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Les avions russes dans le ciel turc suscitent un torrent de critiques
Publié le : 06-10-2015

Le Temps

Publié mardi 6 octobre 2015 à 05:20, modifié mardi 6 octobre 2015 à 05:42.

L'OTAN a vivement condamné lundi soir le "comportement irresponsable" des Russes, tandis que l'ambassadeur russe en Turquie a été de nouveau convoqué pour s'expliquer sur la violation de l'espace aérien turc

Des avions russes dans le ciel turc. La Turquie et l'Otan ont haussé le ton lundi contre la Russie, mettant en garde contre la violation de l'espace aérien turc par les avions russes opérant en Syrie et la sommant de cesser les raids visant selon elles les civils.

La Turquie a annoncé que des F-16 turcs avaient intercepté samedi un chasseur russe, le forçant à faire demi-tour, et que deux chasseurs turcs avaient été "harcelés" dimanche pendant une mission de patrouille par un MiG-29 non identifié.

La défense russe: les conditions météo. Le ministère russe de la Défense a expliqué que le chasseur russe était entré dans l'espace aérien turc en raison de "mauvaises conditions météorologiques" et nié tout lien avec le "harcèlement" des avions turcs, affirmant que des MiG-29 n'étaient pas exploités par la base aérienne russe en Syrie. « Cet incident est le résultat de mauvaises conditions météorologiques dans cette zone. Il ne faut pas y voir un complot quelconque. »

L'OTAN furibarde. Réunis en urgence à Bruxelles, les 28 pays de l'Alliance atlantique, dont la Turquie, ont jugé les incursions aériennes russes "extrêmement dangereuses", dénonçant "un comportement irresponsable", dans une déclaration commune.

La présence dans le ciel syrien d'avions militaires de différents pays "crée une situation pleine de dangers et très délicate", a estimé l'ONU.

Le premier ministre turc Ahmet Davutoglu a prévenu que son pays agirait conformément à ses règles d'engagement si son espace aérien était violé.

Ankara et Moscou ont des points de vue diamétralement opposés sur la guerre en Syrie, pays voisin de la Turquie ravagé par la guerre. Ankara veut le départ du président Bachar al-Assad, tandis que Moscou appuie le régime Assad et exècre les rebelles, surtout l'EI et les jihadistes du Front Al-Nosra, branche syrienne d'Al-Qaïda.

Menaces américaines. A Washington, le département d'Etat a jugé "irréfléchie, dangereuse et provocatrice" l'une des incursions russes : "Cela peut provoquer des accidents et risquer la sécurité des pilotes en Turquie et ailleurs."

Le secrétaire d'Etat américain John Kerry, en déplacement au Chili, a estimé que les avions de combat russes auraient pu être abattus en représailles. "Nous avons entamé des conversations avec la Russie pour être certains qu'il n'y a pas de possibilité de conflit accidentel", a-t-il dit.

Le Pentagone et la Russie ont échangé début octobre sur les moyens d'éviter des incidents dans les airs au-dessus de la Syrie, les raids russes venant s'ajouter à ceux d'une coalition internationale emmenée par les Etats-Unis qui bombarde depuis plus d'un an l'EI.

Toujours cette incertitude sur les cibles russes. Déclenchée le 30 septembre, l'intervention russe se poursuit sans relâche.

L'armée russe a indiqué lundi soir avoir bombardé durant la journée dix cibles de l'EI dans les provinces d'Alep, de Homs, d'Idleb mais surtout deux positions dans la province de Damas.

Outre son soutien indéfectible au régime syrien, les détracteurs de l'intervention russe en Syrie reprochent à Moscou le fait que ses frappes ne se concentrent pas sur l'EI et visent aussi des groupes rebelles dits modérés soutenus par les Etats-Unis. Selon une ONG, les frappes ont aussi fait de nombreuses victimes civiles.

"Les Alliés appellent la Fédération de Russie à immédiatement cesser ses attaques contre l'opposition syrienne et les civils", selon la déclaration de l'Otan. Ils ont exprimé leur "grave préoccupation" face aux frappes en particulier à Hama, Homs et Idleb, "qui ont fait des victimes civiles et ne visaient pas" l'EI.




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Source/Lien : Le Temps



   
 
   
 
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