spéciales afghanes au combat, dans le cadre d’une mission «de conseil et d’assistance». Samedi, l’armée américaine, tout en reconnaissant l’implication d’un de ses avions, avait, dans un premier temps, évoqué de possibles «dégâts collatéraux» dans «l'opération» de Kunduz. Une expression aussitôt dénoncée par Meinie Nicolai, la présidente de l’organisation humanitaire.

A titre préventif, les coordonnées GPS de l’hôpital –le seul de la région disposant des équipements nécessaires pour traiter des blessures graves– auraient été transmises par MSF à toutes les parties, notamment à Kaboul et Washington. Environ 200 patients et employés se trouvaient sur place au moment des frappes. L’ONU n’a pas hésité à monter au créneau. Pour le haut-commissaire des Nations unies aux droits de l’homme Zeid Ra’ad al-Hussein, ce bombardement pourrait relever d’un «crime de guerre» s’il était démontré «par la justice» qu’il a été «délibéré», une colère alimentée par le récit de MSF.

Dans un entretien le directeur des opérations, Bart Janssens, a affirmé que des frappes aériennes et au sol se sont poursuivies «pendant plus de quarante-cinq minutes» après que l’ONG eut averti les armées afghane et américaine que son établissement de Kunduz avait été touché. «Les impacts étaient très ciblés, raconte Bart Janssens. Toujours sur le même bâtiment. L’avion est parti, puis il est revenu. S'en est suivi une autre série d’impacts exactement sur le même bâtiment.» Cité dans un communiqué, Heman Nagarathnam, le chef des programmes de MSF pour le nord de l’Afghanistan, raconte que «les patients qui n’étaient pas en état de fuir ont été carbonisés dans leurs lits». Nombre d’observateurs estiment que le centre de soins de MSF est le seul lieu dans cette région du pays capable de traiter des grands blessés. Un coup dur pour l’aide aux victimes. D’autant que «l’hôpital ne serait plus en état de fonctionner», comme l’a expliqué Kate Stegeman, la porte-parole de MSF en Afghanistan.

Vittorio De Filippis




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Source/Lien : Libération



   
 
   
 
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