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Devoir de MĂ©moire
Publié le :

Guerres, génocides, survivants, témoins, nécessité de garder des traces, de se souvenir, de transmettre pour tirer les leçons du passé. Le devoir de mémoire se décline au présent et se conjugue au futur.

Depuis 1994, la municipalité de Fontenay-aux-Roses effectue des choix essentiels et symboliques en faveur du devoir de mémoire. Ainsi, des commémorations sont organisées afin de se souvenir de ces guerres, de dénoncer les horreurs engendrées par l’Homme, les errements du colonialisme et de renforcer la fraternité entre les peuples.

Cette voie permet également de lutter contre l’oubli, la pauvreté et l’ignorance, sur lesquels s’appuient toujours l’intolérance et le fanatisme. Ces journées du souvenir sont enfin autant de cris pour la paix et pour que les jeunes générations ne connaissent plus la barbarie.

Dans le même esprit, la Ville apporte un soin tout particulier à l’entretien et la création de lieux de mémoire. Une plaque commémorative a été inaugurée en 2005 en souvenir des victimes de la déportation. Les noms des Fontenaisiens tombés durant la guerre d’Algérie sont désormais inscrits sur notre Monument aux morts et une stèle a été créée avec la FNACA* dans le square du 19 mars 1962 dédié à la mémoire de cette guerre.

Enfin, la Ville n’oublie pas non plus tous ceux qui, par leurs engagements, ont grossi les rangs de la résistance. André Neyts, André Salel, Boris Vildé, Jean-Noël Pelnard, Maurice Philippot, Raymond Croland, René Isidore, René Vauthier, Robert Marchand, Auguste Lemaire, Gaston Sansoulet, Georges Bailly, Pierre Letourneau et sa femme, Jean Lavaud sont autant de Fontenaisiens qui ont donné leur vie pour défendre leur patrie et les valeurs universelles de l’humanité et dont les noms honorent les rues de notre ville.

Un important travail a été réalisé, en partenariat avec le Comité d’entente, afin de rendre un hommage, au travers des plaques de rue, à ces héros qui ont honoré notre pays en s’opposant à l’occupant et à la barbarie nazie.

La force de toute commémoration est aussi de nous amener à regarder le monde dans lequel nous vivons. Or, à l’évidence, hier comme aujourd’hui, la paix, la démocratie, l’Etat de droit, sont des situations fragiles au destin souvent incertain. A la lumière de notre passé nous devons veiller sur notre présent pour préserver l’avenir de l’humanité de ce qui n’aurait jamais dû être !

* FNACA : Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc et Tunisie.


Exposition « Contre l’oubli »

Une exposition itinérante sur les camps de concentration et d’extermination est proposée afin de rappeler le poids du drame des camps de la mort.

Six millions de juifs, des centaines de milliers de tziganes, d'opposants politiques, de résistants, d'homosexuels ne sont jamais revenus des camps. Ces hommes, ces femmes, ces enfants, sont morts victimes d’un système implacable. Broyés dans leur âme et dans leur chair. Humiliés, offensés, au-delà de ce qui est concevable pour l'esprit.

Plus jamais ça, tel fut le cri, à la fin de la seconde guerre mondiale, du monde épouvanté découvrant une telle horreur ! Plus jamais ça, c'est aussi le message porté par la municipalité, aux côtés de la Maison de la Communauté, qui commémore et se souvient de la Shoah, lors de la Journée nationale du souvenir des déportés, fin avril, ou encore de la commémoration en souvenir de la Rafle du Vélodrome d'Hiver, qui a conduit tant de Parisiens de confession juive à une mort certaine.

Cette exposition est proposée par Gérard Avran, Président de l’association FNDIRP, qui a connu toute l'horreur des camps de concentration. Arrêté le 10 novembre 1943, il a vécu presque deux ans dans des baraques en bois numérotées, entouré de clôtures électrifiées, de miradors et de projecteurs et au pied d'une cheminée dont l'énorme fumée dégageait une odeur insupportable.

Malgré la douleur inhérente au souvenir, Gérard Avran, ancien Conseiller municipal, de 1995 à 2001, a toujours eu à cœur de témoigner de ce qu'il a vécu. Le travail de récit auquel il se livre afin de transmettre son histoire, est primordial, essentiel contre l'oubli, et contre toute tentation des hommes à reproduire ce qui n'aurait jamais du exister.

Pourtant, à l’effort du survivant, il est nécessaire de faire correspondre un autre effort assurément moindre mais essentiel : celui-la revient à chacun d’entre nous, être le relais d’une mémoire qui ne doit pas mourir.

Cette exposition, « Contre l’oubli », qui s’adresse aux classes de 3e et de lycée, tournera donc au Collège des Ormeaux et dans les établissements scolaires du secondaire avoisinants, du mardi 21 février au samedi 11 mars, afin d’apporter aux jeunes générations le témoignage direct d’une victime de la barbarie nazie pour ne jamais oublier.

Retour sur Hiroshima

Caroline Fache, lauréate du concours d’écriture organisé par la Ville et le Comité de paix en 2005, qui a effectué un voyage au Japon à l’occasion du 60ème anniversaire des bombardements de Hiroshima et Nagasaki, présente une exposition de photographies retraçant les moments forts de son périple au pays du Soleil levant. L’exposition se tiendra du 6 au 17 février dans le hall de l’Escale. La jeune étudiante y rencontrera le public le 16 février de 16 h à 18 h.

A partir du 21 février, ce sera au tour du public de la Médiathèque de découvrir cette série composée d’une quarantaine de clichés. Caroline parlera de son expérience et répondra aux questions le 1er mars de 14 h à 18 h. L’exposition s’articule autour de trois thèmes : la catastrophe qu’ont connue les deux villes nippones en 1945, l’importance de se souvenir (lieux, monuments, célébrations, actions des pacifistes du monde entier pour lutter contre l’oubli et les armes nucléaires) et la culture japonaise.

