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Migrants : l’Europe cherche la coopération de la Turquie
Publié le : 06-10-2015

Les Echos

Gabriel Gresillon / Correspondant à Bruxelles | Le 05/10 à 19:54

Le président turc Erdogan à Bruxelles pour parler de la crise de réfugiés. Un partenariat concret avec Ankara semble encore hors de portée.

Rarement Recep Tayyip Erdogan se sera senti autant désiré par les Européens. En visite à Bruxelles, lundi, le président turc a d’abord effectué un déplacement au siège de l’Otan, alors que son pays venait de protester contre l’incursion d’un avion de chasse russe dans son espace aérien. Mais il a surtout rencontré en tête à tête Jean-Claude Juncker, le président de la Commission européenne, avant de s’entretenir également avec Martin Schulz et Donald Tusk, respectivement présidents du Parlement européen et du Conseil européen. A la Commission, on n’a qu’un mot : établir avec son pays un contrat de « confiance mutuelle ». L’heure n’est pas aux évocations de la dérive de la Turquie en matière d’Etat de droit ou de ses manœuvres militaires à l’encontre de la communauté kurde.

De fait, la crise des réfugiés impose le retour de la realpolitik. Impossible de limiter le flot de migrants sans établir une forme de partenariat avec la Turquie, où stationnent actuellement plus de 2 millions de réfugiés syriens.

Partenariat encore très flou

Mais les contours de cet éventuel partenariat sont encore très flous. Dimanche, le « Frankfurter Allgemeine Zeitung » avançait des objectifs ambitieux. Selon le journal allemand, il serait question d’établir des patrouilles conjointes entre la Turquie et la Grèce pour mieux contrôler la frontière et de mobiliser des fonds européens afin de construire, en Turquie, six camps de réfugiés. Le chiffre de 500.000 personnes que l’Europe envisagerait en contrepartie d’accueillir sur son sol était également évoqué.

A Bruxelles, lundi, on préférait balayer ces spéculations. Et pour cause : alors que des élections législatives doivent se tenir, en Turquie, le 1er novembre prochain, le chef de l’Etat turc cherche avant tout à marquer des points dans le cadre d’une vaste négociation avec l’Europe. Points qu’il a semblé commencer à engranger : Jean-Claude Juncker s’est dit « fortement en faveur » de l’accélération de la délivrance de visas européens pour les ressortissants turcs – ce qui risque de faire grincer quelques dents dans les chancelleries – et « pleinement engagé » dans le processus d’adhésion de la Turquie à l’Union européenne. Donald Tusk, lui, a abordé la question de la constitution d’une zone de sécurité sur le territoire syrien, une demande récurrente de la Turquie qui souhaite permettre à des Syriens de rester dans leur pays grâce au soutien militaire des Européens. Mais Moscou a fait savoir lundi qu’elle était opposée à la création d’une « zone tampon » pour ne pas violer la souveraineté de la Syrie.

Incertitudes

Bruxelles semblait craindre également, lundi, que le leader turc ne demande une aide financière accrue. Les Vingt-Huit dirigeants européens ont promis à Ankara 1 milliard d’euros lors de leur sommet du 23 septembre, mais le leader turc chiffre les dépenses engagées pour l’accueil des réfugiés à 6,7 milliards d’euros et estime qu’il n’a reçu jusqu’ici que 371 millions d'euros.

Dans ce contexte, un officiel européen s’avouait relativement sceptique, lundi, sur les possibilités d’avancer vite : « il serait étonnant qu’Erdogan s’engage très concrètement avant l’élection législative », lâchait-il avant d’expliquer qu’il faut « d’abord comprendre ce que lui-même attend de nous ». Et d’assurer que compte tenu de toutes ces incertitudes, la visite du responsable turc serait considérée comme un succès si elle débouchait sur le simple « lancement d’un processus », définissant les grandes lignes d’une coopération future.

Gabriel Grésillon
@GGresillon


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Source/Lien : Les Echos



   
 
   
 
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