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Article du journal franco-turc Zaman - 13/10/2015 - 1
Publié le : 13-10-2015

Le Collectif VAN relaye ici les articles du journal franco-turc Zaman (équivalent du Today's Zaman en langue anglaise, diffusé en Turquie). Attention : ces articles ne sont pas commentés de notre part. Il s'agit pour l'essentiel de traductions des versions turque et anglaise du Zaman, journal anciennement proche du parti au pouvoir (AKP) mais dont le propriétaire, le prédicateur musulman Fetullah Gülen, est désormais en guerre ouverte avec Erdogan.


Zaman France

Attentats d'Ankara : une cour délivre une ordonnance de confidentialité sur l'enquête contre Daesh

Mardi, Octobre 13, 2015 - 12:52

Redaction
Paris

Alors que le gouvernement turc est vivement critiqué pour n'avoir pas réussi à déjouer le double attentat suicide dans la capitale qui a coûté la vie à près de 100 personnes, une cour turque a imposé une ordonnance de confidentialité sur l'enquête concernant l'organisation terroriste Daesh, principal suspect.

La 2ème Cour pénale de la paix d'Ankara a rendu la décision de la confidentialité de l'enquête sur l'explosion à la demande du Bureau chargé des crimes contre l'ordre constitutionnel et lié au Bureau du procureur général d'Ankara, lundi. Selon la décision, les avocats ne seront pas en mesure d'accéder aux détails de l'enquête à quelques exceptions près. Le tribunal a rappelé que des ordonnances similaires avaient été émises à la suite des attentats de Suruç et Diyarbakir.

Un total de 97 victimes a été officiellement annoncé, dimanche soir, avec 500 blessés dont des dizaines se trouvent dans un état critique.

Daesh utilise couramment des attentats-suicides pour attaquer les ennemis en Syrie et en Irak, tandis que le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), autre suspect habituel, a jusqu'ici rarement recours à ce type d'attaques. Les soupçons s'orientent donc sur Daesh en raison du mode opératoire qui lui est caractéristique.

Le vice-Premier ministre Numan Kurtulmus a récemment révélé que les deux kamikazes du rassemblement pour la paix d'Ankara se sont fait exploser au moyen de 5 kilogrammes de TNT.

Des services étrangers derrière les attentats d'Ankara ?

Kurtulmus a déclaré aux journalistes lors d'une conférence de presse qui s'est tenue à l'issue d'une réunion gouvernementale lundi que les autorités ont arrêté «un grand nombre» de suspects après les attentats qui ont tué 97 personnes, sans plus de détails. Selon lui, les commanditaires de l'attentat avaient probablement infiltré la Turquie à partir d'un pays voisin dans le but de semer la discorde et créer des «fissures profondes» au sein de la Turquie.

Les analystes estiment que Daesh peut très bien avoir été utilisé par certaines puissances étrangères comme un outil dans l'attaque. Les agissements de Daesh ne sont jamais seulement ses propres agissements, a confié Sedat Laçiner, un analyste de la sécurité, à Zaman.

D'après le quotidien Hürriyet, le type d'appareil et les explosifs utilisés dans l'attaque sont les mêmes que ceux utilisés dans l'attaque de la ville frontalière de Suruç en juillet dernier.

La faillite des services de police

D'autres émettent l'hypothèse d'une action commanditée depuis l'étranger. C'est l'avis de Ercan Taştekin, le directeur du Centre de recherche basé à Ankara pour les stratégies de sécurité (GÜSAM) qu'il a exprimé à Zaman. «La possibilité que l'attaque ait été menée par Daesh est forte, mais ce sont des services de renseignement étrangers qui sont derrière l'attaque», dit-il, notant qu'aussi bien le PKK que Daesh sont utilisés comme un outil par des puissances étrangères.

Un rapport publié dans le quotidien Cumhuriyet lundi a révélé l'échec du renseignement en ce qui concerne la prévention de l'attaque. Selon le rapport, il y avait au moins 20 policiers en civil dans la zone où les attentats suicides ont eu lieu, à deux pas de la gare d'Ankara. «Mais la plupart des policiers ont choisi de regarder le rassemblement de la foule dans la zone située à l'extérieur plutôt que d'être dans la foule», cite le rapport.

Le quotidien cite également le témoignage d'un policier anonyme servant dans l'unité de renseignement de la police. «L'attaque est arrivée à 25 mètres de moi. Je suis descendu sans une égratignure. Je ne l'ai pas remarqué [le kamikaze] à cause de la foule», a-t-il reconnu.




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Source/Lien : Zaman France



   
 
   
 
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