Entretien avec Gilles Mergy

Selon vous, que signifie le devoir de mémoire ?
Le devoir de mémoire englobe la commémoration des événements qui ont marqué notre histoire collective, qu’elle soit glorieuse ou non. Je pense par exemple aussi bien à la victoire de la bataille de la Marne qu’à la rafle du Vélodrome d’hiver. Il ne faut pas chercher à opposer devoir de mémoire et devoir d’histoire qui sont de mon point de vue complémentaires. Il s’agit en outre de sensibiliser les jeunes, de les éclairer sur ce qui s’est passé, dans le but d’éviter de vivre à nouveau des événements tragiques.

A Fontenay comment faites-vous pour vivre ce devoir de mémoire ?
Notre commune compte une dizaine d’associations d’anciens combattants, de résistants, de déportés, de médaillés militaires. Dans un premier temps, mon rôle consiste à resserrer les liens entre-elles. La plupart de ces associations se sont réunies au sein d’un Comité d’entente qui établit un programme annuel de manifestations, comportant notamment un banquet de la mémoire le 11 novembre ou l’inauguration de plaques de rues.

Même s’il existe parfois des divergences entre associations, au final, elles mènent le même combat contre l’oubli. Nous avons aussi érigé une stèle commémorant la guerre d’Algérie, et apposé une plaque en hommage aux déportés dans les camps de concentration et d’extermination nazis.

Par ailleurs, nous organisons les cérémonies patriotiques, avec le souci tout d’abord de respecter leur dimension protocolaire. Mais, ces cérémonies offrent aussi l’occasion de faire œuvre de pédagogie auprès des jeunes, en leur donnant la parole, en invitant la chorale de l’Ecole Municipale de Musique pour chanter la Marseillaise, ou encore des représentants des pays alliés.

Lors de la commémoration du 60e anniversaire du débarquement allié en Normandie, nous avions également invité l’ambassadeur d’Allemagne pour rappeler qu’il s’agissait d’un combat contre le régime nazi, et non contre le peuple allemand.

Quels sont les prochains projets sur Fontenay ?
Nous aimerions travailler davantage avec l’Education nationale pour permettre aux classes de participer aux cérémonies et favoriser l’intervention des membres du comité d’entente dans le cadre scolaire. Le but est de parvenir à passer le relais aux jeunes, car dans quelques années, certaines associations perdront leurs derniers témoins directs, seuls les jeunes peuvent perpétuer cette mémoire.

Par ailleurs, Pascal Buchet a soutenu au Conseil général, la création dans le parc de Sceaux, d’un mémorial en souvenir des juifs des Hauts-de-Seine, morts en déportation dans les camps nazis.

Pour finir, parlez-nous de cette grande manifestation qui aura lieu à la Médiathèque à partir du 21 février.

Au-delà des actions régulières du Comité d’entente, nous avons voulu organiser un événement phare sur le devoir de mémoire, en nous appuyant sur les ressources de la Médiathèque. L’objectif est de toucher un large public et de faire comprendre que le devoir de mémoire relève de la responsabilité collective.

Le programme embrasse toutes les formes d’expression, de l’exposition photographique au cinéma, en passant par des rencontres et des conférences. Et surtout, il traite des événements plus lointains d’un point de vue géographique, comme les génocides en Arménie et au Cambodge.

Gilles Mergy
Conseiller municipal délégué chargé du devoir de mémoire, de la démocratie locale et de l’animation dans la ville.


"Devoir de mémoire : Pourquoi et comment transmettre ?"
Programme du 21 février au 11 mars

« Le Devoir de mémoire débute par la citoyenneté »
Du 21 février au 11 mars
Exposition organisée par l’UNC présidée par M. Ribatto.
Médiathèque.

« 1914-1918 : la Grande Guerre »
Du 21 février au 10 mars
Exposition organisée par l’UNC
Entrée libre aux heures ouvrables du hall administratif de la mairie.

« La Guerre d’Algérie 1er novembre 1954-19 mars 1962 »
Exposition présentée par la Fédération Nationale des Anciens Combattants en Algérie, Maroc et Tunisie.
Médiathèque.

« Hiroshima, se souvenir pour transformer l’avenir »
Exposition de photographies de Caroline Fache.
Médiathèque.

"S21 la machine de mort Khmère Rouge"
De Rithy Panh
Mardi 21 février à 20 h
Film et débat

« La Commission internationale contre le régime concentrationnaire (1949-1960) »
Animée par Thomas Wieder
Vendredi 24 février à 15 h
Conférence organisée par le Collège universitaire Jean Fournier.

« Mémorial »
De CĂ©cile Wajsbrot
lu par Etienne Guichard, comédien.
Samedi 25 février à 16 h
Rencontre littéraire.

« Le génocide arménien »
De Laurence Jourdan
Mardi 28 février à 20 h
Film et débat.

« Hiroshima, se souvenir pour transformer l’avenir »
Mercredi 1er mars de 14 h Ă  18 h
Rencontre avec le public.

« La Pluie »
De Daniel Keene
par Le Théâtre du Sorbier
Jeudi 2 mars Ă  20 h
Représentation théâtrale.

« Le devoir de mémoire s’oppose-t-il au devoir d’histoire »
Animée par Nicolas Rousselier.
Vendredi 3 mars Ă  15 h
Conférence organisée par le Collège Universitaire Fontenaisien.

« Les Médaillés militaires »
Animée par Anatole Pieau. Samedi 4 mars à 16 h
Conférence




   
 
   
 
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